C’est d’enfer me paraît une extension assez naturelle de "d’enfer" utilisé depuis longtemps :
2. Loc. à valeur adj. D’enfer. Qui rappelle l’enfer, est digne de l’enfer (cf. diabolique, infernal, satanique).Feu, vie d’enfer, invention, machination d’enfer. Un petit ventilateur, qu’on venait d’installer dans la galerie nord, dans ces régions d’enfer, sous le tartaret, où l’aérage ne se faisait pas (Zola, Germinal,1885, p. 1584).À travers le sol grillé qui envoie un souffle d’enfer, j’entrevois l’abîme des machines (Morand, Paris-Tombouctou,1929, p. 32).
♦ [Après un subst. désignant une pers.] Ce maudit Harris! cet américain d’enfer! ce pirate exécrable! ce voleur d’enfants! cet assassin de jeunes filles! cet infâme (About, Roi mont.,1857, p. 254).
− P. ext. Qui est excessif par quelque côté ou qui ne semble pas naturel. Boucan, bruit d’enfer; jouer un jeu d’enfer. Il avait pour l’extraction des dents une poigne d’enfer (Flaub., Mme Bovary,t. 1, 1857, p. 70).[Il] se se lança dans une petite étude de Stephen Heller, en forme de fanfare, qu’il mena d’un train d’enfer et avec un étourdissant brio (Gide, Si le grain,1924, p. 459).
https://www.cnrtl.fr/definition/enfer
Beaucoup d’adjectifs ou de locutions adjectivales comme terrible, formidable, qui expriment d’abord la crainte ou l’horreur finissent pas acquérir une connotation positive.Ce phénomène existe d’ailleurs probablement dans toutes les langues. Cf. le succès de l’anglais awsome.