L’agrégation : une voie "sûre" ?
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Et si on la passe deux fois, on a un niveau bac + 7 ? 😂
Ce n'est pas un diplôme, l'agrégation ne donne donc pas un niveau bac + 6.
Ah oui, c'est juste.
En fait, je crois que c’est bac +5.
Moi, je me suis préparé tout seul ou presque, le CNED ne s'étant avéré utile que pour les corrigés de devoirs et les échanges avec un professeur. Les autres, il ne fallait pas les déranger. Et rien sur la méthodologie !
Je pense que teddy tirera profit de l'erreur que j'ai commise en leçon en 1985.
Mon sujet était : "La composition du 1er livre de la Pharsale (de Lucain)"
Qu'a fait le preux Yvain ? Il a dégagé la composition du premier livre de la Pharsale qu'il a commentée au fur et à mesure des parties dégagées. 🆒 🆒
Résultat : 25/180, c'est à dire 2 7/9 sur 20.
Pourquoi ? Parce que la leçon n'est pas un exposé, mais traite le sujet suivant une problématique. En clair, une leçon sur la composition d'un texte n'est pas la composition du texte elle-même.
Élimination assurée.
Ah oui, j'ai oublié une raison de passer l'agrég, je me la suis rappelée par le biais du message de Laoshi, je crois : avoir un service moins lourd étant donné que je faisais 36 choses en même temps.
Je la mets en dernier, avec le salaire, non parce que j'ai honte, mais parce que c'est la vérité vraie.
C'est d'ailleurs une chose que les étrangers comprennent mal : quand vous êtes agrégé, vous faites moins d'heures et vous êtes payé plus…
Il n'y avait qu'un syndicat pour recommander le même service pour tous, soit 18h en collège, 15h en lycée.
"Le preux Yvain", j'admire la référence, s'il y avait de votre part l'intention de faire un jeu de mots !
Je ne suis pas sûr de comprendre "Parce que la leçon n'est pas un exposé, mais traite le sujet suivant une problématique." Cela signifie-t-il qui faille dégager une problématique de sa compréhension du texte ? En faire une explication linéaire, donc ?
Si je puis me permettre de m'éloigner quelque peu du sujet initial, quels sont selon vous les savoirs, en littérature, à transmettre en hypokhâgne ? Je suppose que le choix des œuvres à faire étudier diffère d'un professeur à l'autre, selon les préférences et choix personnels de chaque enseignant, mais quid des "axes" d'étude? Car j'imagine que la méthode la plus traditionnelle reste : Le roman de ses débuts à nos jours, puis : Le théâtre, de ses origines à nos jours, ensuite : La poésie…etc…
Oui, enfin un jeu de mots, c'est beaucoup dire, mon pseudo renvoie au roman de Chrétien de Troyes, mon auteur médiéval de prédilection.
Non, il ne s'agit pas d'une explication de texte, mais d'un sujet sur la composition d'un vaste ensemble, de son "plan" si l'on veut : il faut bien sûr dégager ce plan, mais ce dernier ne constitue en rien l'exposé lui-même, ce qui est d'ailleurs tout à fait légitime : il nécessite un recul, une réflexion critique sur le "plan" retenu par l'auteur et non une poussière de remarques désorganisées. Le plan de la leçon n'est pas à modeler sur le plan du texte.
C'est une erreur de débutant.
L'année suivante, j'ai un sujet casse-gueule : l'étude littéraire de l'acte III de Bérénice. Là encore, il ne fallait pas faire de "juxtaposition", mais se donner une problématique qui permette de ne laisser de côté aucun des aspects fondamentaux du texte, tout en suivant un chemin qui mènerait l'auditeur quelque part. Bref, c'était à moi de trouver mon propre sujet !
Je n'ai mené l'auditeur quelque part que partiellement, puisque j'ai eu 11/20, mais cette note suffisait amplement pour me qualifier.
Et puis, j'ai eu aussi des points forts, à l'écrit comme à l'oral. Je n'en parlerai pas par discrétion.
Hélas, je ne peux pas parler des classes prépas, dans lesquelles je n'ai jamais mis le pied, ni en tant qu'étudiant, ni en tant que prof.
Je n'eusse pas tenu une demi-journée dans cet enfer.
J'ai choisi la fac parce que je pouvais y faire ce dont j'avais envie, quand j'en avais envie.
Je pense qu'en prépa, les axes d'études font l'objet d'une note ministérielle chaque année ou tous les deux ans.
Désolé si je me montre un peu insistant, mais s'agit-il d'un plan thématique ?
Si ce n'est pas le cas j'essaierai de relire attentivement votre message, lorsque je serai un peu moins occupé.
Puisqu'il s'agit d'une leçon, faut-il que l'analyse soit présentée sous forme de cours ? Je sais qu'il y a une épreuve de ce type au CAPES (suivant le programme de l'enseignement secondaire), mais pour le coup j'ai un trou de mémoire en ce qui concerne l'agrégation.
En fait, je crois que c’est bac +5.
Le comptage en années a peu d'intérêt, en réalité, je pense. Le système LMD est plus sensé, mais il ne rend pas honneur aux parcours français (notamment en raison des concours comme l'agrégation).
Je ne comprends pas. LMD ?
Bonjor Laoshi,
https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9forme_Licence-Master-Doctorat
En gros, ça sert à uniformiser les diplômes européens en 3 niveaux : bac+3, bac+5 et bac+8.
LMD = licence-master-doctorat.
Le système LMD est plus sensé, mais il ne rend pas honneur aux parcours français
Merci, Hippocampe, je comprends maintenant.
Je suis agrégée mais seulement LM…alors bac + 4.
Comme le dit Yvain, le système ne favorise pas les froggies.
Les polytechniciens sont au même niveau que les diplômés de l'école lambda.
En France, tout le monde sait que l'agrég vaut plus que bac+4.
Il manque une petite prime pour ceux qui ont été deux fois admissible à l'ENS…
D'ailleurs j'ai créé un fil pour savoir où en sont les BTS et les DUT ? Ce sont des diplômes très appréciés en entreprise. Mais on les obtient en 2 années après le bac alors que font-ils par rapport au LMD ?
Teddy
Bien que, par souci de liberté intellectuelle, le jury ne fixe aucune norme "officielle" en matière d'organisation de la dissertation à l'écrit et de la leçon à l'oral, il proscrit à juste titre la juxtaposition, donc, dans une certaine mesure, les plans thématiques. Si vous avez un personnage à étudier, il faut par exemple éviter de faire : 1° son portrait physique, 2° son portrait moral, 3° sa fonction. En fait tout sujet doit être problématisé, ce qui est une manière d'assurer à l'exposé un cheminement sans rupture et une efficacité plus grande. Il faut qu'on saisisse le mouvement d'une pensée, non un catalogue, toujours entaché de formalisme.
La leçon n'est pas un cours dans la mesure où l'aspect didactique est absent des attendus. Malgré tout, le niveau visé, bien qu'implicite, est celui des prépas.
Bon, au boulot pour la reprise !
Hélas, je ne peux pas parler des classes prépas, dans lesquelles je n'ai jamais mis le pied, ni en tant qu'étudiant, ni en tant que prof.
Je n'eusse pas tenu une demi-journée dans cet enfer.
Yvain, comment peux-tu parler d’enfer à propos de ce que tu ne connais pas ?
Pour ma part, c’est la fac qui m’est apparue comme un enfer lorsque j’y ai mis le pied (car j’y ai mis le pied, moi, heureusement pour très peu de temps !)
Il m'est arrivé de discuter des prépas avec d'anciens élèves, avec des collègues qui en avaient l'expérience, et surtout mes deux enfants sont passés par là (en sciences, mais on peut extrapoler). Je précise que jamais je ne les y ai poussés, ils ont fait comme ils ont voulu.
FAY CE QUE VOULDRAS
Aussi maintiens-je le mot "enfer", mais en précisant : enfer pour moi.
enfer pour moi.
L'enfer de Nantes ? 😀
Je ne comprends pas. LMD ?
Pardon Laoshi, comme ça a été dit, je pensais au système Licence-Master-Doctorat. Mais effectivement, le système académique français étant beaucoup plus fondé sur le concours que dans d'autres pays, c'est difficile de le faire entrer dans ce moule.
Vous faites allusion à la Nuit de l'Enfer ?
Merci pour votre réponse, Yvain. Pour la leçon, il s'agit en fait d'une explication, presque comme un cours magistral, si je ne m'abuse.
Bonne soirée à vous.
Bonsoir,
vous parlez d'enfer ici ou d'enfer là. (Bravo pour l'enfer de Nantes.) Mais après ce qu'a dit Yvain, je souhaite réagir.
Pour ma part j'ai fait trois ans de prépa.
En premier lieu Maths sup. Cette année a été extrêmement dure, non à cause du niveau des exercices, du rythme de travail ou, ce qu'on lit parfois, d'une compétition de dingues entre les élèves. Non, ce fut très dur à cause du caractère des deux profs principaux. La prof de maths était une cruelle folle furieuse (son cas était pathologique) tandis que celui de physique et chimie était doucereux et vicieux. Pas de chance d'être tombé entre les mains de ces deux-là.
En second lieu Maths spé. Quelle surprise, les deux profs étaient des gens humainement très bien. Eh bien nous ne nous sentions nullement en enfer. Nous avions pas mal à travailler (plus qu'en Maths sup) mais l'ambiance était agréable. Au point que j'ai foiré les concours exprès pour pouvoir faire une seconde Maths spé.
Enfin, je trouve le mot enfer un rien déplacé. Beaucoup d'humains vivent des choses bien plus pénibles que ce que les préparationnaires peuvent connaître.
Voilà, je voulais le dire.
Idem… merci Hippocampe. Mes trois années de prépa littéraire ont été les plus épanouissantes, les plus enrichissantes de mes études, avec des enseignants passionnants et impliqués qui n'avaient rien de monstres infernaux.