Je n'ai pas lu la première réponse d'Anne, mais je comprends qu'elle n'avait pas accordé. Elle est maintenant revenue là-dessus et accorde. Je dirais comme Talleyrand : « Il faut se méfier du premier mouvement, c'est toujours le bon.» (Il y a plusieurs versions de cette prétendue citation)
En effet, si l'analyse de la phrase montre clairement un COD placé avant le participe passé conjugué avec "avoir" et suggère donc un accord, il existe une très ancienne tradition de non-accord dans ce cas spécifique où le sujet de la subordonnée est "cela", qu'Anne avait rappelée indirectement dans un message :
Dans sa « Grammaire des grammaires », Charles Pierre Girault-Duvivier écrivait : « Les anciens grammairiens avaient encore cherché à établir une exception bien singulière : ils voulaient que le participe passé employé dans les temps composés d’un verbe actif, quoique précédé de son régime direct, ne s’accordât point avec ce régime, lorsque le sujet était énoncé par le démonstratif cela. Ils étaient d’avis de dire “les soins que cela a exigé”, “les peines que cela a donné”, au lieu de “les soins que cela a exigés”, “les peines que cela a données”. Mais depuis longtemps cette exception n’est plus admise. » On écrira donc, par exemple, « La liberté que cela m’a offerte ».
Bien sûr, la conclusion de la Grammaire des grammaires est qu'il faut accorder, mais j'ai l'impression qu'il reste encore, deux siècles plus tard, un peu de résistance à le faire dans certains cas.
Alors, certes, dans l'exemple spécifique "il ne se rend pas compte des efforts que cela a demandés", l'accord passe sans problème, à la lecture comme à l'écoute, car "demandé" et "demandés" ont la même prononciation au masculin singulier et pluriel.
Mais imaginons un féminin, et un verbe qui marque bien la différence au féminin, comme dans cet exemple que je prends sur une autre forum :
J’ai trouvé longues les minutes que cela m’a pris pour tenter de répondre.
L'analyse requiert "prises", mais je crois que ça passe assez difficilement, en tout cas pour moi.