Bonjour,
Comme convenu, pour désengorger le sujet "traductions latin-français", j'ouvre un sujet spécifique à la série Invitation au Latin, pour y regrouper toutes les questions concernant les textes utilisés dans ces manuels.
J'étudie ce soir le chapitre 19 du manuel de 3e, et je bute sur un texte intitulé "profession de foi d'un soldat".
Novissime hoc factum est. Donativum ex praecepto principum dividebatur in castris ; milites laureas coronas ferentes procedebant. Vocatur illuc quidam magis Dei quam principum miles, ceteris fortior fratribus qui se duobus dominis servire posse rati erant. Solus, libero capite, corona in manu, sic agens ut constaret eum esse christianum, stabat. Tribuno defertur : jam ordinem deseruerat. Statim tribunus : « Cur, inquit, diverso modo te geris ? » Negavit ille sibi sicut ceteri agere licere. Causam quaerenti : « Christianus sum », inquit.
*Novissime hoc factum est : il s'est passé ceci dernièrement ? est-ce une phrase standard pour annoncer un récit ?
*Un soldat de Dieu plutôt qu'un soldat des princes, plus courageux que ses frères qui pensaient [ou plutôt, avaient pensé ?, mais pourquoi le plus-que-parfait ?] pouvoir servir deux maîtres, est appelé là-bas (?). [Deux maîtres fait-il bien référence à Dieu + au(x) prince(s), apparemment Caraclla et Géta à l'époque?]
*Tribuno defertur : jam ordinem deseruerat = il est mené devant un tribun : il avait déja abandonné son rang ? [si ma traduction littérale est bonne, je ne comprends pas bien le sens d'abandonner son rang].
*Diverso modo : pourquoi te comportes-tu de manière contraire [aux autres] ?
O quam gloriosus miles in Deo ! Gravissimam paenulam posuit, caligas absolvit, gladium inutilem etiam ad Deum defendendum et coronam reddidit, et nunc donativum Christi in vinculis exspectat.
Pas sûr :
Quel glorieux soldat en [de ?] Dieu ! Il a déposé sa pèlerine trop lourde, délié ses sandales, rendu son épée inutile même pour défendre Dieu, ainsi que sa couronne, et attend maintenant la gratification du Christ dans les fers.
[…] Isti autem, qui se esse christianos dicunt, martyrium adire nolunt. Timent ne tam bona et longa pax tandem intermittatur. Fieri etiam potest ut quidam eorum, ob illud factum, libros sacros jam procul ab urbe extulerint, impedimenta vehere coeperint, fugam paraverint de civitate in civitatem. Non jam Evangelii meminerunt. Novi quoque sunt pastores eorum : in pace leones et in proelio cervi.
Ceux-ci, qui se disent chrétiens, ne veulent pas aller au martyre. Ils craignent qu'une paix si bonne et si longue ne soit finalement interrompue [doit-on comprendre qu'ils ne sont pas convaincus de l'éternité du paradis chrétien ?].
Fieri etiam potest = il se peut même ?
Que certains [quidam peut aussi bien être un nominatif singulier que pluriel, n'est-ce pas ?], à cause de cet acte [celui du soldat plus haut dans le texte ?] ont déja emporté leurs livres sacrés loin de la ville […]. Ils ne se souviennent plus des Évangiles [comment ça ?]. Leurs pasteurs sont aussi nouveaux : ils sont des lions en temps de paix, et des cerfs au combat [là aussi le sens m'échappe].
Merci d'avance !
Comme convenu, pour désengorger le sujet "traductions latin-français", j'ouvre un sujet spécifique à la série Invitation au Latin, pour y regrouper toutes les questions concernant les textes utilisés dans ces manuels.
J'étudie ce soir le chapitre 19 du manuel de 3e, et je bute sur un texte intitulé "profession de foi d'un soldat".
Novissime hoc factum est. Donativum ex praecepto principum dividebatur in castris ; milites laureas coronas ferentes procedebant. Vocatur illuc quidam magis Dei quam principum miles, ceteris fortior fratribus qui se duobus dominis servire posse rati erant. Solus, libero capite, corona in manu, sic agens ut constaret eum esse christianum, stabat. Tribuno defertur : jam ordinem deseruerat. Statim tribunus : « Cur, inquit, diverso modo te geris ? » Negavit ille sibi sicut ceteri agere licere. Causam quaerenti : « Christianus sum », inquit.
*Novissime hoc factum est : il s'est passé ceci dernièrement ? est-ce une phrase standard pour annoncer un récit ?
*Un soldat de Dieu plutôt qu'un soldat des princes, plus courageux que ses frères qui pensaient [ou plutôt, avaient pensé ?, mais pourquoi le plus-que-parfait ?] pouvoir servir deux maîtres, est appelé là-bas (?). [Deux maîtres fait-il bien référence à Dieu + au(x) prince(s), apparemment Caraclla et Géta à l'époque?]
*Tribuno defertur : jam ordinem deseruerat = il est mené devant un tribun : il avait déja abandonné son rang ? [si ma traduction littérale est bonne, je ne comprends pas bien le sens d'abandonner son rang].
*Diverso modo : pourquoi te comportes-tu de manière contraire [aux autres] ?
O quam gloriosus miles in Deo ! Gravissimam paenulam posuit, caligas absolvit, gladium inutilem etiam ad Deum defendendum et coronam reddidit, et nunc donativum Christi in vinculis exspectat.
Pas sûr :
Quel glorieux soldat en [de ?] Dieu ! Il a déposé sa pèlerine trop lourde, délié ses sandales, rendu son épée inutile même pour défendre Dieu, ainsi que sa couronne, et attend maintenant la gratification du Christ dans les fers.
[…] Isti autem, qui se esse christianos dicunt, martyrium adire nolunt. Timent ne tam bona et longa pax tandem intermittatur. Fieri etiam potest ut quidam eorum, ob illud factum, libros sacros jam procul ab urbe extulerint, impedimenta vehere coeperint, fugam paraverint de civitate in civitatem. Non jam Evangelii meminerunt. Novi quoque sunt pastores eorum : in pace leones et in proelio cervi.
Ceux-ci, qui se disent chrétiens, ne veulent pas aller au martyre. Ils craignent qu'une paix si bonne et si longue ne soit finalement interrompue [doit-on comprendre qu'ils ne sont pas convaincus de l'éternité du paradis chrétien ?].
Fieri etiam potest = il se peut même ?
Que certains [quidam peut aussi bien être un nominatif singulier que pluriel, n'est-ce pas ?], à cause de cet acte [celui du soldat plus haut dans le texte ?] ont déja emporté leurs livres sacrés loin de la ville […]. Ils ne se souviennent plus des Évangiles [comment ça ?]. Leurs pasteurs sont aussi nouveaux : ils sont des lions en temps de paix, et des cerfs au combat [là aussi le sens m'échappe].
Merci d'avance !



