L’agrégation : une voie "sûre" ?

La filière littéraire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir tout le monde,

Étant donné toutes les suppressions de postes qui impactent principalement, d'après ce que l'on entend aux informations, les professeurs des écoles ainsi que ceux de l'enseignement secondaire (je suppose qu'il s'agit des professeurs certifiés), j'aimerais savoir si ces suppressions concernent également les professeurs agrégés.
En bref, si l'on aspire à enseigner dans le secondaire et/ou dans le Supérieur, l'agrégation est-elle une voie sûre ?
Merci par avance,
Teddy01.
L'agrégation n'est pas une voie plus sûre que les autres concours d'enseignement.
Les suppressions se postes se font d'ordinaire lors de départs à la retraite. Elles touchent toutes les catégories.
Tu devrais vérifier ce que tu "entends" et ne pas faire de supposition.

https://fr.statista.com/statistiques/500135/effectifs-enseignants-enseignement-premier-second-degre-france/
Oui, les agrégés ne sont pas une "caste" de privilégiés du point de vue de leur statut.

Ce n'est pas la première fois que je remarque que l'agrégation est fort mal connue des étudiants.
Je vous remercie pour toutes vos réponses. Je ne manquerai pas de consulter le lien que vous me proposez. J'étais réellement persuadé que le titre donnait une forme "d'invincibilité", en tout cas en ce qui concerne ces suppressions.
En matière de suppressions, s'il n'y a pas de volontaires, c'est le dernier arrivé qui part. Les points qu'il a acquis ne lui servent que pour la mutation qu'il peut faire pour "corriger" son relogement.
D'accord, je comprends mieux, maintenant.
Merci à vous.
Par contre, cela a peut-être changé, mais de mon temps, un agrégé dont le poste est supprimé devait être réaffecté en lycée, réaffectation qu'il pouvait modifier ensuite par le biais d'une demande de mutation tardive ou de délégation rectorale si son nouveau poste ne lui convenait pas.
J'en sais quelque chose, je suis passé par là…
Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris, cette fois. Si son poste est supprimé, il est réaffecté ? Cela signifie donc qu'il ne "perd" pas son titre? Dans ce cas, sa réaffectation se fait-elle sur les postes d'autres professeurs qui n'enseignent plus ?
ou sur le poste de quelqu'un qui a demandé sa mutation ou sur un poste nouvellement créé.
Un fonctionnaire le reste.
Je pense que tu as mal compris. Une fois que tu as obtenu l'agrégation, on ne peut pas te l'enlever. Tu auras toujours un poste. Même chose pour les certifiés. Quand on parle de "suppressions", c'est juste qu'il y a moins de postes au concours et donc moins d'enseignants titulaires. Mais ceux qui le sont le restent.
Si ton poste est supprimé dans un établissement, on t'en propose un autre. Les agrégés ne sont ni plus ni moins concernés.
Mais oui, un agrégé, comme un certifié sont des fonctionnaires. Vous vous rendez compte de l'injustice qui consisterait à déchoir du titre un pauvre prof dont le poste est supprimé ??
Il ne manquerait plus que cela !!!

On est radié du corps des agrégés :
- si l'on a démissionné (acte irrévocable),
- si l'on est radié pour faute grave (pas pour incompétence ! 😂 ),
- si l'on accède à un autre corps, celui des inspecteurs, par exemple, mais dans ce cas, on conserve son titre d' "agrégé de l'université" : il faut ici distinguer le titre et l'appartenance à un corps.
D'accord, je vous remercie pour toutes ces précisions. Je pose ces questions car le concours de l'agrégation me tente assez.
Puis-je me permettre de vous demander ce que l'agrégation représente pour vous ?
Eh bien, déjà, je suis étudiant en CPGE et je côtoie toute la semaine des enseignants agrégés, qui maîtrisent vraiment les sujets dont ils nous parlent. Même si j'ai rencontré des professeurs certifiés qui étaient très intéressants, qui maîtrisaient tout aussi bien leurs cours, je ne peux m'empêcher de percevoir en les agrégés une différence, l'impression de cours plus "poussés", complets (cela étant certainement dû au fait qu'en prépa -en première année-, en tout cas, il n'y a pas de bachotage).
Et puis pour moi, qui lis beaucoup d'articles au sujet de l'enseignement, des différents concours et consorts, le statut de professeur agrégé offre des avantages multiples, et plus obtenir ce concours serait une satisfaction personnelle, en raison de l'exigence qu'il demande.
obtenir ce concours serait une satisfaction personnelle, en raison de l'exigence qu'il demande.
Cela me paraît une raison nécessaire et suffisante. 🙂
Oui, et comment imaginez-vous votre travail d'agrégé débutant ?

Ceux qui me connaissent bien savent que j'ai une idée derrière la tête en posant ces questions, mais n'ayez à craindre aucune chausse-trape malintentionnée.

Vous pouvez d'ailleurs me retourner toutes ces questions.
Un chausse-trappe ? J’aurais dit une…
Enfin, on en apprend tous les jours.
L’agrégé débutant est en principe un professeur débutant tout comme un certifié débutant. Il a de la chance. Il a un service de base moins lourd que celui d’un certifié. Et il est un peu mieux payé. 🙂
Il en a quand même bavé pour avoir son concours, surtout à l’oral. (Euh, je m’égare…je parle de moi…)
Je laisse cette discussion.

Teddy, je voulais simplement vous dire que le travail du professeur ne se limitait pas à la transmission d'un savoir sauf, à la rigueur, en CPGE (et encore), mais vous ne risquez pas d'y être nommé tout de suite.
Je voulais vous dire aussi que je ne le déplore pas.
Mais hélas, nous sommes loin d'offrir à chacun ce qui lui serait nécessaire.
Il faut penser à ceux à qui l'école convient, mais par malheur, il y en a beaucoup plus de l'autre côté de la barrière, et ce n'est pas qu'une question de "manque de moyens intellectuels".
L'impossibilité de réformer le système français à cause des habitudes acquises et de la peur de l'inconnu (comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes et que l'on n'avait jamais PEUR en entrant en classe !) font que cela risque de durer encore un bon moment.

Faites des stages d'observation dans plusieurs établissements, y compris des collèges.
Sympathique, Jehan, de modifier mon message sans me le signaler !
Est-ce pour éviter à Yvain de perdre la face pour une simple faute de frappe ?
J’ai l’impression que l’on n’a jamais ce genre d’égards pour moi, que plutôt l’on se gausse et que je n’ai qu’à m’excuser platement.

Cela étant, moi, je ne laisse pas la discussion, et j’abonde dans le sens d’Yvain concernant le métier d’enseignant.
En passant le concours de l’agrégation, on a un peu l‘impression d’avoir fini ses études, d’avoir poussé ses recherches un peu plus loin, d’avoir franchi un palier. on est content (en principe) d’avoir réussi.
On n’en demeure pas moins la plupart du temps un enseignant pour ne pas dire un éducateur, face à des élèves divers, dans une classe de lycée ou (c’était mon cas, mais aussi mon choix) de collège. Et là, il faut aimer les enfants plus que sa discipline, il faut du savoir-faire et un bonne capacité d’adaptation. Et les élèves de prime abord ne sont pas tous aimables, car pas tous faits pour entendre la même parole.
C’est difficile et bien souvent on fait ce que l’on pense être le mieux, mais pas forcément ce qu’on voudrait. D’où un sentiment de frustration presque inévitable.