Heine, Die Lorelei - Essai de traduction

Littérature

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Je ne veux jamais l’oublier… 😉Mais comment être sûr que "rade" désigne bien ici un navire par métonymie ? À cause de "blanche" évoquant la voile ? Pourquoi pas tout simplement les connotations d’abri, de refuge, de ressourcement, de lieu sûr ?

Ben c’est aussi un peu la colombe, en fait, qui n’est peut-être pas installée sur les toits tranquilles de Valéry, mais qui fait plus penser au voyage et aux voiles qu’à du refuge et une petite tranquillité et, dans le contexte, on n’a pas l’impression que Kostro vise le repos, la retraite et la paix des foyers.

La tonalité générale du poème ne semble pas l’idée de la pépéritude, si je peux me permettre, ça ne m’apparaît pas comme une apologie de la retraite et de ses bateaux, très jolis sans doute, mais toujours à quai.

La colombe est revenue vers Noé pour lui annoncer que la terre était proche, après tout… Sans sombrer dans la pépéritude et la retraite pantouflarde, l’on peut aspirer à faire escale de temps en temps, à se ressourcer dans un lieu exotique et idyllique. Mon beau navire ô ma mémoireAvons-nous assez navigué…

De la belle aube au triste soir. Et j’en sais quelque chose. La belle aube, j’ai pu un peu oublier, mais le triste soir, croyez bien que je sais de quoi il s’agit.

Mais vous fuyez la question, qui est de savoir si vous allez nous aider un peu avec Hölderlin. D’après ce que je lis de vous, vous pouvez tout à fait donner un bon coup de main, qu’est-ce qui vous arrête ?

Si ça m’inspire à l’occasion, pourquoi pas ? On verra bien.😊

Sinon, je vous avais proposé de vous joindre à nous à cause de votre connaissance du français. Le fait de ne pas connaître l’allemand n’est pas une objection. D’ailleurs, j’ai indiqué que la difficulté, c’est d’abord de traduire Hölderlin en allemand. Une fois que nous aurons traduit un morceau en français, vous verrez que vous ne comprendrez pas plus, cela restera aussi difficile.

Faut-il vous rappeler les problèmes de l’heure ? La crise sanitaire qui a jeté et va continuer de jeter des millions de gens dans le chômage, des familles brisées, des petits nenfants qui auront faim, vous y pensez, un petit peu ? Si maintenant, il faut connaître l’allemand pour le traduire, vous ne voyez pas que vous mettez à la rue les trois quarts d’une profession ? Avec des exigences de ce genre, il faudrait peut-être que je dise au couvreur qui a bien salopé mon toit tout en me soulageant de 5000 balles, qu’avant d’être couvreur, il faudrait apprendre le métier ? Qu’au pied du mur, je n’ai pas reconnu le maçon ? Je ne le ferai pas, un peu d’humanisme, siouplè.

Je crois deviner ce que vous allez me dire : ouais, mais il y a des gens qui connaissent l’anglais et qui peuvent le traduire. C’est vrai, mais c’est parce que l’anglais sert à quelque chose, pas l’allemand. L’anglais, c’est la langue des affaires, de l’économie, du busyness, du commerce. Que signifient ces termes ? Cela signifie le vol dans sa version vicieuse. Dans sa version honnête, le vol consiste à vous mettre un couteau sous la gorge en vous demandant votre pognon. On vous vole, c’est clair. La forme bien viceloque, c’est de vous voler avec votre consentement, en sorte que vous n’êtes plus une victime, mais un complice. Et vous ne pouvez pas vous plaindre au commissariat, pas plus qu’un gangster ne pourra aller râler parce qu’il y a beaucoup de faux billets dans l’argent qu’il a tapé à la banque.

Mais pour vous faire bien arnaquer, il faut que vous compreniez. Le fllngue sur la tempe, ça ne vous demande pas d’effort intellectuel pour comprendre. En revanche, pour vous vendre quelque chose, il faut bien vous baratiner (par exemple vous faire croire que vous en avez besoin) et pour cela, il faut qu’on comprenne. Ca ne signifie qu’il faut une vérité - au contraire, ce sont des bobards de A jusqu’à Z, ou c’est peut-être un petit peu vrai entre C et D, mais pas plus, non, il faut juste que cela ait un sens. La nouvelle Opel machin va enchanter vos vacances, c’est complètement faux, mais ça veut dire quelque chose. On est donc bien sur le plan de la signification (pas de la vérité) et en conséquence sur de la traduction.

Le fait de ne pas connaître l’allemand n’est pas une objection.Je n’ai d’ailleurs jamais pensé à cette objection… De fait, même si je suis à cent lieues de votre niveau ou de celui de Fandixhuit, je connais un petit peu l’allemand. Souvenirs lointains du lycée, où je l’ai étudié en première langue.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_BoutangPour Jocrisse ! Bon, nous sommes fort éloignés de Heine ! On ouvre une page sur Hölderlin, Jocrisse ? Mais là, ce sera une autre paire de manches ! Je t’ai laissé le choix du poème. Mais je peux en choisir un à ta place (pas trop dur). Voir ici => https://www.textlog.de/hoelderlin-gedichte.html