Bonsoir, j’ai une explication de texte à faire en philo. Elle porte sur le texte de M. Merleau-Ponty suivant :L’homme public, puisqu’il se mêle de gouverner les autres, ne peut se plaindre d’être jugé sur ses actes dont les autres portent la peine, ni sur l’image souvent inexacte qu’ils donnent de lui. Comme Diderot le disait du comédien en scène, nous avançons que tout homme qui accepte de jouer un rôle porte autour de soi un « grand fantôme » dans lequel il est désormais caché, et qu’il est responsable de son personnage même s’il n’y reconnaît pas ce qu’il voulait être. Le politique n’est jamais aux yeux d’autrui ce qu’il est à ses propres yeux, non seulement parce que les autres le jugent témérairement, mais encore parce qu’ils ne sont pas lui, et que ce qui est en lui erreur ou négligence peut être pour eux mal absolu, servitude ou mort. Acceptant, avec un rôle politique, une chance de gloire, il accepte aussi un risque d’infamie, l’une et l’autre « imméritées ». L’action politique est de soi impure parce qu’elle est action de l’un sur l’autre et parce qu’elle est action à plusieurs. […] Aucun politique ne peut se flatter d’être innocent. Gouverner, comme on dit, c’est prévoir, et le politique ne peut s’excuser sur l’imprévu. Or il y a de l’imprévisible. Voilà la tragédie.Je l’ai déjà rédigé mais je manque cruellement d’idées et j’ai des doutes sur le fait de respecter la méthodologie car c’est mon 1er commentaire en philo. Je cherche ainsi quelqu’un pour me donner un avis sur ce que j’ai fait pour le moment. Je pense que l’intro est bien mais le reste est à revoir : Le politique se définit comme l’ensemble ce qui est relatif à l’organisation ou l’auto gestion d’une cité ou d’un état et à l’exercice du pouvoir dans une société organisée. Il est au cœur du texte étudié puisque dans celui-ci, un texte extrait de la préface d’Humanisme et terreur publié en 1947, Maurice Merleau-Ponty nous livre sa conception du politique et notamment le rapport entre l’homme public et les citoyens qu’il gouverne. Le texte traite de l’homme public en tant qu’« homme politique », « homme aux charges publiques » afin de remettre en question la responsabilité de l’homme politique dans les conséquences que peuvent avoir la politique qu’il promeut ainsi que le modèle de gouvernance actuel, qui permet à un petit groupe d’imposer son action politique à la majorité. Merleau-Ponty nous livre ici sa conception de l’ « homme public » (comme « homme politique ») et de son rapport avec les citoyens qu’il gouverne. Néanmoins, si l’exercice même du pouvoir politique par l’homme public semble reposer sur une inégalité frustrante entre le gouvernant et les gouvernés, le problème de Merleau-Ponty n’est pas ici de légitimer un mode de gouvernance sur un autre, ou de donner des outils politiques au gouvernant afin de gouverner au mieux sur une masse instable ; l’auteur part plutôt du jugement des gouvernés eux-mêmes afin de décrire le jeu auquel tout politique doit assumer accepter de jouer en obtenant le pouvoir. Cette démarche surprenante semble alors injuste pour le gouvernant, éternel présumé coupable, condamné à n’être jugé que sur une fausse image. Ainsi, il convient de se demander, à la lumière de ce texte, la problématique suivante : l’homme politique est-il responsable de son image et de ses actions ? Pour étudier ce texte, nous analyserons ainsi dans un premier temps la politique comme comédie masquée, puis le rapport à soi du jugement d’autrui et enfin la tragédie de l’action politique.En premier lieu, Merleau-Ponty affirme que l’homme public, lorsqu’il gouverne, porte la responsabilité des conséquences de ses actes et de sa gouvernance potentiellement néfaste pour lui et ses concitoyens : «L’homme public, puisqu’’il se mêle de gouverner les autres, ne peut se plaindre d’être jugé sur ses actes dont les autres portent la peine ». L’homme public, puisqu’« il se mêle de gouverner les autres », est toujours responsable de son « personnage » car par le fait même de gouverner, il consent à y être réduit. Il est responsable des jugements qui sont portés sur lui et l’image qu’il porte par ceux qui dépendent de son usage du pouvoir : « ni sur l’image souvent inexacte qu’ils donnent de lui ». Selon lui, l’homme public est responsable des conséquences de ses actes même lorsqu’elles n’étaient pas voulues. À travers son rôle, l’homme public joue le rôle d’un personnage dont il est responsable et pour appuyer cette idée, Merleau-Ponty fait référence à Diderot : « Comme Diderot le disait du comédien en scène, nous avançons que tout homme qui accepte de jouer un rôle porte autour de soi un « grand fantôme » dans lequel il est caché ». L’homme public est ainsi responsable du « personnage » qu’il donne à voir et des jugements portant sur ce personnage. Ainsi, Merleau-Ponty énonce l’idée selon laquelle l’homme public est responsable de son rôle, à l’image d’un comédien qui joue un personnage sans pour autant se dédouaner de ses actions sur ce rôle joué : « il est responsable de son personnage même s’il n’y reconnaît pas ce qu’il voulait être ». Tandis que première partie du texte aborde la politique comme comédie masquée, la question se décale dans la suite du texte : elle n’est plus celle de la responsabilité de l’homme public, mais de son propre point de vue, et finalement d’un rapport bien plus fondamental de tout individu à soi et à autrui.Ensuite, nous étudierons le rapport à soi du jugement d’autrui. Selon Merleau-Ponty, le politique ne peut pas être jugé collectivement car notre vision de celui-ci varie grandement d’un individu à un autre, notamment entre l’homme public et les gouvernés : « Le politique n’est jamais aux yeux d’autrui ce qu’il est à ses propres yeux ». Cette divergence s’explique par le fait que les gouvernés n’analysent que brièvement le politique de l’homme public, ils n’ont pas le même degré d’analyse que l’homme public : « non seulement parce que les autres le jugent témérairement ». En réalité, tout n’est qu’une question de point de vue qui diffère selon notre fonction ou situation : « mais encore parce qu’ils ne sont pas lui, et que ce qui est en lui erreur ou négligence peut être pour eux mal absolu, servitude ou mort ». L’homme public n’est pas qu’un autre pour les gouvernés en tant qu’homme public, il est un autre en tant que tout homme est pour autrui, un autre qu’à soi. L’homme public a une image de lui-même, et toute autre personne aura une image de lui distincte de cette image. Ainsi, une action politique n’est pas jugé de la même manière selon les conséquences personnelles qu’elle a sur nous et peut apparaître par exemple comme nécessaire d’un point de vue budgétaire par ceux qui ne sont pas impactés tandis qu’elle peut paraître injuste par ceux dont elle rendra la vie plus difficile. Par conséquent, le personnage joué par l’homme public peut-être encensé comme haï en fonction des situations de chaque individu et ne mérite ni l’éloge ni la critique car les deux ne seront jamais unanimes compte tenu du fait que le politique répond souvent aux intérêts d’une partie de la population en négligeant l’autre : «Acceptant, avec un rôle politique, une chance de gloire, il accepte aussi un risque d’infamie, l’une et l’autre « imméritées » ». De ce rapport ontologique Merleau-Ponty en revient alors au terrain politique avec une neutralité neuve : il ne traite plus tant de l’homme que de l’action dont l’homme public n’est qu’un intermédiaire.
Merleau-Ponty, Humanisme et terreur - L’homme public, puisqu’il se mêle de gouverner les autres…
6 réponses
Pour le moment je n’ai pas fait le 3ème axe ni la conclusion. Merci d’avance !
Il me semble que vous paraphrasez et alourdissez considérablement, notamment par des répétitions, le texte original, qui pour une fois semble à la fois clair et concis. Je le comprend comme suit :
L’homme public doit accepter les règles du jeu :
- il ne peut se plaindre si les gens ont de lui une image qui ne correspond pas à la sienne propre, même s’il peut la trouver injuste.
- il accepte volontiers la gloire éventuelle, il doit donc aussi accepter l’infamie, même à tort.
- de toutes façons, par définition, jamais un homme politique n’est « innocent », et il est censé le savoir.
- et les imprévus ne sont pas une excuse, puisque « gouverner, c’est prévoir ».
J’ai amélioré mon commentaire grâce à ce que vous avez dit. J’ai tout rédigé jusqu’à la fin, un avis ? :)
En premier lieu, Merleau-Ponty affirme que l’homme public, lorsqu’il prend la décision de gouverner, porte la responsabilité des conséquences de ses actes et de sa gouvernance potentiellement néfaste pour lui et ses concitoyens : (l1-2) «L’homme public, puisqu’il se mêle de gouverner les autres, ne peut se plaindre d’être jugé sur ses actes dont les autres portent la peine ». L’homme public, puisqu’« il se mêle de gouverner les autres » a pour rôle de prendre des décisions à la place des gouvernés les affectant. Ainsi, à travers son personnage, il a le destin des gouvernés entre les mains. C’est de la responsabilité de l’homme public d’effectuer les bons choix, ceux qui sont bons pour ceux dont il est responsable car contrairement aux gouvernés, ces décisions n’affectent pas que lui mais aussi d’autres individus. Il porte cette responsabilité, une responsabilité contractuelle, car elle est l’obligation de réparer un préjudice résultant de l’inexécution d’un contrat : celui de servir les gouvernés, pour leur bien. C’est un principe moral qui s’impose à son esprit. Ces actes ont des conséquences sur les gouvernés et qui ont pour seule origine la décision d’un homme : l’homme public. Ainsi en cas de mauvaises décisions qui n’apporteraient que peine aux gouvernés, l’homme public serait dans l’obligation de réparer le dommage qu’il a causé par sa seule faute et donc prendre une décision au sujet du litige qu’il a provoqué, c’est à dire être jugé. Il est toujours responsable de son « personnage » car par le fait même de gouverner, il consent à y être réduit. Il est responsable des jugements qui sont portés sur lui et l’image qu’il porte par ceux qui dépendent de son usage du pouvoir : (l2-3) « ni sur l’image souvent inexacte qu’ils donnent de lui ». Il ne peut se plaindre si les gens ont de lui une image qui ne correspond pas à la sienne propre, même s’il peut la trouver injuste. Selon Merleau-Ponty, l’homme public est responsable des conséquences de ses actes même lorsqu’elles n’étaient pas voulues. À travers son rôle, l’homme public joue le rôle d’un personnage dont il est responsable et pour appuyer cette idée, Merleau-Ponty fait référence à Diderot : (l3-5) « Comme Diderot le disait du comédien en scène, nous avançons que tout homme qui accepte de jouer un rôle porte autour de soi un « grand fantôme » dans lequel il est caché ». L’homme public est ainsi responsable du « personnage » qu’il donne à voir et des jugements portant sur ce personnage. Merleau-Ponty énonce l’idée selon laquelle l’homme public est responsable de son rôle, à l’image d’un comédien qui joue un personnage sans pour autant se dédouaner de ses actions sur ce rôle joué : (l5-6) « il est responsable de son personnage même s’il n’y reconnaît pas ce qu’il voulait être ». Il utilise cette métaphore du comédien car elle illustre parfaitement l’idée de politique comme comédie masquée : l’homme public endosse un rôle, celui de gouverner les autres, et peut donc être jugé non pas sur son rôle mais sur lui-même car il s’engage moralement avec les gouvernés tandis que similairement le comédien joue un personnage qui lui confère des responsabilités mais en cas de litige, c’est bien le comédien et non le personnage qui est jugé.Tandis que la première partie du texte aborde la politique comme comédie masquée, la question se décale ensuite dans la suite du texte : elle n’est plus celle de la responsabilité de l’homme public, mais de son propre point de vue, et finalement d’un rapport bien plus fondamental de tout individu à soi et à autrui.Selon Merleau-Ponty, le politique ne peut pas être jugé collectivement car notre vision de celui-ci varie grandement d’un individu à un autre, notamment entre l’homme public et les gouvernés : (l6-7) « Le politique n’est jamais aux yeux d’autrui ce qu’il est à ses propres yeux ».Dans notre société démocratique, garant d’une grande liberté de pensée, il est impensable de retrouver une doctrine politique majoritaire compte tenu des opinions très variées qui composent le paysage politique. La politique est un rapport de force entre les très diverses opinions politiques qui, comme le dit Merleau-Ponty, ne seront jamais les mêmes d’une personnage à une autre.Cette divergence s’expliquerait par le fait que les gouvernés n’analysent que brièvement et à la légère le politique de l’homme public : (l7-8) « non seulement parce que les autres le jugent témérairement ». Ils peuvent faire preuve d’un fort sentiment d’opposition au politique de l’homme public qui les conduit au rejet systématique des actes de celui-ci.Cette divergence est avant tout une question de point de vue qui diffère selon notre fonction ou situation : (l8-10) « mais encore parce qu’ils ne sont pas lui, et que ce qui est en lui erreur ou négligence peut être pour eux mal absolu, servitude ou mort ». L’homme public n’est pas qu’un autre pour les gouvernés en tant qu’homme public, il est un autre en tant que tout homme est pour autrui, un autre qu’à soi. Ainsi, une action politique n’est pas jugé de la même manière selon les conséquences personnelles qu’elle a sur nous et peut apparaître par exemple comme nécessaire d’un point de vue budgétaire par ceux qui ne sont pas impactés tandis qu’elle peut paraître injuste par ceux dont elle rendra la vie plus difficile. Par conséquent, le personnage joué par l’homme public peut-être encensé comme haï en fonction des situations de chaque individu et ne mérite ni l’éloge ni la critique car ces deux opinions ne seront jamais unanimes compte tenu du fait que le politique répond souvent aux intérêts d’une partie de la population en négligeant l’autre : (l10-11) «Acceptant, avec un rôle politique, une chance de gloire, il accepte aussi un risque d’infamie, l’une et l’autre « imméritées » ». L’homme public a une image de lui-même, et toute autre personne aura une image de lui distincte de cette image. Il ne mérite pas ni sa gloire ni son infamie, car il ne les a pas contrôlé, il y a seulement consenti. Il accepte volontiers la gloire éventuelle, il doit donc aussi accepter l’infamie, même à tort.Lors de la dernière partie du texte, Merleau-Ponty fait le constat de l’action politique et exprime le regard qu’il porte sur celle-ci.
Enfin, Merleau-Ponty aborde le thème de l’action politique et la critique vivement : (l11-12) « L’action est de soi impure parce qu’elle est action de l’un sur l’autre et parce qu’elle est action à plusieurs ». Selon lui, elle est « impure » car elle est l’imposition d’une action d’une minorité à une majorité, l’asservissement d’un groupe sur un autre. On peut identifier ces groupes : les gouvernants dominent et imposent cette action politique aux gouvernés. De plus, cette minorité gouvernante n’existerait qu’en groupe, en communauté : « elle est action à plusieurs ». L’action politique serait donc imposée par un groupe minoritaire de gouvernants qui exerce une domination sur les autres, dont les membres s’entraînent réciproquement et que l’on peut ainsi qualifier de caste. Merleau-Ponty critique ensuite la responsabilité de l’ensemble des politiques : (l13) « Aucun politique ne peut se flatter d’être innocent ». Selon lui, l’intégralité des politiques sont responsables de maux infligés aux gouvernés, que ce soit la lutte contre la pauvreté ou la guerre, car ils n’ont pas fait suffisamment pour mettre un terme aux problèmes de notre société. Les politiques sont même parfois à l’origine de guerres, notamment dans les régimes dictatoriaux, ou de la pauvreté, en cas de politique très libérale. Les politiques portent ainsi une part de responsabilité puisqu’ils sont représentatifs des gouvernés qui ont choisi des gouvernants menant ces politiques au nom des gouvernés. Selon Merleau-Ponty, l’homme public est responsable des conséquences de ses actes même lorsque celles-ci sont imprévisibles car son rôle lui impose de prévoir le futur en tirant des conclusions des événements du passé : (l13-14) « Gouverner, comme on dit, c’est prévoir, et le politique ne peut s’excuser sur l’imprévu ». Le politique ne peut pas s’excuser sur l’imprévu car c’est du devoir des gouvernants, qui sont les seuls à posséder un pouvoir décisionnel, d’anticiper le futur en connaissant les conséquences des crises et événements passés, par exemple, il est du devoir des hommes politiques d’encadrer les marchés pour éviter de nouveaux krachs boursiers provoqués par trop de dérégulations. Seulement, l’imprévisible existe bien ce qui résulte en une contestation de l’homme public et de action politique : (l14-15) « Or il y a de l’imprévisible. Voilà la tragédie ». L’homme public a pour obligation d’anticiper le futur seulement, il y a de l’imprévisible donc il n’est parfois pas en mesure de prédire l’avenir : son action politique semble ainsi injuste voire néfaste car elle est à l’origine de conséquences elles aussi néfastes. De ce constat, la méfiance de la société vis à vis de l’homme public et du politique grandit naturellement : c’est la « tragédie » dont parle Merleau-Ponty, une crise politique entre les gouvernés et les gouvernants.Pour conclure, l’homme politique est ici responsable de son image et de ses actions. En effet, Merleau-Ponty compare la politique à une comédie masquée. L’homme politique porte la responsabilité de ses actes et les conséquences qu’elles peuvent avoir puisqu’« il se mêle de gouverner les autres » et a ainsi pour rôle de prendre des décisions à la place des citoyens qu’il gouverne. Il est responsable des jugements qui sont portés sur lui et l’image qu’il porte par ceux qui dépendent de son usage du pouvoir car par le fait même de gouverner, il consent à y être réduit. L’homme politique joue aussi le rôle d’un personnage dont il porte la responsabilité à l’image d’un comédien qui joue un personnage sans pour autant se dédouaner de ses actions sur ce rôle joué. Le rapport à soi du jugement d’autrui est ensuite abordé : le politique ne peut pas être jugé collectivement car notre vision de celui-ci varie grandement d’un individu à un autre. Cette divergence est avant tout une question de point de vue qui diffère selon notre fonction ou situation. Par conséquent, le personnage joué par l’homme politique peut-être encensé comme haï en fonction des situations de chaque individu gouverné et ne mérite ni l’éloge ni la critique car ces deux opinions ne seront jamais unanimes compte tenu du fait que le politique répond souvent aux intérêts d’une partie de la population en négligeant l’autre. Enfin, Merleau-Ponty introduit l’action politique et l’accuse d’être impure, d’être imposée à un groupe par un autre, respectivement les gouvernés et gouvernants. Les gouvernants exercent une domination sur les gouvernés et sont ce que l’on peut considérer comme une caste. Selon lui, l’action politique est responsable de nombreux problèmes de la société car elle ne fait pas suffisamment pour les résoudre alors que l’homme politique, concepteur de cette action politique, est représentatif des gouvernés et est le seul à posséder le pouvoir de prendre des décisions. L’homme est responsable des conséquences de ses actes même lorsque celles-ci sont imprévisibles car son rôle lui impose de prévoir le futur pour éviter que le passé se répète, seulement l’imprévisible existe. L’homme politique faillit alors à gouverner et la méfiance vis à vis de lui et de son action augmente : c’est une crise politique et une tragédie selon Merleau-Ponty. Une question reste cependant en suspens : pourquoi l’homme politique, qui aurait pour rôle de prévoir le futur selon Merleau-Ponty, est responsable de ses actes alors que l’imprévisible existe ?



