Version anglaise (Joseph Conrad)

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5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir, voici une version dont certains passages me posent problèmes notamment dans le choix des mots et la construction des phrases. Il s’agit d’un extrait d’un roman de voyage de Joseph Conrad qui utilise bon nombre de vocabulaire marin ! Je doute fort sur la qualité de ma version, pouvez-vous m’aiguiller et me proposez d’éventuelles corrections ? je me suis permis de mettre en italique les passages dont j’ai eu le plus de problèmes !Voici ma version:I was lying in a flood of light, and the sky had never looked so far, so high, before. I opened my eyes and lay without moving.J’étais allongé dans un flot de lumière, et le ciel n’avait jamais semblé si loin, si haut, qu’auparavant. J’ai ouvert mes yeux et je me suis couché sans bouger.« And then I saw the men of the East – they were looking at me. The whole lengh of the jetty was full of people. I saw brown, bronze, yellow faces, the black eyes, the glitter, the colour of an Eastern crowd. And all these beings stared without a murmure, without a sigh, without a movement. They stared down at the boats, at the sleeping men who at night had come to them from the sea. Nothing moved. The fronds of palms stood still against the sky. Not a branch stirred along the shore, and the brown roofs of hidden houses peeped through the green foliage, through the big leaves that hung shining and still like leaves forged of heavy metal.« Et puis j’ai vu les hommes de l’Orient – ils étaient en train de me regarder. Toute la longueur de la jetée était pleine de monde. J’ai vu des visages bruns, bronzés, jaunes, les yeux noirs, les paillettes, la couleur d’une foule orientale. Et tous ces êtres braquaient leur regard sans un murmure, sans un soupir, sans un mouvement. Ils regardaient en bas les bateaux, les hommes endormis qui, la nuit, étaient venus vers eux de la mer. Rien ne bougeait. Les frondes de palmier se tenaient immobiles contre le ciel. Pas une branche ne remuait le long du rivage, et les toits bruns des maisons cachées apparaissaient à travers le feuillage vert, à travers les grandes feuilles qui pendaient brillantes et toujours comme des feuilles forgées de métal lourd.This was the East of the ancient navigators, so old, so mysterious, resplendent, and somber, living and unchanged, full of danger and promise. And these were the men. I sat up suddenly. A wave of movement passed through the crowd from end to end, passed along the heads, swayed the bodies, ran along the jetty like a ripple on the water, like a breath of wind on a field – and all was still again. I see it now – the wide sweep of the bay, the glittering sands, the wealth of green infinite and varied, the sea blue like the sea of a dream, the crowd of attentive faces, the blaze of vivid color – the water reflecting it all, the curve of the shore, the jetty, the high-sterned outlandish craft floating still, and the boat with the tired men from the West sleeping, unconscious of the land and the people and of the violence of sunshine. C’était l’Orient des anciens navigateurs, si vieux, si mystérieux, resplendissant, et sombre, vivant et inchangé, plein de dangers et de promesses. Et ceux-là étaient les hommes. Je me suis assis soudainement. Une vague de mouvement traversa la foule de bout en bout, passa le long des têtes, balança les corps, courut le long de la jetée comme une ondulation sur l’eau, comme un souffle de vent sur un champ – et l’ensemble était encore là. Je le vois maintenant – le large balayage de la baie, les sables scintillants, la richesse du vert infini et varié, la mer bleue comme la mer tout droit sortie d’un rêve, la foule des visages attentifs, le flamboiement de couleurs éclatantes – l’eau reflétant l’ensemble, la courbe du rivage, la jetée, l’engin bizarre à haute poupe flottant encore, et le bateau avec les hommes fatigués de l’Occident endormis, inconscients de la terre et du peuple et de la violence du soleil. They slept thrown across the thwarts, curled on bottom boards, in the careless attitudes of death. The head of the old skipper, leaning back in the stern of the long-boat, had fallen on his breast, and he looked as though he would never wake. Farther out old Mahon’s face was upturned to the sky, with the long white beard spread out on his breast, as though he had been shot where he sat at the tiller ; and a man, all in a heap in the bows of the boat, slept with both arms embracing the stem-head and with his cheek laid on the gunwale. The East looked at them without a sound.Ils dormaient sur les bancs des barques, recroquevillés sur les planches du bas, dans les attitudes insouciantes de la mort. La tête du vieux capitaine, penchée en arrière sur la poupe de la chaloupe, était tombée sur sa poitrine, et il semblait ne plus vouloir jamais se réveiller. Plus loin, le visage du vieux Mahon était tourné vers le ciel, avec la longe barbe blanche étendue sur sa poitrine, comme s’il avait été abattu là où il était assis à la barre ; et un homme, tout en tas dans la proue du bateau, dormait les deux bras embrassant la tête de la tige et la joue posée sur le plat-bord. L’Est les regarda sans un bruit.« I have known its fascination since ; I have seen the mysterious shores, the still water, the lands of brown nations, where a stealthy Nemesis lies in wait, pursues, overtakes so many of the conquering race, who are proud of their wisdom, of their knowledge, or their strength. But for me all the East is contained in that vision of my youth. It is all in that moment when I opened my young eyes on it. I came upon it from a tussle with the sea – and I was young – and I saw it looking at me. And this is all that is left of it ! Only a moment ; a moment of strength, of romance, of glamour – of youth !… A flick of sunshine upon a strange shore, the time to remember, the time for a sigh, and – goodbye ! - night – goodbye… ! »« J’ai connu sa fascination depuis ; j’ai vu les rivages mystérieux, les eaux calmes, les terres des nations brunes (indiennes?), où un Némésis furtif attend, poursuit, dépasse tant de la race conquérante, qui sont fiers de leur sagesse, de leur savoir, ou de leur force. Mais pour moi tout l’Orient est contenu dans cette vision de la jeunesse. C’est entièrement à ce moment là que j’ai ouvert mes jeunes yeux sur cela. Je suis tombé dessus après une lutte avec la mer – et j’étais jeune – et je l’ai vu me regarder. Et c’est tout ce qu’il en reste ! Un instant seulement ; un moment de force, de romance, de glamour – de jeunesse !… Un coup de soleil sur un rivage étrange, le temps de se souvenir, le temps d’un soupir, et – au revoir ! - la nuit – au revoir ! »Merci d’avance ! Bonne soirée !

Bonjour,and the sky had never looked so far, so high, before."et le ciel n’avait jamais semblé si loin, si haut, qu’auparavant." = contresens, relisez-vous bien.and lay without moving.et je me suis couché sans bouger. = vous venez de dire qu’il était allongé, donc il n’a pas pu soudainement se coucher. To lie est un verbe actif de sens passif.les hommes endormis qui, la nuit, étaient venus vers eux de la mer.(je viens de comprendre comment citer…) venus vers eux est maladroit. À la limite, venus à eux.Les frondes de palmier se tenaient immobiles contre le ciel.Plutôt frondaison. Contre le ciel me semble être un calque de l’anglais, mais je suis pris d’un doute…Brown c’est avant tout marron. On comprend bien pourquoi vous préférez brun pour parler de visages, mais pour le toit d’une maison ce n’est plus justifié.grandes feuilles qui pendaient brillantes et toujours comme des feuilles forgées de métal lourd.À votre niveau, vous ne pouvez plus vous permettre d’écrire une phrase que vous savez pertinemment bancale.Ici, still est un adjectif. Il va avec shining, que vous pouvez tout simplement juxtaposer en les encadrant de virgules.Je me suis assis soudainement.Plutôt : je me redressai (sur mon séant), vu qu’il est allongé. En français il me semble qu’on utilise s’asseoir quand on part de la position debout.Même erreur, ici still est un adjectif.le large balayage de la baieÇa ne veut rien dire. Votre dictionnaire doit sûrement vous donner d’autres sens que "balayage" pour sweep. Voyez lequel conviendrait ici.la foule des visages attentifsIl serait plus naturel de garder la forme indéfinie : foule de visages attentifs.Idem, visiblement il adore ce mot. Au moins vous ne l’oublierez jamais !enginEst-ce qu’en français le terme "engin" désigne spécifiquement une embarcation ? Parce que c’est le cas de craft en anglais…Et je dois m’arrêter là pour ce soir. Dans l’ensemble je trouve que vous vous débrouillez très bien, mais il faudrait à mon sens utiliser le passé simple plutôt que le passé composé, qui jure un peu dans un texte aussi lyrique. Je ne sais pas en quelle année de fac vous êtes, mais je trouve que c’est un exercice de très haut niveau.

Les frondes de palmier se tenaient immobiles contre le ciel.Assurément, même s’il n’est pas si habituel que ça de parler des frondaisons des palmiers.Fronde, dans ce sens, est vieilli en français. https://www.cnrtl.fr/definition/frondePour ma part, je risquerais :Les frondaisons de palmes se découpaient immobiles sur le ciel.

Un grand merci pour vos réponses, je prends note !

Quelques remarques sur la suite de la version…

• he looked as though he would never wake.

-Pas de notion de volonté (on aurait dit qu’il ne se réveillerait jamais)

•avec la longe barbe blanche étendue sur sa poitrine,

-la et étendue sont maladroits.

•a man, all in a heap in the bows of the boat, slept with both arms embracing the stem-head and with his cheek laid on the gunwale.

Difficile à cause des termes techniques. Mais « un homme tout en tas dans la poupe »… n’est pas très heureux => un homme, affalé à l’avant du bateau, dormait, ses deux bras embrassant l’étrave et la joue collée contre le plat-bord.

-Il s’agit d’une description => plutôt l’imparfait ( L’Orient les contemplait en silence.)

• I have seen the mysterious shores, the still water, the lands of brown nations, where a stealthy Nemesis lies in wait, pursues, overtakes so many of the conquering race, who are proud of their wisdom, of their knowledge, or their strength.

-les terres de nations brunes, oui.

-une Némésis

•dépasse tant de la race conquérante, qui sont fiers de leur sagesse, de leur savoir, ou de leur force

- mal dit => tant d’hommes de la race conquérante, fiers de leur sagesse, de leur savoir, ou de leur puissance.

-cette vision de la jeunesse. (My)

•It is all in that moment when I opened my young eyes on it

-C’est entièrement à ce moment là que j’ai ouvert mes jeunes yeux sur cela => Contresens. « it » représente l’orient. (=> Il est tout entier (Il tient) dans ce moment où…)

PS. On peut, me semble-t-il, parler de toits bruns, et de frondaisons de palmiers. Le passage est poétique

Bon courage !