Victor Hugo, Oh ! je fus comme fou…

Entraide scolaire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

je suis en première et nous sommes actuellement en cours à la maison, la communication est compliquée avec les professeurs d’où mon message sur ce forum.

Nous devons faire un plan détaillé sur le texte "Oh! je fus comme fou …" de Victor Hugo et j’aimerais savoir s’il le plan que j’ai imaginé (j’ai essayé de le faire sans aller voir sur internet) vous paraît cohérent. Bien que de nombreuses personnes doivent sûrement connaître cette poésie qui est un classique, ce n’est pas très important. J’aimerais surtout savoir si mes parties et sous-parties peuvent être avancées pour répondre à la problématique. Voici mon plan:

Pb: Comment V.Hugo nous évoque-t-il la douleur du souvenir de la perte de sa fille ? (problématique écrite en classe)

I/ En écrivant un poème lyrique

1) Musicalité dans le poème

2) rythme soutenu

3)histoire ancienne, du passé

4) projection à travers l’auteur (on se met à sa place)

II/ Où il nous montre beaucoup de ses sentiments

1) La souffrance

2) La tristesse

3) La folie, le déni

Voilà ce à quoi j’ai pensé, merci d’avoir lu mon message et si vous avez un avis différent, des conseils ou des erreurs à me communiquer n’hésitez pas ! ;)

Bonjour.

Avant d’autres réponses, pour plus de commodité, j’affiche le texte :

Oh ! je fus comme fou dans le premier moment,

Hélas ! et je pleurai trois jours amèrement.

Vous tous à qui Dieu prit votre chère espérance,

Pères, mères, dont l’âme a souffert ma souffrance,

Tout ce que j’éprouvais, l’avez-vous éprouvé ?

Je voulais me briser le front sur le pavé ;

Puis je me révoltais, et, par moments, terrible,

Je fixais mes regards sur cette chose horrible,

Et je n’y croyais pas, et je m’écriais : Non !

- Est-ce que Dieu permet de ces malheurs sans nom

Qui font que dans le coeur le désespoir se lève ? —

Il me semblait que tout n’était qu’un affreux rêve,

Qu’elle ne pouvait pas m’avoir ainsi quitté,

Que je l’entendais rire en la chambre à côté,

Que c’était impossible enfin qu’elle fût morte,

Et que j’allais la voir entrer par cette porte !

Oh ! que de fois j’ai dit : Silence ! elle a parlé !

Tenez ! voici le bruit de sa main sur la clé !

Attendez ! elle vient ! laissez-moi, que j’écoute !

Car elle est quelque part dans la maison sans doute !

Suggestions pour une étude linéaire :Oh ! je fus comme fou dans le premier momentHélas ! et je pleurai trois jours amèrement.L’expression de la douleur est vue avec un léger recul. Le retour en arrière est exprimé par le temps utilisé . Observer le ton de la plainte. Interjections. Comparaison marquant l’intensité du choc.Vous tous à qui Dieu prit votre chère espérance,Pères, mères, dont l’âme a souffert ma souffrance,Tout ce que j’éprouvais, l’avez-vous éprouvé ?Le monologue laisse place au dialogue. Adresse à ses semblables, à tous ceux qui ont été confrontés à pareil malheur. Noter le ton, l’interrogation pressante, les répétitions appuyées, comme on enfonce un clou. Je voulais me briser le front sur le pavé ;Puis je me révoltais, et, par moments, terrible,Je fixais mes regards sur cette chose horrible,Et je n’y croyais pas, et je m’écriais : Non !Description de ses propres réactions. Noter le rythme haché, les propositions nombreuses qui traduisent des réactions désordonnées et contradictoires. Le passage au style direct, plus percutant.….Etc.

Bonsoir,Voici votre plan remanié :I/ Un poème lyrique1) Musicalité dans le poème2) Un rythme soutenu3) L’expression de la mélancolie4) La création d’un procédé d’identification au locuteurII/ Le cri de la douleur1) La souffrance2) La tristesse3) La folie, le déniIl vous faut repérer et exploiter, notamment pour la première partie, tous les procédés du registre lyrique. Rappel : « Exprimer des émotions, des sentiments personnels pour les faire partager au lecteur ». Quelles sont ses marques ? 1) marques de la première personne 2) vocabulaire des sensations et des sentiments. 3) Anaphores, exclamations 4) comparaisons et métaphores…Sources : Dauvin, Sylvie, annabac 2018 Sujets et Corrigés, Français 1re L.ES.S, Hatier, Paris, 2017, p. 402.Nota : n’hésitez pas à rendre compte de l’effet produit par la ponctuation, ce genre de détail fait aussi partie de l’analyse littéraire. N’oubliez pas que toutes vos recherches dans le texte doivent justifier tous vos mots clés de votre commentaire : « rythme soutenu », « souffrance », etc.Tous vos mots clés doivent se justifier par le texte et dans le texte.Bon courage

Ce poème est l’histoire d’un deuil.-Une histoire épouvantable racontée en des termes épouvantables, violents, mais aussi tristes et doux. - Désordre intérieur, souffrance, folie, tout cela est rendu dans un style haché, où la ponctuation forte, les images douloureuses abondent. On est dans le discours, en tout cas dans l’oralité.-Recours fréquent au style direct. Appel à la communauté de ceux qui ont subi la même chose. Pourquoi ? Effet produit ?-La révolte contre Dieu. Le refus d’accepter l’inacceptable.-Le déchirement du déni final qui met en scène la jeune femme vivante. La violence de la révolte et du “non” a laissé place au souvenir que le talent du poète contribue à immortaliser. Le désarroi demeure sensible dans l’évocation cependant dont le style est à étudier.

Merci beaucoup pour ces réponses constructives, cela me sera bien utile !