Bonjour, pouvez-vous m'aider pour l'explication d'un texte ?
Je pense avoir trouvé la thèse : pour lui le désir comblé n'amène pas au bohneur mais au malheur. C'est une cause de notre souffrance.
Il faut aussi que je trouve les différentes parties du texte : je pense que c'est : de "Tout désir…" à "y met fin", puis de "mais pour un…" à "jusqu'à demain" et enfin de "tant que nous sommes…" jusqu'à la fin du texte.
Je ne comprends pas trop ce qu'il dit à partir de "tant que nous sommes…" jusqu'à la fin. Est-il en train de dire qu'il faut arrêter de désirer ?
Tout désir procède d’une privation, c’est-à-dire d’une souffrance. La satisfaction y met fin ; mais pour un désir satisfait, dix au moins sont contrariés ; de plus le désir est long, et ses exigences tendent à l’infini ; la satisfaction est courte. Mais ce contentement suprême n’est lui-même qu’apparent: le désir satisfait fait place aussitôt à un nouveau désir ; le premier est une déception reconnue, le second est une déception non encore reconnue. La satisfaction d’aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltérable. C’est comme l’aumône qu’on jette à un mendiant : elle lui sauve aujourd’hui la vie pour prolonger sa misère jusqu’à demain. Tant que nous sommes asservis à l’impulsion du désir, aux espérances et aux craintes continuelles qu’il fait naître, tant que nous sommes sujets du vouloir, il n’y a pour nous ni bonheur durable, ni repos. Poursuivre ou fuir, craindre le malheur ou chercher la jouissance, c’est en réalité tout un: l’inquiétude d’une volonté toujours exigeante, sous quelque forme qu’elle se manifeste, emplit et trouble sans cesse la conscience; or, sans repos le véritable bonheur est impossible.
Le monde comme volonté et comme représentation, Schopenhauer.
Je pense avoir trouvé la thèse : pour lui le désir comblé n'amène pas au bohneur mais au malheur. C'est une cause de notre souffrance.
Il faut aussi que je trouve les différentes parties du texte : je pense que c'est : de "Tout désir…" à "y met fin", puis de "mais pour un…" à "jusqu'à demain" et enfin de "tant que nous sommes…" jusqu'à la fin du texte.
Je ne comprends pas trop ce qu'il dit à partir de "tant que nous sommes…" jusqu'à la fin. Est-il en train de dire qu'il faut arrêter de désirer ?



