Bonsoir, je m’appelle Lina et je suis en classe de première. Pour m’entraîner au bac blanc de français que je passe à la rentrée, j’ai choisi un sujet de dissertation pour m’entraîner, qui est le suivant : On a dit que la vérité de Baudelaire était dans le conflit de son idéal et de son spleen dans ce drame de l’homme aux prises avec l’existence. Cela vous paraît-il être une définition suffisante de l’oeuvre baudelairienne ?J’ai donc formulé cette problématique : Comment peut-on définir l’œuvre Baudelairienne ? et élaboré ce plan : I) Un conflit entre le Spleen et l’Idéal1 - Ce que représentent le Spleen et l’Idéal dans la section qui porte leur nom2 - Une rechute dans la trivialité à l’échelle des poèmes (une victoire inéluctable du Spleen dans l’Irréparable par exemple) et à l’échelle de l’œuvre (Baudelaire vit une descente aux enfers, avec la dernière section intitulée "La Mort"). II) Une transmutation de la boue en or1 - Transformation de sujets tabous en inspirations poétiques (créatures parisiennes, Spleen, drogues…).2 - Théorie des correspondances III) Une œuvre au carrefour de nombreuses inspirations littéraires1 - Des caractéristiques de plusieurs genres (parnassien, romantique, précurseur du symbolisme)2 - Une œuvre tiraillée entre classicisme et modernitéCependant, je ne suis pas sûre que cette structure soit correcte. Auriez-vous quelques conseils à me donner? Merci beaucoup, et bonne soirée.
Le conflit entre l’idéal et le spleen suffit-il à définir l’œuvre de Baudelaire ?
2 réponses
@ Lina23
Bonsoir,
Quelques remarques :
les enjeux du sujet ont été perçus,la problématique ne convient pas car elle évacue l’essentiel. Proposition : L’approche existentielle est-elle suffisante pour qualifier l’originalité poétique baudelairienne ?pour le plan :1 - Les tensions entre le spleen et l’idéal sont bien le fondement de la démarche poétique baudelairienne Baudelaire entre ainsi dans la modernité par le culte du maladif, la recherche d’une beauté "bizarre" selon ses termes.En même temps il cherche à échapper à la trivialité et à l’horreur de sa condition.
2 - cependant l’originalité du poète ne réside pas tant dans son mal-être déjà largement exploité par les romantiques, surtout les frénétiques. C’est bien son autotélisme qui lui a valu d’être appelé "prince des poètes" et a ouvert la voie à la poésie moderne, bien que l’auteur des Fleurs du mal soit resté classique dans sa forme. Sa "sorcellerie évocatoire" a été à la fois une voie de connaissance ("Correspondances") et une transmutation alchimique de la boue en or. Désormais ce n’est plus l’objet qui est important, mais son traitement.
Ton 3 est inutile.



