L’imagination sert-elle la pensée ?

Entraide scolaire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,je viens sur ce forum pour vous demander de l’aide à propos d’un sujet de dissertation qui je me parle pas du tout, et qui tourne aussi autour de la pensée.
La problématique est celle ci: « L’imagination sert elle la pensée? »
Avec en première partie:
« L’imagination sert à la pensée »
Et en seconde partie:
« Les limites de l’imagination »
Et il faut savoir que cette dissertation dois tourner autour du 17ème siècle, et se baser surtout sur Lafontaine et ses fables comme exemple.
Toute aide de votre part m’aiderait vraiment, je dois le rendre pour lundi prochain par mail à mon professeur.
Merci d’avance.
Je te conseille de te documenter sur l'apologue et de lire des sujets sur l'efficacité de l'apologue pour t'aider. Ensuite tu appliqueras les arguments spécifiquement aux fables. Renseigne-toi sur ce que dit Rousseau pour critiquer les fables pour ta deuxième partie. Sinon les arguments pour la première partie sont toujours un peu les mêmes, que l'on parle des fables, des contes philosophiques, etc (efficace grâce au divertissement, à l'identification, à l'illustration concrète, contourner la censure etc.). Ne te lance pas dans ce devoir sans avoir pris le temps de lire des choses sur ces caractéristiques.
Bonsoir,

Est-ce un sujet de français ou de philosophie ?
C'est une dissertation de français en lien avec le nouveau programme, parcours "Imagination et pensée au XVIIème siècle" et l'étude du deuxième recueil de Fables de la Fontaine.
Merci Ammy.

As-tu pensé à questionner les termes du sujet ? La première chose à faire est de dégager une problématique, autrement il est difficile de trouver un dépassement.

Sans définir / redéfinir tes termes, rien ne paraît contradictoire en soi dans le sujet.

Pourtant :

Imagination (Larousse) :
"Fonction par laquelle l'esprit voit, se représente, sous une forme sensible, concrète, des êtres, des choses, des situations dont il n'a pas eu une expérience directe".
L'imagination produit des images, d'évènements passés ou fictifs.
L'on parle également d'imagination pour signifier des productions insolites, des créations de l'esprit. (Larousse) :
"Capacité d'élaborer des images et des conceptions nouvelles, de trouver des solutions originales à des problème"
On lui oppose souvent le réel, l'incarné, mais également la raison. Car l'imagination est vue au sens commun comme une production psychique presque insensée. Elle est intime.

La pensée quant à elle : (Larousse)
"Ensemble des processus par lesquels l'être humain au contact de la réalité matérielle et sociale élabore des concepts, les relie entre eux et acquiert de nouvelles connaissances"
Quand on pense, on peut raisonner… On au contraire laisser court à la rêverie, à ses souvenirs, à ses émotions premières.

Servir enfin, murmure l'idée d'une hiérarchie, car quand je sers, je seconde. On le prend dans l'idée d'une aide.

Alors, à quelles fins répondrait l'imagination pour la pensée ? La connaissance sans doute, dans un premier temps. Qui est une quête d'universalité et de vérité.

La problématique pourrait donc-être la suivante : Les images produites par l'imagination, comme productions fictives et singulières, peuvent-elles effectivement mener l'esprit vers une vérité générale et universelle ?
J'ai questionné ici la singularité / universalité, mais tu pourrais aussi questionner la "relation d'ordre" entre fictif et réel dans l'accès à la vérité, qui, après tout, relève d'une abstraction.

Ta première partie pourrait évoquer l'universalité de certains symboles ou images clichées qui permettent à tous de se représenter plus facilement les torts et les moeurs.

La négation de la thèse peut évoquer les artifices, déformations, mensonges de l'imagination, la trop grande simplicité des histoires pour représenter une connaissance crédible, et la relativité des références, qui parlent plus à certains qu'à d'autres (on parle bien de LA pensée, par d'une pensée).

Je te laisse trouver ton dépassement. Tu peux redéfinir la pensée et ses finalités sur un mode plus singulier par exemple. Tu peux explorer l'articulation hiérarchique entre imagination et pensée.

Bon courage.
"Imagination, reine des facultés" dira Baudelaire, "Mystérieuse faculté que cette reine des facultés !" dans Curiosités esthétiques.

L'imagination éloigne-t-elle du réel ou au contraire nous ramène-t-elle au réel ?

I. L'imagination du fabuliste est féconde : elle sollicite sa culture des fables antiques, l'observation de la société de son temps, la réflexion dans les bois et forêts. Elle lui permet d'exceller dans un genre abouti, la fable peuplée d'animaux qui nous ressemblent et qui allie récit et morale.

II. L'imagination du lecteur est sollicitée. L'argumentation indirecte retient l'attention et illustre une morale à retenir.

III. L'apologue propose un détour mais il n'est pas incompatible avec d'autres genres qui proposent une argumentation plus directe et permettent d'enrichir la réflexion plus abstraite.