Mon bonheur peut-il se partager ?

Entraide scolaire

30 réponses · Page 2 / 2

Si tout le monde est heureux, il n'y aura plus personne pour être malheureux, donc personne ne se rendra plus compte qu'il est heureux. C'est pareil avec l'argent : si tout le monde est riche, il n'y aura plus de pauvres. 🙄
Mais ne se sent-on heureux que par comparaison avec les autres ?
Et ne se rend-on compte qu'on a de l'argent que lorsque les autres en manquent ?
Il me semble que l'on peut être heureux dans l'absolu et non par comparaison.
Bien au contraire, plus le bonheur est présent plus l'on est susceptible d'être heureux (en général) : le bonheur est communicatif, et en ce sens il peut se partager.

Sujet suivant ? 😜
J'en doute, je pense qu'on compare toujours, même inconsciemment, soit avec le sort des autres, soit avec des épisodes de sa propre existence. Autrement le mot n'aurait aucun sens. Il n'y a bonheur que s'il y a malheur, les deux sont indissociables. Si on regarde la Roue de la Fortune (pas celle de la télé…), on est soit en haut, soit en bas, soit sur le côté, mais c'est toujours la même roue. Et elle tourne.
Si l'on compare avec des épisodes de sa propre existence, c'est avant tout avec ses propres malheurs ou son propre mal-être que l'on compare. Pas forcément avec les malheurs ou le mal-être des autres.
On n'a pas forcément besoin de faire des comparaisons - fussent-elles inconscientes - avec le ressenti ou la situation d'autres personnes pour se sentir mieux, pour se sentir plus heureux qu'on a été.
Un maître zen a dit que « votre pire ennemi, c'est vous-même ». C'est bien contre ses propres démons que l'on doit lutter. En principe, la victoire fait avancer sur la voie de la sagesse, et - en principe - du bonheur.

Au fait, marg34 a disparu… A-t-il trouvé le bonheur ?

> @""#p539945 J'en doute, je pense qu'on compare toujours, même inconsciemment, soit avec le sort des autres, soit avec des épisodes de sa propre existence. Autrement le mot n'aurait aucun sens. Il n'y a bonheur que s'il y a malheur, les deux sont indissociables. Si on regarde la Roue de la Fortune (pas celle de la télé…), on est soit en haut, soit en bas, soit sur le côté, mais c'est toujours la même roue. Et elle tourne.Que pensez-vous de la pensée d’Emily Dickinson : "The sense of living is joy enough." ? Je précise qu’elle a passé l’essentiel de sa vie recluse. Autrement pour le partage du bonheur, je me demande : oeuvrer dans la même direction et placer le bonheur en activité décuplera peut-être la modalité de notre joie, en persistance ou en intensité. Amour, amitié.Fraternité et engagement : Le don dans la joie, pour l’ancrer dans une forme d’éternité ? "Et si l’on peut te prendre ce que tu possèdes, qui peut te prendre ce que tu donnes ?” - Antoine de Saint-Exupéry.

Il faut peut-être cesser d’envisager le bonheur comme un absolu universel, valable en tous temps et pour toute l’humanité. Il semble que certains religieux (moines) par exemple aient trouvé leur bonheur dans la réclusion solitaire, le silence, et la privation d’à peu près tout ce qui peut sembler agréable. Que faut-il en déduire ?

L’idéologie du partage, du bonheur partagé, du don etc, n’est qu’une idéologie parmi d’autres (et dans quelle mesure se réalise-t-elle en pratique ?) Elle a sans doute des liens avec notre culture chrétienne, et est certes perçue généralement d’un oeil favorable par notre société. Mais n’est-ce pas d’abord à l’individu de juger où se trouve son bonheur à lui, plutôt que de se le laisser dicter par la société ?

Quand j’étais au lycée, j’avais noté une pensée que je croyais être de Sénèque, même si je n’ai pas retrouvé la source exacte depuis lors. En gros, cela disait "Car la vie heureuse est de vivre sans pensée", le mot "pensée" devant être interprété comme "sans souci, sans préoccupation". Et tout récemment, je ne sais plus où, j’ai lu que l’on trouve tout naturel d’accepter le bonheur quand il est présent, mais que c’est le malheur qu’on trouve insupportable et anormal. Cela me semble une juste remarque. Mais comme dit, au fond de moi-même je serais plutôt taoïste : pas de bonheur sans malheur, pas de blanc sans noir, ce sont juste des aspects différents et successifs d’une même réalité.

On ne sait pas si Marg a trouvé le bonheur, mais elle aura eu le mérite de déclencher une jolie discussion !

Le bonheur est relatif

Soit tu peux le partager si tu as confiance en toi, si tu es communicatif , car c’est une force de caractère

Soit tu es introverti et secret mais malgré tout heureux, car c’est un ressenti personnel et il y a surtout des bonheurs intimes qui n’ont pas besoin d ’être partagés.

Si par contre tu as besoin de donner, ton attitude envers les autres sera réceptive, et ils attendront de toi ce qu’ils ne trouvent pas seuls et tu partageras le BONHEUR.