Thibaut de Champagne - Je suis comme la licorne…

Entraide scolaire

20 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

J'ai un exercice en français ( Seconde ) qui est celui-ci :

Quelle image est développée dans la 1ere strophe ? Quel est l'intérêt de l'image ?
Je suis comme la licorne
En extase devant la jeune fille
Dont elle ne détache pas ses regards.
Elle éprouve un si doux malaise
Qu’elle tombe sans connaissance en son giron.
Alors on la met à mort par traîtrise.
De même Amour et ma dame
M’ont blessé à mort, en vérité :
Ils ont mon cœur et je ne puis le reprendre.
Le problème, c'est que je n'ai pas compris le sens de la question et qu'est ce que je dois faire et rechercher, merci pour vos aides.
Bonsoir,

L'image est contenue dans le premier vers
"Je suis comme la licorne"

Ici, tu dois expliciter le symbolisme de cet animal fabuleux dans ce poème d'amour courtois.
Du coup si j'ai bien compris je dois définir le sens du mot "licorne" et aussi il a quel intérêt avec l'amour dans la 1ère strophe?

Merci pour votre réponse.
Pas le sens, mais la force de l'image.
Cherche sur internet ce que représente la licorne pour les poètes courtois.
Habituellement c'est la jeune femme qui est associée à cet animal fabuleux.
Il te faut rendre compte de ce détournement.
https://www.lelivrescolaire.fr/page/6411828
@Jean-Luc
Associée, mais non confondue (ou je t'ai mal compris ?) A l'époque "classique", une jeune fille séduit la licorne, être mâle attiré par la virginité, et l'entraîne dans le piège du chasseur.
Il n'y a donc pas détournement.
Bonjour,

Merci pour vos réponse, grâce à ça j'ai essayer de rédiger un texte.

Est-ce-que je peux vous l'envoyer ?
Vous pouvez le poster ici, si vous le voulez.

Pour votre information, voici le texte original :
Ausi comme unicorne sui
Qui s'esbahit en regardant
Quant la pucele va mirant.
Tant est liee de son ennui;
Pasmee chiet en son giron ;
Lors l'ocit on en traïson.
Et moi ont mort d'autel senblant
Amors et ma dame, por voir ;
Mon cuer ont, n'en puis point ravoir.
Voici mon texte :

L'image dévelopée dans la première strophe est celui de la licorne.
La licorne au Moyen-Age est présentée sous la forme d'un gracieux cheval blanc, c'est une créature féerique, fabuleuse et fantastique.
Elle est doublée d'une force surnaturelle et elle est fidèle en amour.
C'est l'emblème de la pureté d'âme, d'amour honnête et pur et de chasteté.
Autrefois, la licorne au Moyen-Age était une créature rare recherché par les chasseurs. Pour en attraper une, on devait avoir un jeune femme vierge.

L'auteur ( Thibaut de Champagne) se compare à la licorne car lui aussi est attirer par la beauté de la jeune fille qu'il a en face de lui, le sort réservé aux licornes est la captivité où même la mort car celle-ci est attirée par la jeune vierge qui ne s'attend pas à voir des chasseurs, c'est la case dans cette première strophe " On la met à mort par traîtrise" (V.6). L'homme est donc mis à mort car il est tombée sous le charme de la jeune dame qui certainement possède déjà l'amour d'un seigneur d'où la traîtrise dans le vers 6.
Bon, c'est plutôt bien, mais je ne suis pas tout à fait d'accord avec la fin de votre analyse, en particulier avec l'interprétation du mot traïson.
Pour vous ils faudrait changer quoi ?

Et par rapport à traîtrise je faisais référence à ce vers " Alors on la met à mort par traîtrise. "

Merci pour votre réponse.
Yvain a raison.
La traîtrise évoque plutôt la surprise du poète de se découvrir mortellement blessé par la flèche de Cupidon alors qu'il s'abandonne sans défense.
C'est une variation sur les thèmes de l'amour, la vie et la mort, du bonheur et de la souffrance inextricablement mêlés.
Oui, on a ici un lieu commun de la lyrique médiévale, celui du "piège" que constitue l'amour qui fond sans crier garde sur le pauvre amant. On retrouve un avatar de ce locus jusque chez les Précieux : c'est le fameux thème du "vol du cœur".

Molière s'en est moqué dans les Précieuses ridicules (scène X) :

MASCARILLE :
Oh ! oh ! je n'y prenais pas garde ;
Tandis que, sans penser à mal, je vous regarde,
Votre œil en tapinois me dérobe mon cœur ;
Au voleur ! au voleur ! au voleur ! au voleur.


La voilà, la traïson de l'Amour !

Par contre, dans la suite de la chanson, l'amant va en effet craindre toutes sortes d'obstacles, dont d'éventuels rivaux, mais ça, c'est autre chose…

Bonjour, j’aurais besoin de votre aide car j’ai mon oral blanc de français lundi (je suis en seconde) et je dois faire une analyse linéaire du texte de Thibault de Champagne "Je suis comme la licorne". J’ai étudié ce texte en cours mais l’analyse de mon prof est très superficielle. Pourriez-vous me donner un exemple d’analyse sur ce texte ? Voici le texte : Je suis comme la licorne En extase devant la jeune fille Dont elle ne détache pas ses regards. Elle éprouve un si doux malaise Qu’elle tombe sans connaissance en son giron. Alors on la met à mort par traîtrise. De même Amour et ma dame M’ont blessé à mort, en vérité : Ils ont mon cœur et je ne puis le reprendre. Dame, quand je fus devant vous Et que je vous vis pour la première fois, Mon cœur tressaillit tant Qu’il vous resta à mon départ. Je fus alors emmené sans demande de rançon, Captif dans la douce prison Dont les piliers sont faits de désir, Les portes de beaux regards Et les anneaux de bon espoir. Amour a la clé de la prison Et il y a placé trois portiers. Le premier s’appelle Beau Semblant Et Amour a fait de Beauté leur maîtresse. Il a mis Danger devant la porte, Un vilain, affreux, traître, dégoûtant, Un gueux, un scélérat. Ces trois-là sont rusés et hardis, Ils se saisissent vite d’un homme. Qui pourrait supporter les mauvais traitements Et les assauts de ces portiers ? Jamais Roland ni Olivier Ne soutinrent si grandes batailles ; Ils vainquirent en combattant, Mais c’est en s’humiliant qu’on triomphe de ceux-là. Patience est le porte-bannière ; En ce combat dont je vous parle, Il n’y a d’autre salut qu’en la pitié. Dame, je ne redoute rien de plus Que d’être privé de votre amour. J’ai tant appris à supporter. Que je suis à vous par habitude ; Et dussiez-vous en être fâchée, Je ne pourrais y renoncer en rien, Sans en garder le souvenir, Sans que mon cœur soit toujours En prison, auprès de moi. Dame, puisque je ne sais pas tromper, Il serait temps d’avoir pitié de moi, Accablé sous un si pesant fardeau.

Ce fil pourrait t’aider.

https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/63647/thibaut-de-champagne-je-suis-comme-la-licorne

Merciii

Bonjour, je suis en classe de seconde et ma professeur de français nous a posé les questions suivantes sur le texte "Je suis comme la licorne " de Thibaut de Champagne :Quel est l’objectif de ce poème ?En quoi la femme a-t-elle le pouvoir sur l’homme ?j’espère pouvoir trouver de l’aide car cela fait des heures que je tourne en rondVoici le texte :Je suis comme la licorneEn extase devant la jeune filleDont elle ne détache pas ses regards.Elle éprouve un si doux malaiseQu’elle tombe sans connaissance en son giron.Alors on la met à mort par traîtrise.De même Amour et ma dameM’ont blessé à mort, en vérité :Ils ont mon cœur et je ne puis le reprendre.Dame, quand je fus devant vousEt que je vous vis pour la première fois,Mon cœur tressaillit tantQu’il vous resta à mon départ.Je fus alors emmené sans demande de rançon,Captif dans la douce prisonDont les piliers sont faits de désir,Les portes de beaux regardsEt les anneaux de bon espoir.Amour a la clé de la prisonEt il y a placé trois portiers.Le premier s’appelle Beau SemblantEt Amour a fait de Beauté leur maîtresse.Il a mis Danger devant la porte,Un vilain, affreux, traître, dégoûtant,Un gueux, un scélérat.Ces trois-là sont rusés et hardis,Ils se saisissent vite d’un homme.Qui pourrait supporter les mauvais traitementsEt les assauts de ces portiers ?Jamais Roland ni OlivierNe soutinrent si grandes batailles ;Ils vainquirent en combattant,Mais c’est en s’humiliant qu’on triomphe de ceux-là.Patience est le porte-bannière ;En ce combat dont je vous parle,Il n’y a d’autre salut qu’en la pitié.Dame, je ne redoute rien de plusQue d’être privé de votre amour.J’ai tant appris à supporter.Que je suis à vous par habitude ;Et dussiez vous en être fâchée,Je ne pourrais y renoncer en rien,Sans en garder le souvenir,Sans que mon cœur soit toujoursEn prison, auprès de moi.Dame, puisque je ne sais pas tromper,Il serait temps d’avoir pitié de moi,Accablé sous un si pesant fardeau.

Il y a toute la classe ici !

On ne peut pas t’aider si tu ne nous fais pas d’abord part de tes réflexions ! Qu’as-tu déjà fait ?

Et bien pour la première question je suis totalement bloqué par contre pour la seconde je pense que c’est lié au fin ’Amor c’est a dire que le poète ce mets au service de sa dame. Je pense que la femme a le pouvoir sur l’homme dans le sens ou l’homme se servira de cette chanson courtoise pour tenter de la séduire.

malheureusement, je n’arrive pas a aller plus loin car j’ai du mal a comprendre le texte

je ne sais absolument pas si je suis hors sujet ou si mes remarques sont correctes

Bonsoir,

Ce poème est une déclaration d’amour. Le poète demande grâce à sa dame. Essaie de trouver les arguments par lesquels il essaie d’attendrir la belle indifférente (ou cruelle). Nous sommes effectivement dans la fin’amor, le poète se sert de tous les symboles de la courtoisie pour donner du prix et de l’éclat à son discours.

Si tu lis bien la première strophe, tu découvres que l’homme est blessé (allusion aux flèches de Cupidon), le reste en découle. Analyse en particulier le thème de la geôle.