Dans le Roman de Renart et les Fabliaux érotiques, le comique est-il fondé sur un abandon de la mora

Entraide scolaire

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Au lieu de parler l'un comme l'autre …/…
C'est à dire ?
oui je suis étudiant
floréale, j'en étais resté au message 15 quand j'ai posté.


Lolosixty, vous avez lu tous les textes que vous avez cités ?

Allez, pour vous dépanner, mais ajoutez du vôtre…

Le comique :
- est l'expression d'une justice immanente : on est content que le fourbe, le trompeur, le méchant reçoivent à terme leur châtiment : c'est le comique de farce le plus courant ;
- intervient aussi en faveur du trompeur dont on admire l'inventivité, la présence d'esprit : l'empathie que l'on doit ressentir envers la victime disparaît alors. Abandon de la morale car on se met à admirer l'individu qui se dresse contre les lois sociales et la morale transcendante, d'origine humaine ou religieuse (fondée en ce cas sur la pitié ou la charité). Je songe surtout à Renart et à Trubert.
- Mais même en ce cas, après la disparition du comique, la réflexion intervient et combat les impressions précédentes : soit elle confirme l'impuissance de la société à évoluer (Renart), soit elle jette des ferments de révolte dans les esprits, mais de manière implicite dans les deux cas : infériorité de la femme, vices du clergé (il y a trois fabliaux comportant des prêtres débauchés dans votre corpus), impossibilité des grands à faire régner le simple droit… Dans le procès de R., j'ai été frappé par le plaidoyer par lequel R. flétrit l'injustice des grands ; il serait crédible s'il ne pratiquait pas lui-même l'injustice, l'hypocrisie et le parjure !