Bonjour,
Ma leçon du jour présente la notion citée en titre, avec les exemples suivants :
Quas scripsisti litterae, eae mihi jucundissimae fuerunt.
Quae facinora commisit, ea turpissima sunt.
Qui rex nemini ignoscit, is civium iram timet.
Quarum legum populus cupidus erat, eae libertatem omnibus attulerunt.
Etc.
J'ai du mal à m'approprier cette construction, tant elle me paraît étrangère aux langues que je connais. Du coup je serais curieux de savoir si c'est une particularité du latin, ou bien si on la retrouve dans d'autres langues, anciennes ou modernes.
Merci !
J'aurais écrit quas scripsisti litteras, eae…
En grec ancien, la tournure existe.
Elle est par contre étrangère aux deux langues modernes que je connais le mieux.
Merci Yvain, oui c'est moi qui ai mal recopié… et merci pour ta réponse. Je suis en train de me dire que la tournure existe en chinois (j'écris sous le contrôle de Laoshi si elle me lit), mais je ne sais plus comment ça s'appelle : exposition thématique, ou quelque chose comme ça ?
Je te lis, mikomasr, tu le sais bien. 🙂
Mais je n’osais m’immiscer dans la progression de ce fil.
Je ne crois pas que l’on puisse comparer le chinois et le latin.
Ce qui est caractéristique en chinois, c’est que la proposition relative se place avant le nom qu’elle détermine et avant même l’unique pronom relatif 的 qui s’intercale entre la proposition relative et le nom. (我 没 有 你 要 的 画 报 : je n’ai pas la revue que tu veux).
Mais comme il n’y a pas de déclinaison dans cette langue qu ne ressemble pas aux langues indo-européennes, je ne vois pas de rapprochement possible.
Merci Laoshi. [Ce n'est pas vraiment de ça que je parlais, j'ai retrouvé le nom du concept mais en anglais seulement : topic-comment structure. Du genre (exemple retrouvé sur le net) : 。这家餐厅,服务很好.]
Mais finalement comme tu dis ce n'est pas comparable, puisqu'on n'a plus cette histoire d'antécédent au même cas que le pronom relatif, qui me semble être le détail le plus surprenant de la construction latine pour un apprenant francophone…
L'inversion corrélatif/adjectif relatif, tournure proche de celle qui nous occupe, est fréquente dans les langues anciennes : ainsi, au lieu de dire pater talis est qualis filius, on préfère dire qualis pater, talis filius ; de même quot capita, tot sententiae ; et l'on peut trouver l'équivalent de cette dernière tournure en russe сколько голов, столько умов (skol'ko golov, stol'ko oumov) = "autant de têtes, autant d'avis".
Je précise que cette translittération ne correspond pas tout à fait à la prononciation, mais peu importe.