Merci Ammy.
As-tu pensé à questionner les termes du sujet ? La première chose à faire est de dégager une problématique, autrement il est difficile de trouver un dépassement.
Sans définir / redéfinir tes termes, rien ne paraît contradictoire en soi dans le sujet.
Pourtant :
Imagination (Larousse) :
"Fonction par laquelle l'esprit voit, se représente, sous une forme sensible, concrète, des êtres, des choses, des situations dont il n'a pas eu une expérience directe".
L'imagination produit des images, d'évènements passés ou fictifs.
L'on parle également d'imagination pour signifier des productions insolites, des créations de l'esprit. (Larousse) :
"Capacité d'élaborer des images et des conceptions nouvelles, de trouver des solutions originales à des problème"
On lui oppose souvent le réel, l'incarné, mais également la raison. Car l'imagination est vue au sens commun comme une production psychique presque insensée. Elle est intime.
La pensée quant à elle : (Larousse)
"Ensemble des processus par lesquels l'être humain au contact de la réalité matérielle et sociale élabore des concepts, les relie entre eux et acquiert de nouvelles connaissances"
Quand on pense, on peut raisonner… On au contraire laisser court à la rêverie, à ses souvenirs, à ses émotions premières.
Servir enfin, murmure l'idée d'une hiérarchie, car quand je sers, je
seconde. On le prend dans l'idée d'une aide.
Alors, à quelles fins répondrait l'imagination pour la pensée ? La connaissance sans doute, dans un premier temps. Qui est une quête d'universalité et de vérité.
La problématique pourrait donc-être la suivante :
Les images produites par l'imagination, comme productions fictives et singulières, peuvent-elles effectivement mener l'esprit vers une vérité générale et universelle ?
J'ai questionné ici la singularité / universalité, mais tu pourrais aussi questionner la "relation d'ordre" entre fictif et réel dans l'accès à la vérité, qui, après tout, relève d'une abstraction.
Ta première partie pourrait évoquer l'universalité de certains symboles ou images clichées qui permettent à tous de se représenter plus facilement les torts et les moeurs.
La négation de la thèse peut évoquer les artifices, déformations, mensonges de l'imagination, la trop grande simplicité des histoires pour représenter une connaissance crédible, et la relativité des références, qui parlent plus à certains qu'à d'autres (on parle bien de LA pensée, par d'une pensée).
Je te laisse trouver ton dépassement. Tu peux redéfinir la pensée et ses finalités sur un mode plus singulier par exemple. Tu peux explorer l'articulation hiérarchique entre imagination et pensée.
Bon courage.