Structure de la lecture linéaire
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Bonjour, je suis en première et j’ai beaucoup de mal avec la lecture linéaire, par exemple
Entre chaque mouvement faut-il donner une petite phrase de conclusion : par exemple pour « la laitière et le pot au lait »
Le première mouvement est :La Fontaine présente son personnage et annonce l’objet de sa fable mais je ne vois pas ce que je peux mettre en conclusion, et dois-je faire une sorte de mini introduction entre chaque mouvement par exemple pour le mouvement 2 qui est (dans l’annonce plan de la vrai introduction)😜errette parle au discours directe et fantasme sur l’avenir, j’ai mis en phrase d’introduction à la fin du premier mouvement : Des vers 12 à 21 on voit le développement du projet de Perette avec…
Et je commence mon développement (après l’introduction et l’annonce du plan par: Tout d’abord du v1 a 11, La Fontaine plante le décor de sa fable…
Pour la conclusion, est-elle correcte selon cette problématique :On peut donc se demander en quoi l’évocation comique d’une scène campagnarde permet à LF d’enseigner une morale au lecteur ?
Conclusion: La morale est donc presque aussi grande que la fable on dirait qu’il y a une deuxième fable à l’intérieur, c’est une fin comique et légère mais la fable est plus complexe que ce qu’elle en a l’air
J’ai vraiment du mal à trouver des conclusion partielle et introduction, pour les introduction il fait en quelque sorte reformuler ce qu’on a dit dans l’annonce du plan ?
Ou par exemple pour le savetier et le financier je comment le premier mouvement par : La Fontaine commence par présenter 2 personnages opposés,…
Et en bilan du premier mouvement : Donc avec avec les portraits des 2 personnages,La Fontaine montre des le début de la fable sa préférence pour le savetier
J’ai vraiment besoin d’aide s’il vous plaît
Merci d’avance
Tu t'inquiètes pour les transitions alors qu'elles doivent paraître naturelles, comme si tu expliquais à un interlocuteur et avançais avec lui dans les mouvements de la fable.
Si tu as d'abord dégagé les étapes de la structure, l'intérêt de chaque étape du récit, si tu as repéré les spécificités de chaque étape, l'ensemble va évoluer avec aisance en ne perdant pas de vue le sens général, la morale à tirer, qu'elle soit explicité ou sous-entendue.
Je n’ai pas trop compris et ai-je bien fais ou c’est à refaire ?(pour les exemples donnés)
Comme vient de te le dire Floréale, tu t'inquiètes alors que tu ne le devrais pas.
L'explication linéaire est l'explication la plus naturelle qui soit d'un texte, puisqu'elle suit l'ordre de la lecture.
Tu lis bien sûr soigneusement le texte en question.
Tu présentes le texte, son sujet, sa structure.
Puis tu te poses au fur et à mesure de ta lecture les trois questions : Quoi ? Comment ? (très important, ce sont toutes les remarques sur la façon de l'auteur, sur son art du récit, son style, etc.) Pourquoi ?
L'explication vient d'elle-même. Tu ne racontes pas le texte, tu ne le résumes pas, tu cherches l'intérêt de ce qui est écrit et de la façon dont c'est écrit, tout en réfléchissant au but (supposé) poursuivi par l'auteur.
Il faut donc que la personne qui lit la lecture comprenne qu’il y a des transitions sans qu’elles apparaissent vraiment ? Qu’elles soient dites d’une façon un peu implicite ? Et puis-je avoir un exemple ?
un exemple modeste.
Prenons le début de la fable Le loup et l’agneau.
On pourrait dire à peu près ceci :
Dès le premier vers, de façon abrupte, La Fontaine énonce la morale d’un récit dont nous ignorons encore tout. Il s’agit d’un constat : « La raison du plus fort est toujours la meilleure ». Un constat au présent de vérité générale qui n’appelle aucune contradiction. Le fabuliste en tient en effet la preuve toute prête. (Tout à l’heure signifie à l’époque tout de suite, sur-le-champ.)
Le récit-démonstration peut alors commencer, avec, tout d’abord la présentation des deux protagonistes.
Ce récit commence par un doux tableau, celui de l’agneau
dépeint dans un cadre bucolique.
Un agneau se désaltérait
Dans le courant d’une onde pure.
De ces deux octosyllabes se dégagent une paix et une fraîcheur que vont démentir les vers suivants.
L’atmosphère change avec l’arrivée du loup, dont la brusquerie est bien rendue par l’utilisation du présent de narration Un loup survient à jeun et le changement de mètre …
Piry, ce que tu proposes convient, ne cherche pas à en faire trop, présente quelque chose de naturel. De toute façon nous sommes tous débutants pour cette épreuve 😉
D’accord merci ! Une dernière question pour la problématique, comment je dit à l’oral la problématique, d’un coup :
Comment La Bruyère fait-il le portrait d’un beau parleur qui s’oppose à l’idéal de l’honnête homme ?
Ou plutôt :
Il s’agira donc de voir: Comment La Bruyère fait-il le portrait d’un beau parleur qui s’oppose à l’idéal de l’honnête homme ?
Je ne crois pas que ce soit une problématique. Tu annonces seulement le sujet d'un texte. enfin, il me semble.
C’est pourtant ce que notre professeur nous a donné mais je ne sais pas comment le dire entre les 2 manières.
"De la Société" IX, Les Caractères (1688) La Bruyère
Arrias a tout lu, a tout vu, il veut le persuader ainsi; c'est un homme universel, et il se donne pour tel : Il aime mieux mentir que de se taire ou de paraître ignorer quelque chose. On parle, à la table d'un grand, d'une cour du Nord : il prend la parole, et l'ôte à ceux qui allaient dire ce qu'ils en savent ; il s'oriente dans cette région lointaine comme s'il en était originaire ; il discourt des mœurs de cette cour, des femmes du pays, de ses lois et de ses coutumes : il récite des historiettes qui y sont arrivées ; il les trouve plaisantes, et il en rit le premier jusqu'à éclater. Quelqu'un se hasarde de le contredire, et lui prouve nettement qu'il dit des choses qui ne sont pas vraies. Arrias ne se trouble point, prend feu au contraire contre l'interrupteur. « je n'avance, lui dit-il, je ne raconte rien que je ne sache d'original : je l'ai appris de Sethon, ambassadeur de France dans cette cour, revenu à Paris depuis quelques jours, que je connais familièrement, que j'ai fort interrogé, et qui ne m'a caché aucune circonstance. » Il reprenait le fil de sa narration avec plus de confiance qu'il ne l'avait commencée, lorsque l'un des conviés lui dit : « C'est Sethon à qui vous parlez, lui-même, et qui arrive de son ambassade. »
La Bruyère fait-il le portrait d’un beau parleur qui s’oppose à l’idéal de l’honnête homme ?
En fait, même si ce que tu proposes n'est pas si mal, une vraie problématique devrait soulever un problème que l'étude va résoudre, c'est pourquoi la reformulation est un exercice un peu difficile puisqu'il faudrait qu'elle soit en tension.
Je te donne un exemple :
Arrias est-il la caricature du beau parleur ou le portrait en creux de l'honnête homme ?Pas d'inquiétude, on n'attend pas une problématique. Juste une question qui sert de "projet de lecture" pour cerner les enjeux du texte. Donc ce que tu proposes convient.
Floréale te montre la différence avec une véritable problématique, qu'on va par exemple attendre dans l'idéal pour un commentaire composé (mais soyons honnête, on se contente en général d'une question d'analyse pour des élèves de première, c'est déjà bien).
D’accord merci mais comme tout doit paraître naturel, comment dois-je dire la problématique, je ne peux pas la dire de façon direct avec par exemple de floreale: Arrias est la caricature du beau parleur ou le portrait en creux de l'honnête homme ?
Il faut que je la dise de cette manière ?: Il s’agira de voir si Arrias est la caricature du beau parleur ou le portrait en creux de l'honnête homme ?
Ta reformulation est bonne et en effet, tu peux oraliser.
Et concernant l’oral du bac, est-ce que vous pensez qu’il est possible d’apprendre par cœur toutes les lectures linéaires car je ne suis pas capable « d’improviser » ou plutôt de m’aider seulement avec des notes, je peux seulement par coeur
Le par cœur, non parce que l'oral précisément est dans une situation de communication. Tu ne lis pas, tu parles à l'examinateur. Tu auras le temps de préparation et justement, dans ton brouillon, fais apparaître les étapes et l'essentiel de ton analyse.
Apprends les "grandes lignes", les choses les plus importantes que tu ne veux pas oublier, mais il est impossible de tout retenir par cœur et il faut garder un peu de naturel.
D’accord et dans cette introduction, est-ce que vous voyez la problématique ou il n’y en a pas et je dois rajouter quelque chose (c’est celle du professeur
qui nous l’a donné faite car manque de temps)?:
Introduction : « Le Petit Chaperon Rouge » est un conte réécrit par Perrault, auteur classique connu pour ses Contes de ma mère l'Oye parus en 1687, mais qui a fait l'objet avant lui de très nombreuses déformations et adaptations. La version que nous étudions est caractérisée par sa fin brutale – moins violente toutefois que dans d'autres versions, comme celle des frères Grimm - : le Petit Chaperon Rouge meurt mangé par le loup. L'intérêt de cette histoire réside dans son sens symbolique : il s'agit d'une mise en garde contre les prédateurs sexuels qui menacent les enfants. La couleur rouge du chaperon, hautement symbolique, évoque le sang qui va couler. Perrault respecte donc ici les codes du genres de l'apologue : il utilise le détour de l'imagination pour faire passer un message moral. Le passage étudié se situe à la fin du conte, lorsque le Petit Chaperon Rouge frappe chez sa grand-mère après avoir traversé la forêt et fait la course avec le loup.
La conclusion est :
Un texte cruel et inquiétant, qui utilise la forme enfantine du conte pour mettre en garde les enfants contre les « loups ». Mais au lieu de placer d'un côté l'histoire inventée, de l'autre la réalité, Perrault complexifie les choses : le Petit Chaperon Rouge n'est pas un personnage si simple qu'il n'en a l'air, et le conte est bien plus explicite qu'on ne l'attendrait d'un récit destiné aux enfants. La morale est moins claire que ce qu’on serait en droit d'attendre, puisque Perrault conserve la métaphore du loup, sans dévoiler clairement son sujet. Le texte est à la fois très clair et crypté. En revanche, il met explicitement en garde les jeunes filles contre les beaux parleurs, et les dangers d'une parole séductrice - qui pourrait bien être aussi celle..du conte…
Je voudrai aussi savoir comment faire pour apprendre car sans apprendre par cœur je n’y arrive pas je sais que je vais oublié plein de choses (déjà que j’en oublie en apprenant par cœur)
Tes fiches de préparation, même détaillées, devraient avoir des titres qui déclencheraient tes idées qui reviendront forcément puisque tu connais les textes.
L'essentiel, c'est encore de connaître les textes par coeur…ou presque.