Dans quelle mesure les romans peuvent-ils interroger la condition humaine ?

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour Je suis en première générale, j’ai une dissertation à faire pour mardi , le problème est que je ne comprends pas le sens de la phrase .

Consigne :

"Dans quelle mesure les romans peuvent-ils interroger la condition humaine?"

Vous répondrez à cette question grâce à votre lecture de "La Princesse de Clèves " et de vos lectures personnelles.

J’aimerais avoir quelques éclaircissements sur le sens de la phrase et peut-être des idées d’axe.

Merci🙃

Bonsoir,

"Interroger la condition humaine", une expression qui rappelle le jargon littéraire. En fait le sujet te demande si les récits romanesques t’ont appris quelque chose sur ce qu’est être homme : les aspirations, les rêves, la souffrance, la perspective de mourir, la difficulté à vivre, les relations à autrui, les échecs, la perception de la différence, les peurs, le rapport au monde, le hasard, l’appartenance à une communauté ou une classe sociale…

Dans La Princesse de Clèves, il y a par exemple les diverses conceptions de l’amour, l’ambiguïté mortelle des passions, la futilité de la vie courtisane…

Le sujet demande en plus "dans quelle mesure". Tu dois te demander par quels moyens narratifs l’auteur nous partage sa vision de la condition humaine. Est-ce bien aussi la fonction du récit de nous délivrer des enseignements ?

Interroger la condition humaine ?

J’aimerais bien savoir ce que cela signifie.

J’aurais été bien embarrassée si, élève, j’avais reçu un tel sujet, et j’aurais commencé en premier, pour ma part à interroger le sujet. Comment peut-on s’exprimer ainsi face à des élèves de première ? Je me demande parfois si certains professeurs ont ont le sens commun.

Un roman raconte une histoire, ou des histoires, fait vivre pour nous des personnages.

Ces personnages évoluent à une époque particulière, dans un milieu social donné, Pour ce qui est de La Princesse de Clèves, c’est un milieu bien éloigné du nôtre, pour d’autres romans (puisqu’on demande de se référer à d’autres lectures, et heureusement !), les personnages peuvent nous paraître plus proches.

Ce que l’on peut dire, c’est que tous ces romans nous présentent des images de la condition humaine. Et que l’on peut s’interroger sur ces images de la condition humaine.

Il est une constante dans la condition humaine, c’est de naître et de mourir. Cela vaut de toute éternité. Il existe aussi d’autres constantes comme l’amour, la jalousie, l’ambition, la honte, le remords, la révolte, et maints autres sentiments qui nous paraissent avoir toujours existé, quelle que soit la période historique du roman que nous parcourons.

Ce qui paraît intéressant, c’est de voir comment l’auteur nous présente sa vision de la condition humaine. Elle peut-être très différente selon que l’on lise La Princesse de Clèves, La Nouvelle Héloïse, Manon Lescaut, le père Goriot, L’assommoir, ou Le hussard sur le toit . Si tout commence et finit de la même façon, quel que soit le milieu et l’époque considérés, c’est l’entre-deux qu’il convient d’examiner ; si des constantes (de ce que l’on pourrait appeler "la nature humaine") demeurent, on peut observer dans les romans une certaine évolution de la condition humaine, c’est-à-dire de la place de l’homme dans l’univers, en fonction de l’évolution des moeurs et des sociétés.