Aristophane, Les Nuées - Regarde donc de ce côté…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous ! Je dois étudier ce texte dans le cadre de mon cours sur l’éducation dans l’Antiquité, notamment en relevant les problématiques abordées sur l’éducation et en faire une étude littéraire (trouver les figures du styles, les images etc…)Strepsiade- Regarde donc de ce côté. Tu vois cette petite porte et cette petite maison ? Phidippide- Je les vois. Qu’est-ce donc que cela, je te prie, mon père ? Strepsiade- Des âmes sages c’est l’école, le “pensoir”. Là-dedans habitent des gens qui, parlant du ciel, vous persuadent que c’est un étouffoir, qu’il est autour de nous et que nous sommes les charbons. Ces gens-là vous apprennent, moyennant de l’argent, à faire triompher par la parole, toutes les causes, justes et injustes.Phidippide- Et qui sont-ils ? Strepsiade- Je ne sais pas exactement leur nom; ce sont des “médito-penseurs”, d’honnêtes personnes. Phidippide- Peuh ! des gueux, je sais. Tu parles de ces hâbleurs, de ces faces blêmes, de ces va-nu-pieds, dont font partie ce misérable Socrate et Chéréphon.Strepsiade- Hé,hé… tais-toi ! Point d’enfantillages. Mais si tu as quelque souci que ton père ait du pain à manger, deviens-moi l’un d’eux.Phidippide- Ah ! non, par Dionysos, quand tu me donnerais les faisans que nourrit Légoras.Strepsiade- Va, je t’en supplie, toi qui m’es plus cher que personne, va te faire instruire.Phidippide- Et que veux-tu que j’apprenne ? Strepsiade- Il y a chez eux, dit-on, à la fois les deux raisonnements, le fort, tel quel, et le faible. L’un de ces deux raisonnements, le faible, l’emporte, dit-on, en plaidant les causes injustes. Si donc tu me fais le plaisir d’apprendre ce raisonnement, l’injuste, ce que je dois maintenant à cause de toi, toutes ces dettes, je n’en paierai pas une obole, à personne. Après avoir lu l’oeuvre en entier, j’ai compris que Strepsiade, un paysan endetté à cause de la passion de son fils Phidippide par les chevaux, demande à celui-ci d’aller au “pensoir” afin de se former au raisonnement injuste pouvant ainsi lui épargner de payer ses dettes. C’est donc une comédie contre Socrate qu’il assimile à un sophiste. L’éducation est considérée alors comme un moyen pour le père de se sortir de l’embarras. Cela peut paraître étonnant car à première vue l’éducation est censée apporter la sagesse, nous sortir de l’ignorance.Le pensoir est donc un lieu où on réapprend à penser, dont la finalité est d’avoir raison en toutes circonstances même pour les choses injustes. Si vous avez des idées à apporter, si vous voyez quelques figures de styles par exemple, ce serait très généreux de votre part ! Merci et passez une bonne journée :)

Bonjour,

Quelques pistes :

"petite" répété et en opposition avec la hauteur et la grandeur des qualificatifs qui suivent : "âmes sages", "médito-penseurs", "honnêtes personnes". De plus comme les enseignements sont en opposition avec ces termes mélioratifs, on peut en déduire une ironie (chez l’auteur) qui s’exprime dans la naïveté illogique du père.la métaphore de la vie comme foyer, le ciel étouffoir, les humains charbonrythme ternaire (aspect définitif) qui accompagne le jugement du fils : "ces hâbleurs, de ces faces blêmes, de ces va-nu-pieds, "utilisation de la fonction impressive (conative) du langage par le père : impératifs qui est mêlée à une tentative d’apitoyer, de jouer sur les sentiment, la stratégie du père est hésitante.