La Fontaine, Le Lièvre et la Tortue

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon

Bonjour,

Je dois faire un devoir et j’ai choisi de m’intéresser à la ponctuation dans Les Fables de La Fontaine, mais je ne sais pas trop quoi dire… J’ai choisi d’étudier Le Lièvre et la Tortue et j’aimerais faire un commentaire stylistique sur la ponctuation. Mais honnêtement, je ne sais pas quoi dire. Sinon , si je n’ai pas assez d’informations j’aimerais m’intéresser à une scène de pièce de théâtre, mais j’aurais vraiment voulu analyser une fable. Pouvez-vous m’aider svp ?

Merci d’avance,

Bonne journée.

Oui, c’est un bon sujet.

Parmi les pistes, voir si la ponctuation de La Fontaine (à vérifier sur des éditions anciennes) est semblable à la ponctuation qu’on utiliserait aujourd’hui. Voir aussi comment la ponctuation choisie contribue à la vivacité du récit (si c’est le cas!).

Bonjour,

Quelle drôle d’envie !

Quelques pistes :

la ponctuation et l’enjambement, la mise en valeurla ponctuation et les effets rythmiqueseffets affectifseffets narratifsanimation du discours…

LE LIÈVRE ET LA TORTUE 

Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.

  Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage.

  Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point

  Si tôt que moi ce but. Si tôt ? Êtes-vous sage ?(1)

            Repartit l’Animal léger.(2)

            Ma Commère, il vous faut purger

            Avec quatre grains (3) d’ellébore.

            Sage ou non, je parie encore.

            Ainsi fut fait : et de tous deux

            On mit près du but les enjeux.

            Savoir quoi, ce n’est pas l’affaire ;

            Ni de quel juge l’on convint. (4)

  Notre Lièvre n’avait que quatre pas à faire ;

  J’entends de ceux qu’il fait lorsque prêt d’être atteint

  Il s’éloigne des Chiens, les renvoie aux calendes, (5)

            Et leur fait arpenter les landes.

  Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,

            Pour dormir, et pour écouter

      D’où vient le vent, il laisse la Tortue

            Aller son train de Sénateur. (6)

            Elle part, elle s’évertue ;

            Elle se hâte avec lenteur.

  Lui cependant méprise une telle victoire ;

            Tient la gageure (7) à peu de gloire ;

            Croit qu’il y va de son honneur

      De partir tard. Il broute, il se repose,

            Il s’amuse à toute autre chose

      Qu’à la gageure. À la fin, quand il vit

  Que l’autre touchait presque au bout de la carrière, (8)

  Il partit comme un trait ; mais les élans qu’il fit

  Furent vains : la Tortue arriva la première.

  Eh bien, lui cria-t-elle, avais-je pas raison ? (9)

            De quoi vous sert votre vitesse ?

            Moi l’emporter ! et que serait-ce

            Si vous portiez une maison ?

Bonsoir, merci pour vos réponses, j’avais pensé à faire deux parties (souvent les profs disent que pour un commentaire stylistique, il faut faire 2 grandes parties avec 3 sous parties). Mais honnêtement, je ne sais pas par où commencer. Vos pistes sont très bien mais j’aimerais les mettre en rapport avec le texte… très compliqué pour moi. Je n’ai jamais fait de commentaire stylistique…

Sinon , si je ne trouve rien pour la Fable, j’avais pensé à étudier la scène 3 de l’acte 1 de Dom Juan de Molière. Cette scène me semble intéressante puisqu’il y a de nombreux signes de ponctuation. Par exemple, je pense qu’on peu mettre en lien le caractère hésitant de Sganarelle en lien avec les points de suspension… Quelque chose comme ça. Mais j’ai toujours le même problème du plan. Quoi mettre dans un sujet si peu élargi !?

Merci d’avance

Bonne soirée

Bonsoir,Il faut revenir aux bases. La ponctuation est destinée à découper l’énoncé en ensembles signifiants. Elle permet de gérer aussi notre capacité respiratoire en ménageant des pauses longues ou courtes dans la phrase. Les grands écrivains se servent de ces fonctions élémentaires pour produire des effets qui viendront renforcer le sens.L’analyse stylistique recherche les procédés de style pour déterminer comment ils soutiennent les registres ou les intentions esthétiques des auteurs. En principe les textes poétiques sont caractérisés par la concentration de ces procédés. Une manière d’aborder ce type d’analyse est de regrouper les procédés en familles. Regarde ces pages du site pour découvrir un début de classement possible. https://www.etudes-litteraires.com/stylistique/analyse-stylistiqueMais tu dois avoir aussi un cours. Utilise-le.Il te faut donc analyser le poème, ici la fable, de manière linéaire, en relevant les procédés et en examinant comment la ponctuation y participe.Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.  Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage.Le début, une sentence : un alexandrin, deux hémistiches, une virgule qui vient renforcer la césure. Elle participe à la parataxe et à la force de ces principes comme assénés. Cette parataxe continue sur le vers suivant. Le point final a plus d’intensité que le précédent. Il appelle peut-être une pause plus importante avant que le lecteur n’entre dans le récit qui sous-tend l’apologue.Et tu continues ainsi humblement…

Bonjour, merci beaucoup, malheureusement je n’ai pas de cours sur la ponctuation, c’est un devoir que j’ai à faire justement avant le cours… En gros, je dois faire une analyse de la ponctuation de façon linéaire, mais c’est difficile car le texte lui même est difficile… Du coup, j’ai choisit une fable un peu plus rythmée, qui met en jeu davantage de ponctuation, Le loup et le chien. Qu’en pensez vous ?

Je dois donc faire un plan, et j’avais pensé faire:

1) RECIT DYNAMIQUE

2) ARGUMENTATION DU CHIEN

Bonne journée :)

Le Loup et le Chien

Un Loup n’avait que les os et la peau,

Tant les chiens faisaient bonne garde.

Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,

Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.

L’attaquer, le mettre en quartiers,

Sire Loup l’eût fait volontiers ;

Mais il fallait livrer bataille,

Et le Mâtin était de taille

A se défendre hardiment.

Le Loup donc l’aborde humblement,

Entre en propos, et lui fait compliment

Sur son embonpoint, qu’il admire.

" Il ne tiendra qu’à vous beau sire,

D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.

Quittez les bois, vous ferez bien :

Vos pareils y sont misérables,

Cancres, haires, et pauvres diables,

Dont la condition est de mourir de faim.

Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée :

Tout à la pointe de l’épée.

Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "

Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?

- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens

Portants bâtons, et mendiants ;

Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :

Moyennant quoi votre salaire

Sera force reliefs de toutes les façons :

Os de poulets, os de pigeons,

Sans parler de mainte caresse. "

Le Loup déjà se forge une félicité

Qui le fait pleurer de tendresse.

Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.

" Qu’est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.

- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché

De ce que vous voyez est peut-être la cause.

- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas

Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu’importe ?

- Il importe si bien, que de tous vos repas

Je ne veux en aucune sorte,

Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "

Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.