Étude des formes verbales dans un texte de Stendhal

Entraide scolaire

12 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour à tous, pouriez vous m’aider à faire l’étude des formes verbales signalées en gras,( aperçut, venait, osait, approcha, oublia, avait répété, essuyait, resta, regardait, viendrait et fut ) Avec la vivacité et la grâce qui lui étaient naturelles quand elle était loin des regards des hommes, Mme de Rênal sortait par la porte-fenêtre du salon qui donnait sur le jardin, quand elle aperçut près de la porte d’entrée la figure d’un jeune paysan presque encore enfant, extrêmement pâle et qui venait de pleurer. Il était en chemise bien blanche, et avait sous le bras une veste fort propre de ratine violette.Le teint de ce petit paysan était si blanc, ses yeux si doux, que l’esprit un peu romanesque de Mme de Rênaleut d’abord l’idée que ce pouvait être une jeune fille déguisée, qui venait demander quelque grâce à M. le maire. Elle eut pitié de cette pauvre créature, arrêtée à la porte d’entrée, et qui évidemment n’osait pas lever la main jusqu’à la sonnette. Mme de Rênal s’approcha, distraite un instant de l’amer chagrin que lui donnait l’arrivée du précepteur. Julien, tourné vers la porte, ne la voyait pas s’avancer. Il tressaillit quand une voix douce lui dit tout près de l’oreille:-- Que voulez-vous ici, mon enfant?Julien se tourna vivement, et, frappé du regard si rempli de grâce de Mme de Rênal, il oublia une partie de sa timidité. Bientôt, étonné de sa beauté, il oublia tout, même ce qu’il venait faire. Mme de Rénal avait répété sa question .-- Je viens pour être précepteur, madame, lui dit-il enfin, tout honteux de ses larmes qu’il essuyait de son mieux.Mme de Rênal resta interdite, ils étaient fort près l’un de l’autre à se regarder. Julien n’avait jamais vu un être aussi bien vêtu et surtout une femme avec un teint si éblouissant, lui parler d’un air doux. Mme de Rênalregardait les grosses larmes qui s’étaient arrêtées sur les joues si pâles d’abord et maintenant si roses de ce jeune paysan. Bientôt elle se mit à rire, avec toute la gaieté folle d’une jeune fille, elle se moquait d’elle-même et ne pouvait se figurer tout son bonheur. Quoi, c’était là ce précepteur qu’elle s’était figuré comme un prêtre sale et mal vêtu, qui viendrait gronder et fouetter ses enfants! -- Quoi, monsieur, lui dit-elle enfin, vous savez le latin? Ce mot de monsieur étonna si fort Julien qu’il réfléchit un instant.-- Oui, madame, dit-il timidement. Mme de Rênal était si heureuse, qu’elle osa dire à Julien: -- Vous ne gronderez pas trop ces pauvres enfants? -- Moi, les gronder, dit Julien étonné, et pourquoi? -- N’est-ce pas, monsieur, ajouta-t-elle après un petit silence et d’une voix dont chaque instant augmentait l’émotion, vous serez bon pour eux, vous me le promettez? S’entendre appeler de nouveau monsieur, bien sérieusement, et par une dame si bien vêtue, était au-dessus de toutes les prévisions de Julien: dans tous les châteaux en Espagne de sa jeunesse, il s’était dit qu’aucune dame comme il faut ne daignerait lui parler que quand il aurait un bel uniforme. Mme de Rênal, de son côté, était complètement trompée par la beauté du teint, les grands yeux noirs de Julien et ses jolis cheveux qui frisaient plus qu’à l’ordinaire, parce que pour se rafraîchir il venait de plonger la tête dans le bassin de la fontaine publique. A sa grande joie, elle trouvait l’air timide d’une jeune fille à ce fatal précepteur, dont elle avait tant redouté pour ses enfants la dureté et l’air rébarbatif. Pour l’âme si paisible de Mme de Rênal, le contraste de ses craintes et de ce qu’elle voyait fut un grand événement. Enfin elle revint de sa surprise. Elle fut étonnée de se trouver ainsi à la porte de sa maison avec ce jeune homme presque en chemise et si près de lui. -- Entrons, monsieur, lui dit-elle d’un air assez embarrassé.Stendhal,   

Bonjour Aicha,

Les imparfaits peignent l’arrière-plan, le décor ou ce qui dure ou se répète.

Les passés simples les actions de premier plan.

Le plus-que-parfait marque l’antériorité.

Le conditionnel est un futur dans le passé.

Bonjour Jean-Luc, je suis désolé je n’ai pas précisé que c’était la valeur sémantique de la fome verbale dans son contexte.Mais ce que vous avez écrit est très intéressant aussi.

@Jean-Luc bonsoir, on nous a demandé de définir ses notions en proposant pour chacune un exemple, : aspect sécant, aspect global, Aoriste du discours, procés perfectif d’accompssement et expérientiel. ( ce dernier je ne l’ai pas fait, je ne sais pas comment le définir)pouvez vous jeter un coup d’oeil aux exemples s’il vous plait parce que je suis un peu perdu.L’aspect sécant : L’aspect sécant caractérise les verbes à l’imparfait. On envisage l’action saisie à un moment précis de son déroulement. Ce moment sépare le procès du verbe en deux parties (sécant vient du latin secare, « couper »). La première partie est la partie achevée du procès, la deuxième partie est virtuelle, floue, on n’en connaît pas la limite.Par exemple : « Mme de Rénal sortait par la porte-fenêtre du salon qui donnait sur le jardin ». L’action de « sortir » est prise à un moment donné, on sait quand l’action a commencé « quand elle perçut le garçon pleuré » mais on ne sait pas quand l’action finira.  L’aspect global : on envisage l’action globalement, dans sa totalité, considérée de l’extérieur comme un tout indivisible : par exemple : "Bientôt elle se mit à rire" … Le passé simple indique toujours l’aspect global. Ce n’est pas un temps analytique comme l’imparfait : le passé simple ne pénètre pas le procès du verbe, il reste dans une vision extérieure de ce procès.- Aoriste de discours : . L’aoriste évoque les événements détachés par rapport à l’énonciation. C’est de la narration dans le discours. Cela équivaut approximativement parlant à un passé simple.Par exemple : Bientôt, étonné de sa beauté, il oublia tout. Ou bien, « Ce mot de monsieur étonna si fort Julien qu’il réfléchit un instant. »-L’aspect perfectif :  indique un procès qui ne peut être réalisé qu’une fois parvenu à son terme. Par exemple, si le procès sortir d’une maison est interrompu avant son terme, la sortie n’aura pas eu lieu. Ainsi les procès perfectifs, pour être réalisés, doivent nécessairement arriver jusqu’à leur terme. Le procès d’accomplissement!: s’accompagne d’un complément : Fumer une cigarette, traverser une forêt, etc. (mais attention, le complément ne borne pas nécessaire le procès - par ex. : Pierre fume des cigarettes. = non borné)4 je n’arrive pas à trouver un exemple dans le texte)

Pour l’expérientiel, j’ai trouvé cette page qui t’aidera peut-êtreRésumé. Il existe deux types de « passés surcomposés » (j’ai eu fait) en français. Le premier, dit « standard », est employé dans toute la francophonie. Homologue du passé antérieur, il possède comme lui une valeur de passé résultatif. Le second, dit « régional », n’est employé que dans les zones à substrat occitan et francoprovençal. Parfait expérientiel, il exprime l’idée qu’une situation donnée a eu lieu au moins une fois à l’intérieur d’un certain intervalle temporel. L’objectif de cet article est de montrer que ces deux passés surcomposés doivent être considérés comme deux formes verbales distinctes, non seulement parce qu’ils possèdent des caractéristiques sémantiques fondamentalement différentes, mais également parce qu’ils semblent posséder des structures morphologiques distinctes. https://www.shs-conferences.org/articles/shsconf/pdf/2018/07/shsconf_cmlf2018_12007.pdfJe vais essayer de regarder le reste plus tard.

Pour 4, je proposerais "elle aperçut près de la porte d’entrée la figure d’un jeune paysan" ou "il venait de plonger la tête dans le bassin de la fontaine publique"

D’où sortent ces termes ? 😕

Effectivement Jean-Luc ne pouvait pas y penser spontanément…

Est-ce que le premier verbe pourrait relever du "procès perfectif d’accomplissement" ?

Mes exemples pour les 4 notions sont juste ou fausse ?

Et pour la premiere question : l’etude sémantique des formes verbales , je doit donc répondre ainsi :

Les imparfaits ( sortait, venais, osait…) peignent l’arrière-plan, le décor ou ce qui dure ou se répète.Les passés simples ( s’approcha, oublia…) les actions de premier plan.Le plus-que-parfait ( avait répété) marque l’antériorité.Le conditionnel est un futur dans le passé. ( je ne vois pas de conditionnel, à moins que je me trompe)

mais du coup pour le coté sémantique, je doit expliquer chaque verbe ou …?

je n’arrive pas à voir comment répondre pour cette question

Bonsoir Aicha,Cette forme d’analyse et ses concepts linguistiques ne me sont pas familiers.Qu’entend-on par étude sémantique des formes verbales ?Après recherche sur internet https://books.google.com.tr/books?id=mTXCjaIIGeAC&pg=PA58&lpg=PA58&dq=etude+s%C3%A9mantique+des+formes+verbales&source=bl&ots=IXwmQiRFr2&sig=ACfU3U3DeeoK7abRiCwlZliN1iGa9toerw&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwitvuSQtpjpAhWKiqQKHYiUBy84ChDoATADegQICRABJ’en déduis que "Du point de vue sémantique, un temps absolu comprend donc une relation entre le moment actuel et le moment de l’événement décrit."Tu dois donc situer l’époque de l’énonciation : présent, passé, futur et voir comment le temps verbal se place sur l’axe du temps : Antérieur, Plus-qu’antérieur, Postérieur, Antérieur ou PostérieurPar exemple ,Pour le présent avec le verbe écrire, tu aurais : il écrit, il a écrit, il a eu écrit, il va écrire, il va avoir écrit Pour le passé : il écrivait, il avait écrit, il avait eu écrit, il allait écrire (pas de forme pour Antérieur ou Postérieur)Pour le Futur : il écrira, il aura écritIl doit falloir compléter par les valeurs que je t’ai indiquées https://www.etudes-litteraires.com/grammaire/valeurs-temporelles

Aicha, "qui viendrait gronder ses enfants" est au conditionnel.

Parfait ! je vous mettrais mon travail final, dite moi si j’ai bien fait ou pasje vous remercie pour votre aide

Bonsoir @Jean-Luc

Oui c’est bien ça, je me suis renseignée aussi de mon coté

je prends donc chaque verbe …