Bonsoir à tous, j'aurais besoin d'une aide afin de rédiger un commentaire de texte sur un extrait du roman didactique et épique de Fénelon « Les Aventures de Télémaque, fils d’Ulysse ».
J'ai fini mon introduction ainsi que l'annonce de mon plan. Je souhaiterais tout d'abord avoir des avis, des critiques quant à mon plan ainsi qu'à ma problématique. Enfin, pourriez-vous me donner une piste pour différentes idées ?
Voici ci-dessous le texte à commenter ainsi que ma problématique et mon plan.
Je vous remercie par avance de vos réponses et de l'intention que vous me porterez.
Dans ce texte à discours narratif, écrit à la première personne d’un point de vue omniscient, dans lequel Télémaque, prisonnier dans une tour, assiste, ici à la guerre civile opposant le roi d’Égypte à ses sujets révoltés contre lui.
Problématique : j'en ai plusieurs, laquelle est la meilleure ? Laquelle répond le mieux à mon plan ?
1. Nous nous demanderons en quoi cet extrait relève d’un portrait moraliste ?
2. Nous nous demanderons en quoi cet extrait illustre la devise du XVII ème siècle : « Plaire et instruire » ?
3. Nous nous demanderons en quoi cet extrait permet-il en réalité une satire de l’absolutisme royal et une critique de la politique de Louis XIV ?
4. Nous nous demanderons en quoi cet extrait constitue une situation d’énonciation entre l’énonciateur Fénelon représenté par Télémaque et le destinataire le Duc de Bourgogne ?
Annonce du plan :
Dans un premier temps, nous analyserons le portrait moraliste decrit par Télémaque.
Dans un second temps, nous étudierons la morale de ceux récit épique à visée didactique.
Enfin, dans un troisième et dernier temps, nous verrons en quoi le personnage du Roi d’Égypte reflète-t-il l’absolutisme royal ainsi que les différents gouvernements et autorités tyranniques du XVII ème Siècle.
I. Un portait moraliste
a. Un roi tout-puissant ?
b. Un roi vulnérable
II. Une morale à visée didactique
a. Un récit qui plaît et qui instruit à la fois
b. Une morale qui fait appel à la raison
III. Une satire de l’absolutisme royal et des différents gouvernements et autorités tyranniques du XVII ème Siècle
a. Une satire du Roi Louis XIV
b. Une dénonciation des mœurs des sociétés occidentales du XVII ème siècle
Est-ce que quelqu'un aurait l'amabilité de m'aider s'il vous plaît ? 😐 😐
J'ai fini mon introduction ainsi que l'annonce de mon plan. Je souhaiterais tout d'abord avoir des avis, des critiques quant à mon plan ainsi qu'à ma problématique. Enfin, pourriez-vous me donner une piste pour différentes idées ?
Voici ci-dessous le texte à commenter ainsi que ma problématique et mon plan.
Je vous remercie par avance de vos réponses et de l'intention que vous me porterez.
Je fus, du haut de cette tour, spectateur d’un sanglant combat. Les Egyptiens qui avaient appelé à leur secours les étrangers, après avoir favorisé leur descente, attaquèrent les autres Egyptiens, qui avaient le roi à leur tête. Je voyais ce roi qui animait les siens par son exemple : il paraissait comme le dieu Mars : des ruisseaux de sang coulaient autour de lui ; les roues de son char étaient teintes d’un sang noir, épais et écumant ; à peine pouvaient-elles passer sur des tas de corps morts écrasés. Ce jeune roi, bien fait, vigoureux, d’une mine haute et fière, avait dans ses yeux la fureur et le désespoir : il était comme un beau cheval qui n’a point de bouche ; son courage le poussait au hasard, et la sagesse ne modérait point sa valeur. Il ne savait ni réparer ses fautes, ni donner des ordres précis, ni prévoir les maux qui le menaçaient, ni ménager les gens dont il avait le plus grand besoin. Ce n’était pas qu’il manquât de génie : ses lumières égalaient son courage ; mais il n’avait jamais été instruit par la mauvaise fortune ; ses maîtres avaient empoisonné par la flatterie son beau naturel. Il était enivré de sa puissance et de son bonheur ; il croyait que tout devait céder à ses désirs fougueux : la moindre résistance enflammait sa colère. Alors il ne raisonnait plus ; il était comme hors de lui-même : son orgueil furieux en faisait une bête farouche ; sa bonté naturelle et sa droite raison l’abandonnaient en un instant ; ses plus fidèles serviteurs étaient réduits à s’enfuir ; il n’aimait plus que ceux qui flattaient ses passions. Ainsi il prenait toujours des partis extrêmes contre ses véritables intérêts, et il forçait tous les gens de bien à détester sa folle conduite.L’extrait étudié est tiré du deuxième livre de cette œuvre.
Longtemps sa valeur le soutint contre la multitude de ses ennemis ; mais enfin il fut accablé. Je le vis périr : le dard d’un Phénicien perça sa poitrine ; les reines lui échappèrent des mains ; il tomba de son char sous les pieds des chevaux. Un soldat de l’île de Chypre lui coupa la tête ; et, la prenant par les cheveux, il la montra, comme en triomphe, à toute l’armée victorieuse.
Je me souviendrai toute ma vie d’avoir vu cette tête qui nageait dans le sang, ces yeux fermés et éteints, ce visage pâle et défiguré, cette bouche entrouverte, qui semblait vouloir encore achever des paroles commencées, cet air superbe et menaçant, que la mort même n’avait pu effacer. Toute ma vie il sera peint devant mes yeux, et, si jamais les dieux me faisaient régner, je n’oublierais point, après un si funeste exemple, qu’un roi n’est digne de commander et n’est heureux dans sa puissance qu’autant qu’il la soumet à la raison. Hé ! quel malheur, pour un homme destiné à faire le bonheur public, de n’être le maître de tant d’hommes que pour les rendre malheureux !
Dans ce texte à discours narratif, écrit à la première personne d’un point de vue omniscient, dans lequel Télémaque, prisonnier dans une tour, assiste, ici à la guerre civile opposant le roi d’Égypte à ses sujets révoltés contre lui.
Problématique : j'en ai plusieurs, laquelle est la meilleure ? Laquelle répond le mieux à mon plan ?
1. Nous nous demanderons en quoi cet extrait relève d’un portrait moraliste ?
2. Nous nous demanderons en quoi cet extrait illustre la devise du XVII ème siècle : « Plaire et instruire » ?
3. Nous nous demanderons en quoi cet extrait permet-il en réalité une satire de l’absolutisme royal et une critique de la politique de Louis XIV ?
4. Nous nous demanderons en quoi cet extrait constitue une situation d’énonciation entre l’énonciateur Fénelon représenté par Télémaque et le destinataire le Duc de Bourgogne ?
Annonce du plan :
Dans un premier temps, nous analyserons le portrait moraliste decrit par Télémaque.
Dans un second temps, nous étudierons la morale de ceux récit épique à visée didactique.
Enfin, dans un troisième et dernier temps, nous verrons en quoi le personnage du Roi d’Égypte reflète-t-il l’absolutisme royal ainsi que les différents gouvernements et autorités tyranniques du XVII ème Siècle.
I. Un portait moraliste
a. Un roi tout-puissant ?
b. Un roi vulnérable
II. Une morale à visée didactique
a. Un récit qui plaît et qui instruit à la fois
b. Une morale qui fait appel à la raison
III. Une satire de l’absolutisme royal et des différents gouvernements et autorités tyranniques du XVII ème Siècle
a. Une satire du Roi Louis XIV
b. Une dénonciation des mœurs des sociétés occidentales du XVII ème siècle
Est-ce que quelqu'un aurait l'amabilité de m'aider s'il vous plaît ? 😐 😐



