"La littérature tient à tout" (citation de Benjamin Constant)

Entraide scolaire

27 réponses · Page 2 / 2

C'est encore moi !

J'ai fait une ébauche de plan, simplement pour voir si les exemples fonctionneraient et si les idées sont bonnes.

I Une littérature indissociable de la politique, de la morale et de la religion.

J'indiquerai seulement ici les exemples.
Les Caractères de La Bruyère
Les fables de La Fontaine
Rhinocéros de Ionesco
L'Education sentimentale de Flaubert
Le Tartuffe de Molière
Un barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras (je crois que la littérature coloniale a sa place ici).

Il va falloir que je choisisse dans cette liste. Lesquels vous paraissent les meilleurs ? Je les aime tous 😀


II Une tentative d'évasion.

- le Parnasse, l'Art pour l'Art
- le surréalisme, l'OULIPO.
- l'écriture solipsiste


III Un jugement réducteur : perte de vue de ce qu'est la littérature réellement.

La littérature est, comme l'a très bien dit Jean-Luc, une "expression unique". Elle est effectivement le lieu de l'expression de ses opinions, mais pas seulement. Constant ne sembla pas ici prendre en compte une dimension essentielle de la littérature : son caractère libérateur. La dénonciation politique ou les avis, il me semble, interviennet ensuite. La libération intérieure est une fin, la littérature un moyen. (En exemple je pensais au poème Plume de Michaux). Il m'est venu à l'esprit en rédigeant cela que la littérature c'est aussi -et peut-être avant tout- l'imagination de l'auteur. La fiction
n'est qu'une forme de libération de cette imagination, et la politique, la morale ou la religion ne sont que des formes : je pense au genre de l'utopie : c'est toujours au moins politique et moral (1984 d'Orwell). De plus, mais cette idée me semble à prendre avec des pincettes,
je me demande si l'analyse stylistique et la critique littéraire ne participent pas de cette volonté de place dans toutes les oeuvres un peu de politique, de morale ou de religion. Le jugement de Constant semble réduire la littérature à un outil de communication, tout simplement. Il faut que je m'attache à démontrer ici qu'il n'est pas que ça.


Conclu : il me semble que non, une littérature sans une de ces 3 choses ne peut pas exister, puisqu'elle est, par définition, une pensée unique et forcément l'essence de la littérature : la libération de l'auteur.

Qu'en pensez-vous ? Suis-je sur la mauvaise piste ?
Coucou !

Ma disserte est à rendre lundi prochain, et j'aurais besoin de votre avis sur mon intro. Ce qui m'interesse surtout c'est est-ce que les idées dans mon annonce de plan s'enchainent bien ?

Le 18ème siècle, le siècle des Lumières, voit l'essor d'une littérature nouvelle qui aborde une réflexion sur l'Homme, le monde, ses enjeux. C'est à son propos que Benjamin Constant écrit, dans son Esquisse d'un essai sur la littérature du 18ème siècle : " La littérature tient à tout. Elle ne peut être séparée de la politique, de la religion, de la morale. Elle est l'expression de l'opinion des hommes sur chacune de ces choses. Comme tout dans la nature, elle est effet et cause. La peindre comme un phénomène isolé, ce n'est pas la peindre".
On ne peut que remarquer l'extrême neutralité du ton de Constant. Il se place ici en tant qu'écrivain, mais également en tant que politicien, et grand orateur qu'il est. Cette littérature, indissociable des grandes questions humaines -la morale, la politique, la religion- l'est également de toute appréciation, de tout avis critique de celui qui écrit -des écrivains, donc, pour reprendre sa neutralité. Toutefois, la littérature semble hors de portée de la neutralité du ton de Constant, puisqu'elle est intimement liée au jugement des hommes. D’ailleurs, pour Constant, affirmer que ce lien n'existe pas, c'est ne pas comprendre l'essence de la littérature.
Dès lors, une littérature hors de tout avis des hommes sur la morale, la politique et la religion peut-elle exister ? La littérature semble en effet indissociable de ces opinions qu’évoque Constant, Toutefois, certains hommes se sont dressés contre cela et sont à l’origine de mouvements littéraires qui représentent une tentative d’évasion hors de cette littérature définie par Constant. Ces mêmes mouvements semblent prouver que Constant perd de vue ce qu’est la littérature réellement, son essence : une volonté de libération intérieure de l’auteur, due à une oppression, et qu’il a besoin de transcrire, qu’elle soit politique, morale ou religieuse.

Merci d'avance 🙂
J'ai eu 11. C'est pas si mal. Ce que j'apprécie surtout ce sont les commentaires de la prof : elle m'a dit que j'avais de " réelles qualités littéraires" et surtout que j'ai fait beaucoup de progrès. Je n'ai "que" 11 parce que ma troisième partie est complètement hors sujet. Mais je suis contente quand même. Il ne me reste plus qu'à avoir 9 au partiel, ce qui me paraît bien plus compliqué…
Bonsoir Angéluisa,

Je suis persuadée que les deux compliments "positifs" que t'a faits ta prof seront un meilleur baume qu'un 14… Nous n'avançons qu'avec des compliments, pas avec des notes… je suis convaincue de cela… Te voilà obligée de progresser encore ! 🙂

Muriel
merci de ton soutien !

Je comptais vraiment sur cette dissertation pour savoir si j'avais fait des progrès ou non. Si ça avait été non, j'aurais sans doute arrêté mes études. Tout mon avenir déterminé par une seule dissertation. C'est bête non ? Mais pourquoi s'entêter ? En tout cas, me voilà rassurée sur mes capacités, et presque prête à aborder les partiels sereinement (ce serait sans compter la double fracture à l'index droit que je me suis fait hier !!!!).

Merci en tout cas 🙂
Angel
Entraîne-toi à écrire de la main gauche 🙂
Et bonne chance
jen n'ai pas le choix. Sinon je dois passer directement au rattrapage ! Après avoir autant travaillé !!! c'est hors de question, j'ecrirai de la main gauche, même si c'est illisble !
merci de votre soutien en tout cas