Mon bonheur peut-il se partager ?
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Et ne se rend-on compte qu'on a de l'argent que lorsque les autres en manquent ?
Bien au contraire, plus le bonheur est présent plus l'on est susceptible d'être heureux (en général) : le bonheur est communicatif, et en ce sens il peut se partager.
Sujet suivant ? 😜
On n'a pas forcément besoin de faire des comparaisons - fussent-elles inconscientes - avec le ressenti ou la situation d'autres personnes pour se sentir mieux, pour se sentir plus heureux qu'on a été.
Au fait, marg34 a disparu… A-t-il trouvé le bonheur ?
> @""#p539945 J'en doute, je pense qu'on compare toujours, même inconsciemment, soit avec le sort des autres, soit avec des épisodes de sa propre existence. Autrement le mot n'aurait aucun sens. Il n'y a bonheur que s'il y a malheur, les deux sont indissociables. Si on regarde la Roue de la Fortune (pas celle de la télé…), on est soit en haut, soit en bas, soit sur le côté, mais c'est toujours la même roue. Et elle tourne.Que pensez-vous de la pensée d’Emily Dickinson : "The sense of living is joy enough." ? Je précise qu’elle a passé l’essentiel de sa vie recluse. Autrement pour le partage du bonheur, je me demande : oeuvrer dans la même direction et placer le bonheur en activité décuplera peut-être la modalité de notre joie, en persistance ou en intensité. Amour, amitié.Fraternité et engagement : Le don dans la joie, pour l’ancrer dans une forme d’éternité ? "Et si l’on peut te prendre ce que tu possèdes, qui peut te prendre ce que tu donnes ?” - Antoine de Saint-Exupéry.
Il faut peut-être cesser d’envisager le bonheur comme un absolu universel, valable en tous temps et pour toute l’humanité. Il semble que certains religieux (moines) par exemple aient trouvé leur bonheur dans la réclusion solitaire, le silence, et la privation d’à peu près tout ce qui peut sembler agréable. Que faut-il en déduire ?
L’idéologie du partage, du bonheur partagé, du don etc, n’est qu’une idéologie parmi d’autres (et dans quelle mesure se réalise-t-elle en pratique ?) Elle a sans doute des liens avec notre culture chrétienne, et est certes perçue généralement d’un oeil favorable par notre société. Mais n’est-ce pas d’abord à l’individu de juger où se trouve son bonheur à lui, plutôt que de se le laisser dicter par la société ?
Quand j’étais au lycée, j’avais noté une pensée que je croyais être de Sénèque, même si je n’ai pas retrouvé la source exacte depuis lors. En gros, cela disait "Car la vie heureuse est de vivre sans pensée", le mot "pensée" devant être interprété comme "sans souci, sans préoccupation". Et tout récemment, je ne sais plus où, j’ai lu que l’on trouve tout naturel d’accepter le bonheur quand il est présent, mais que c’est le malheur qu’on trouve insupportable et anormal. Cela me semble une juste remarque. Mais comme dit, au fond de moi-même je serais plutôt taoïste : pas de bonheur sans malheur, pas de blanc sans noir, ce sont juste des aspects différents et successifs d’une même réalité.
On ne sait pas si Marg a trouvé le bonheur, mais elle aura eu le mérite de déclencher une jolie discussion !
Le bonheur est relatif
Soit tu peux le partager si tu as confiance en toi, si tu es communicatif , car c’est une force de caractère
Soit tu es introverti et secret mais malgré tout heureux, car c’est un ressenti personnel et il y a surtout des bonheurs intimes qui n’ont pas besoin d ’être partagés.
Si par contre tu as besoin de donner, ton attitude envers les autres sera réceptive, et ils attendront de toi ce qu’ils ne trouvent pas seuls et tu partageras le BONHEUR.