Dilemme cornélien khâgne Ulm / khâgne Lyon

La filière littéraire

9 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous !Je suis en hypokhâgne A/L et dois choisir ma khâgne avant une dizaine de jours.Je ne viens pas ici demander des renseignements sur la khâgne Ulm ou Lyon et les ENS associées : j’ai déjà été bien renseignée par mes professeurs et il en existe déjà des sujets sur ce forum. :-)Je suis en fait partagée entre d’un côté ce qui pourrait me plaire dans l’immédiat, mais de l’autre une question d’orientation.Je suis en spécialité latin « confirmé » depuis le début de l’année. J’ai eu beaucoup de mal au début dans cette matière (travail de version quasi inexistant pendant mes trois années de lycée), mais à présent, je comprends enfin le fonctionnement de la version et ma prof de latin m’a dit que je peux passer en Ulm et que j’y progresserai.Cependant, j’aime faire des versions, mais je suis vraiment réticente à apprendre mon vocabulaire et ma grammaire, je dois même m’y forcer, alors que je préfère la géographie.N’ayant toujours pas de projet professionnel précis pour la suite, je me disais depuis le début de l’année que j’irais en khâgne Ulm : celle-ci est davantage pluridisciplinaire, les coefficients à l’écrit au concours sont égaux et surtout, l’ENS à la clé nous laisse libre de nos choix, on peut y apprendre les disciplines que l’on veut et s’orienter après comme on le souhaite.Cependant, vu ma réticence en latin et le fait que j’aime davantage la géographie où je suis meilleure, au point d’être attristée de devoir l’arrêter si j’allais en Ulm, je me dis que la khâgne Lyon, en terme de préférence et d’aisance, me serais peut-être préférable et j’y continuerais le latin à la place de la LV2 (parce que je veux quand même continuer cette langue).Aussi, je compte faire une spécialité philosophie l’an prochain, mais cependant pas y passer toute ma vie : je n’ai pas encore envie de me spécialiser à fond dans une matière et j’aimerais plus tard pouvoir toucher à un peu tout, notamment dans les sciences humaines et l’étude des rapports et enjeux entre l’homme et l’environnement.Or, l’ENS de Lyon, au contraire de l’ENS d’Ulm, nous fait intégrer dans notre spécialité de khâgne et nous permet rarement d’en changer. De plus, elle prépare quasi exclusivement à l’agrégation qui ne m’intéresse pas, contrairement à Ulm qui nous laisse à peu près tout faire (ce qui m’arrangerait si je n’avais toujours pas de projet défini d’ici un an).Certains de mes professeurs m’ont dit que l’ENS de Lyon serait néanmoins en train d’assouplir de plus en plus ses règles et permettrait davantage de faire aussi de la recherche, et une amie qui est plus avancée dans les études (et qui est passée par une khâgne Lyon) m’assure que rien n’est figé et que je serai toujours libre. Cependant, l’idée d’intégrer (au mieux) une ENS (Lyon, en l’occurrence) et de devoir potentiellement en démissionner parce qu’elle ne me conviendrait pas me freine dans cette voie.Certains de mes profs m’ont aussi dit qu’il faut voir entre autres ce que l’on préfère entre géographie ou latin pour choisir sa khâgne, cela serait alors un simple choix de goût (ce qui compte beaucoup, je le reconnais), mais j’ai l’impression que cet éventuel souci d’orientation par la suite n’est pas pris en compte dans une telle manière de prendre une décision.Je suis donc partagée entre deux choses :- d’un côté une khâgne Lyon où je me sentirais probablement mieux, car moins de latin, et où j’aurais de la géographie, mais dont l’ENS me motiverait moins car je saurais qu’elle m’enfermerait dans une spécialité (alors que je ne le veux pas à ce jour) et une agrégation qui ne m’intéresse pas pour le moment ;- de l’autre une khâgne Ulm qui me rassurerait quant à l’avenir et dont l’ENS me motiverait davantage car j’y serais plus libre, mais khâgne où je devrais plutôt m’obliger à potasser davantage mon vocabulaire et ma grammaire latine, ce qui ne m’enchante pas trop.En dehors des deux ENS à la mentalité très différente, je sais cependant que les deux khâgnes préparent globalement aux mêmes débouchés, grâce aux concours communs de la BEL ou aux équivalences en, licences. Mais étant donné que je n’ai pas de projet précis, je me dis qu’il faudrait que je vise au plus haut pour l’instant (donc l’ENS) et alors, je suis embêtée dans mon choix quant à ce que j’ai dit précédemment.Si j’allais en khâgne Ulm, je me disais sinon que je pourrais continuer la géographie par moi-même, notamment en demandant leur cours à des amis qui seraient en khâgne Lyon. Mais je ne sais pas si j’en aurai le temps à côté et surtout si je ne risquerai pas de vraiment faire mon latin à reculons.J’avais hésité avec la spécialité géographie en Ulm pour mettre fin à ce dilemme que j’ai depuis un moment, mais la spécialité philo m’appelle davantage malgré moi. Choix entre le cœur et la raison, donc. Selon les anciens ou actuels étudiants de prépa littéraire parmi vous, y aurait-il quelque chose qui vous semble meilleur, ou bien en vous basant sur votre expérience ? :-)Merci à vous !

Je te conseille d’aller en khâgne Ulm. De toute façon rien ne t’empêche de passer le concours de l’ENS Lyon, avec sa géographie, et de l’obtenir si tu as un bon niveau. L’inverse est plutôt rare je crois.

De toute façon, pour respecter l’engagement décennal, à Ulm aussi tu devras (très probablement, sauf cas exceptionnels, @Artz par exemple, me semble-t-il) passer une agrégation…

Difficile à dire. Tu es sans doute plus au courant que moi de ce qu’il se fait à Ulm maintenant, @Theriakos96 , mais à mon époque, l’agrégation commençait à devenir moins primordiale (avec des différences selon les disciplines et selon les tuteurs) alors qu’à Lyon, elle était toujours centrale. Par contre, l’agrégation est nécessaire pour faire une carrière universitaire dans les humanités.

Je ne sais pas pour ta prépa mais, dans la mienne, on peut choisir de suivre un cours "géographie Lyon" en plus de notre spécialité, alors que nous sommes en Ulm. Ce qui permet de passer à la fois Lyon et Ulm, et ce qui te permettrait de faire une khâgne Ulm spécialité philosophie tout en continuant la géographie.

> @""#p549102 De toute façon, pour respecter l'engagement décennal, à Ulm aussi tu devras (très probablement, sauf cas exceptionnels, @Artz par exemple, me semble-t-il) passer une agrégation…Il y a une vie en-dehors de l’enseignement :) Aucune obligation à Ulm. Et les pourcentages sont en baisse assez régulière, avec d’importantes variations d’une discipline à l’autre.

Bonjour à nouveau, Je vous remercie déjà tous pour vos réponses. Je pense que raisonnablement, il vaut mieux que j’aille en khâgne Ulm, mais c’est ma motivation en latin qui n’est pas là, donc j’ai peur de me planter… ou de ne pas bien vivre ma khâgne.@Theriakos96 J’avoue ne pas me souvenir que l’on m’ait déjà dit que l’on devrait aussi passer l’agrégation à Ulm. Je ne sais pas. :-/@Limerick C’est chouette, ce cours de géo ! :o Mais non, pas dans mon établissement, malheureusement. Sinon, cela m’aurait arrangée.Enfin voilà, pour une khâgne Ulm, ma motivation en latin est assez problématique. Peut-on faire autre chose que prof avec une agrégation ?

L’agrégation étant un concours de l’enseignement, elle destine en théorie à l’enseignement.

Dans les faits, l’obtention de l’agrégation est, dans certaines disciplines (en lettres et SHS globalement), un énorme avantage sinon une condition pour obtenir un contrat doctoral (financement pour les années de thèse). Elle est aussi une sécurité en fin de thèse au cas où le jeune docteur sorti de l’université ne trouve pas de poste (que ce soit comme contractuel à l’université, ou directement comme MCF) dans le supérieur. C’est le concours le plus adapté pour poursuivre dans la recherche : les titulaires de l’agrégation peuvent reporter le bénéfice de leur concours le temps des études doctorales, peuvent être détachés au sein des universités et garder le bénéfice de leur concours lorsqu’ils poursuivent dans le supérieur sur des postes de contractuels (ATER notamment) … et si toutefois ce parcours ne les mène pas à un poste d’enseignant-chercheur, ils ont alors une forme de sécurité : ils peuvent rejoindre le secondaire/les STS/les CPGE en qualité d’agrégé.

Sur le choix khâgne Ulm/Lyon : rien ne t’empêche de préparer l’épreuve de géographie avec les cours de khâgneux LSH, ainsi qu’avec des manuels en lien avec les programmes de l’année. Bien qu’obligatoire, le latin n’est jamais qu’une matière parmi d’autres en khâgne Ulm. Si par ailleurs tu envisages de prendre le latin en LV2 en cas d’orientation vers une khâgne Lyon, la problématique du goût pour la discipline se posera dans les mêmes termes ? J’imagine que le niveau exigé en latin qu’il soit en khâgne Ulm ou en LV2 en khâgne Lyon demande dans tous les cas un investissement certain : à confirmer cependant par ceux qui connaissent ici les programmes de khâgne en détail.

Alors, tout dépend de pourquoi tu veux aller à l’ENS ; si c’est pour faire de la recherche en France, alors c’est évident qu’il te faut passer l’agrégation (@Arthur sera d’accord avec moi sur ce point), que ce soit à Ulm, Lyon ou à l’université.

Pour ta dernière question, oui et non. L’agrégation est un concours de recrtuement de professeurs du secondaire (et de facto un passage obligé pour avoir un poste à l’université en France en SHS), non pas un diplôme. Cela étant dit, une fois qu’on est agrégé (et souvent docteur) on peut démissionner de son poste (id est perdre le droit du concours mais garder le titre) et faire autre chose dans les domaines les plus disparates. Quelques exemples plus ou moins connus : Dorian Astor (https://fr.wikipedia.org/wiki/Dorian_Astor) ou Georges Pompidou, mais c’est un peu daté comme exemple, ou encore J-L. Mélenchon, qui n’a que le CAPES, ou encore Bruno Lemaire ou encore Raphaël Enthoven. Tout dépend de ce que tu vas faire de ton agrégation ; je pense tout de même qu’il faut la passer avec un projet précis en tête (enseigner dans le secondaire ou dans le supérieur).