Bonjour,
J'espère que vous passez un été agréable. Je soumets à votre sagacité quelques petites questions sur la première Olympique de Pindare. La langue pindarique étant assez bigarrée (dorien, épique, éolien) j'ai parfois un peu de mal à distinguer les différents traits dialectaux (sauf pour les dorismes impressionnants du genre absence d'assibilation ou génitifs pluriels en ᾱ́ν ou première personne du pluriel en -mes)… Et comme la langue homérique artificielle est elle même pleine de traits éoliens je distingue parfois mal les traits "épiques" des traits "éoliens".
Questions sur la première Olympique :
Morphologie :
δαμέντα : participe aoriste passif, accusatif sg : pourquoi pas δαμασθέντα ? Il y a un autre lemme ?
Variantes dialectales :
ἔλδεαι : je reconnais ici de l'ionien (deuxième personne moyenne stade entre la chute du sigma intervocalique et la contraction) mais chez Pindare c'est impossible. Qu'est-ce donc ?
γαρύεν : c'est un dorisme ? (alpha à la place du hêta, infinitif en -en)
ἁλίου : dorisme ? (alpha à la place du hêta)
ἁμέρᾳ : dorisme ? (alpha à la place du hêta)
ἀρετᾶν (pour le génitif pluriel) : dorisme ?
Au niveau des pronoms : le "oi" à la place du αὐτώ, je reconnais là-dedans un trait ionien mais encore une fois, impossible chez Pindare. C'est de l'épique ? Et quid du νιν à la place du αὐτόν
De même le relatif au génitif singulier τοῦ : c'est un trait épique ?
ἐρύσσατο : la gémination du "s" à l'aoriste sigmatique est un trait épique ?
ἐξαπατῶντι : dorisme ? (pas d'assibilation)
θεοῖσι/δρόμοισι : datifs pluriels épiques ?
Bien cordialement,
Maxime.
J'espère que vous passez un été agréable. Je soumets à votre sagacité quelques petites questions sur la première Olympique de Pindare. La langue pindarique étant assez bigarrée (dorien, épique, éolien) j'ai parfois un peu de mal à distinguer les différents traits dialectaux (sauf pour les dorismes impressionnants du genre absence d'assibilation ou génitifs pluriels en ᾱ́ν ou première personne du pluriel en -mes)… Et comme la langue homérique artificielle est elle même pleine de traits éoliens je distingue parfois mal les traits "épiques" des traits "éoliens".
Questions sur la première Olympique :
Morphologie :
δαμέντα : participe aoriste passif, accusatif sg : pourquoi pas δαμασθέντα ? Il y a un autre lemme ?
Variantes dialectales :
ἔλδεαι : je reconnais ici de l'ionien (deuxième personne moyenne stade entre la chute du sigma intervocalique et la contraction) mais chez Pindare c'est impossible. Qu'est-ce donc ?
γαρύεν : c'est un dorisme ? (alpha à la place du hêta, infinitif en -en)
ἁλίου : dorisme ? (alpha à la place du hêta)
ἁμέρᾳ : dorisme ? (alpha à la place du hêta)
ἀρετᾶν (pour le génitif pluriel) : dorisme ?
Au niveau des pronoms : le "oi" à la place du αὐτώ, je reconnais là-dedans un trait ionien mais encore une fois, impossible chez Pindare. C'est de l'épique ? Et quid du νιν à la place du αὐτόν
De même le relatif au génitif singulier τοῦ : c'est un trait épique ?
ἐρύσσατο : la gémination du "s" à l'aoriste sigmatique est un trait épique ?
ἐξαπατῶντι : dorisme ? (pas d'assibilation)
θεοῖσι/δρόμοισι : datifs pluriels épiques ?
Bien cordialement,
Maxime.



