Bonsoir, je poste ce message car j’ai récemment reçu un questionnaire de lecture portant sur l’oeuvre citée ci-dessus. Seulement, une question me pose problème, on me demande de trouver l’élément burlesque présent lors de la scène de l’enterrement mais j’ai beau chercher, je ne trouve pas la solution et les sites internet ne semblent pas non plus aborder le sujet. Pourrais-je avoir une piste? Merci.
Le burlesque dans L’Étranger d’Albert Camus
3 réponses
Bonsoir CassiLila,
Tout dépend du sens que l’on donne à burlesque.
Larousse indique "D’un comique extravagant ; saugrenu, grotesque". Le terme qui doit te guider est saugrenu, on pourrait dire discordant.
Alors qu’on attend un climat respectueux, voire compassé, des participants à des obsèques, Camus, dans le chapitre 1, multiplie les notations inattendues, et même choquantes. N’oublie pas que la condamnation finale de Meursault est fondée en grande partie sur son absence de respect des conventions sociales. C’est un étranger, un personnage au comportement inhabituel.
Pour moi on peut relever deux domaines apparentés au grotesque :
le service funèbre : par ex "Devant la porte, il y avait la voiture. Vernie, oblongue et brillante, elle faisait penser à un plumier. À côté d’elle, il y avait, l’ordonnateur, petit homme aux habits ridicules," Meursault voit le petit côté, les notations dévalorisent.la prédominance des conditions météorologiques qui vident l’enterrement de tout caractère sacré. Par ex "Elle m’a dit : « Si on va doucement, on risque une insolation. Mais si on va trop vite, on est en transpiration et dans l’église on attrape un chaud et froid. » Elle avait raison. Il n’y avait pas d’issue."Je pense surtout à Perez qui passe son temps à prendre des raccourcis : il disparaît puis réapparaît. Quand il pleure ensuite les larmes ne peuvent pas s’écouler à cause des rides ! Elles font des "flaques". Enfin il fait un malaise et tombe comme un "pantin disloqué"



