L’art est effectivement devenu un placement, comme les matières premières ou l’immobilier.
Malheureusement.
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L’art est effectivement devenu un placement, comme les matières premières ou l’immobilier.
Malheureusement.
Je crois qu’on avait déjà eu cette discussion, me semble-t-il avec floréale, à propos des grands collectionneurs et des mécènes ; en ce qui me concerne, je ne comprends pas que ceux ont les moyens d’acquérir une œuvre d’art exceptionnelle - manuscrit, incunable, peinture, sculpture… - n’en fassent pas profiter tout le monde, je veux dire par là en la cédant ou en la prêtant à un musée public ou privé ou en la mettant à la disposition du regard du public par un système de visites, même privées.C’est quand même relativement souvent le cas, pas toujours du vivant du collectionneur, mais souvent après sa mort, car beaucoup de collectionneurs lèguent leur collection à des musées (sans compter les cas de dation pour paiement sur l’héritage). Signalons aussi le cas des instruments de musique comme les Stradivarius ou autres merveilles qui sont achetés par des banques mais prêtés à des artistes.
Bonjour,
Dans Les soirées du hameau, je me pose plusieurs questions :
Est-ce que l’auteur a entièrement inventé certaines des légendes dont on fait mention, ou est-ce qu’elles lui ont été racontées par des habitants ? Un peu comme les contes des frères Grimm. J’ai l’impression que certaines histoires s’arrêtent très abruptement. Est-ce que c’est volontaire, ou pas. Par exemple, Gogol avait prévu de rédiger la fin mais ne l’a pas fait pour diverses raisons.Un grand merci !
Selon les notes en Pléiade, les légendes proviennent de sources orales connue de Gogol et ne seraient donc pas de son invention, ce que tu peux vérifier ici :
Gogol a fait ses débuts avec cette exploration des mémoires de ses voisins, de ses amis, de la sienne, de celle des contes et chansons locaux et aussi de celle de sa mère. Le tout retenu dans un carnet où l’écrivain puisera ses récits (Notice dans l’édition de (je suis content d’avoir retrouvé cet extrait de Wiki a posteriori, je me souviens bien de mes lectures 😀)
Sur les fins abruptes, c’est un peu délicat : s’il s’agit de contes rapportés, il peut arriver que la fin ne soit pas connue. De ce que j’en sais, Gogol termine ses histoires à dessein, à part évidemment Les Âmes mortes.
Ce que j’ai pu noter chez les auteurs de nouvelles russes du XIXe siècle que j’ai lus (Tchékhov et Tourguéniev notamment), c’est que, lorsque l’histoire principale est enchâssée dans une autre histoire (le narrateur décrit rapidement le contexte puis se lance lui-même dans une histoire qu’on lui a rapportée), la fin du récit encadrant est toujours abrupte, même si elle suit un long récit (« Ainsi se termina cette soirée » / « Jamais je ne devais le revoir » / etc).
Dans d’autres littératures (Les Mille et une nuits est un exemple typique de contes imbriqués les uns dans les autres, sorte de récits à tiroirs comportant jusqu’à quatre niveaux de narration), il arrive que l’on ne retombe pas sur ses pattes et que l’on perde un « niveau » de narration, ou alors que le récit encadrant reparte comme un cheveu sur la soupe, alors même que l’on n’était pas certain que le récit enchâssé soit réellement terminé. Je ne connais que de rares exemples de constructions longues très structurées et qui m’ont paru parfaitement rigoureuses malgré les nombreux récits enchâssés : Don Quichotte de la Manche de Cervantès ou encore Wilhelm Meister de Gœthe en font partie : ce n’est d’ailleurs pas un hasard si ces récits au long courts sont de purs chefs-d’œuvre.
Un grand merci pour vos précieuses connaissances.
J’ai aussi eu cette impression d’enchâssement, même si je ne parvenais pas à mettre un nom sur ce procédé.
A noter que Gogol lui-même possède un lien avec Mirgorod, mais je ne sais plus lequel. Est-ce qu’il est originaire de la région ou y a-t-il vécu ?
Velikie Sorotchinzy, le village natal de Gogol, est situé à proximité de Mirgorod. Il a passé son enfance dans cette région de l’actuelle Ukraine, mais qui, à l’époque de Gogol, se situait sur le territoire de l’Empire russe.
Un grand merci !Le village existe toujours, et semble avoir conservé son charme de l’époque : https://www.google.be/search?q=%D0%92%D0%B5%D0%BB%D0%B8%D0%BA%D1%96+%D0%A1%D0%BE%D1%80%D0%BE%D1%87%D0%B8%D0%BD%D1%86%D1%96&hl=fr&sxsrf=ALeKk01PpCKWTk5s0XL_-j7sohgG87ve1w:1589191060496&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=2ahUKEwj7iZCFxqvpAhXC16QKHdwGDWcQ_AUoAnoECBYQBA&biw=1164&bih=586
Bonsoir, Pour revenir sur la manière dont se terminent certaines nouvelles des "Soirées du hameau", j’attire l’attention sur "Ivan Fiodorovitch Chponka et sa tante."Le héros apprend que sa tante veut le marier avec le fils d’un des voisins, ce qui ne semble pas l’emballer. Il fait un rêve étrange et… l’histoire s’arrête là. Abrupt et je reste sur ma faim.😑
Simon, tu n’as pas envie d’écrire une suite ?
Je ne suis pas sûr d’être à la hauteur de la tâche… 😉
J’ai enfin terminé Les Nouvelles du hameau. L’air de rien, c’est un livre fort dense avec parfois des histoires fort abstraites et qui demande un certain investissement de la part du lecteur. J’ai beaucoup apprécié certaines nouvelles, d’autres, j’ai sauté des pages…