Pour atteindre le beau, pensez-vous que la poésie ait à se libérer de toute utilité ?

Littérature

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir à tous,J’ai une dissertation sur Théophile Gautier à faire, mais je ne sais pas par où commencer.La citation est: "Tout ce qui est utile est laid, seul le beau ne doit servir à rien".A la suite de cela, j’ai une question: Pensez-vous comme T G que la poésie pour atteindre le beau ait à se libérée de toute utilité?J’ai compris que j’allais partir sur un plan dialectique, mais je ne sais pas quoi faire.

Le débat n’est pas nouveau : la poésie est-elle utile ou inutile ? L’utile est-il un sujet poétique ? Faut-il opposer laideur et beauté ? Utilité et inutilité ? Tout ce qui est utile est-il forcément laid  ? ( Qu’en pensent les designers ?) Baudelaire n’a-t-il pas transformé la laideur en beauté ? Que dire de Ponge et du Parti pris des choses ? Que dire de la poésie de Prévert ?Le vrai sujet n’est-il pas plutôt le traitement d’un thème plutôt que le thème lui-même ? Ne faut-il pas défendre l’inutile qui est parfois le nécessaire, le supplément d’âme ?"C’est véritablement utile puisque c’est joli".Saint-Exupéry

La poésie "utile", c’est généralement la poésie mise au service des gouvernants ou des puissants, ou d’un régime politique (poètes de cour, poètes soviétiques, etc.) La véritable poésie, c’est peut-être celle du poète libre, ou du moins le plus libre possible (et cela signifie aussi : libre du jugement des foules, des critiques attitrés… même si ça ne nourrit pas son homme).Quant au concept de "beauté" ou de ’laideur", on peut se poser des questions quand on voit par exemple comment l’art pictural a évolué depuis un peu plus d’un siècle. C’est quoi, la beauté ?Et pour ce qui est de "ait à se libérée", j’écrirais définitivement "ait à se libérer", étant donner que "se libérer" est un infinitif. Les infinitifs des verbes du 1er groupe se terminent en -er, on n’apprend plus ça au cours élémentaire ?

"Comme une langue ancienne

Qu’on voudrait massacrer,

Je veux être utile

À vivre et à rêver."

Et pour ce qui est de "ait à se libérée", j’écrirais définitivement "ait à se libérer", étant donner que "se libérer" est un infinitif. Les infinitifs des verbes du 1er groupe se terminent en -er, on n’apprend plus ça au cours élémentaire ?

Et pour ce qui est de "étant donner", cher Herodote, j’écrirais définitivement "étant donné", vu qu’il s’agit du participe passé d’un verbe du 1er groupe… On l’apprend assez tôt, ça aussi ! 😉

C’est la loi de l’attraction universelle… 🤪

Si l’on y réfléchit bien, l’iliade est une édification. C’est une manière de dire aux Grecs (le public du poète épique): regardez les malheurs qui se produisent lorsque vous êtes divisés devant l’ennemi". Et la cause de cette division est morale, Agamemnon qui ne respecte pas l’équité à l’égard d’Achille. Cela rejoint pour les Grecs de l’époque classique la hantise de la stasis. Peut-on imaginer qu’à l’époque de la Grèce archaïque, un poète épique ait pu présenter son récit comme un pur divertissement? À mon avis, impossible. L’argument moral (qui est en quelque sorte une utilité) apparaît obligatoire dans le cadre d’une civilisation holiste. L’utilité (morale) est donc un attribut de nombreuses productions poétiques, du moins dans l’Antiquité. D’une manière générale, assigner un but moral à une entreprise est une manière de l’élever. Cela repose sur la prééminence absolue du principe moral, considéré comme supérieur à toute autre considération.