"DE", préposition appositionnelle ou introduisant un objet ?
28 réponses · Page 1 / 2
Bonjour.
Voici une question spécifiquement adressée à votre grand spécialiste Edy ou à un linguiste expérimenté.
On remarque qu'un nom associé à l'action d'un verbe est parfois susceptible d'avoir deux sens :
Pour un certain nombre de verbes, le premier sens est l'action du verbe, le second sens étant l'objet de cette action.
Exemple :
Le nom de "construction" peut signifier "l'action de construire" (Exemple : "la construction d'une maison peut prendre deux ans"), ou bien "ce qui est construit, ce que l'on a construit" (l'objet de la construction dans son premier sens) (Exemple : "Cette construction est haute de 100 mètres").
Pour résumer en une phrase, la "construction" peut signifier le "construire" ou bien le "construit".
On peut multiplier ce genre d'exemple avec les noms associés à certains verbes :
- attente / attendre ("l'attente de ce bus n'en finit pas" (l'action d'attendre), et
"cette voiture est conforme à mes attentes" (mes attentes =ce que j'attends, l'objet de l'action d'attendre)
- définition / définir ("nous allons procéder à la définition de ce concept" (l'action de définir)/ "j'ai tiré cette définition du dictionnaire " (ce qui est défini, ce que l'on a défini) )
- espoir / espérer ("L'espoir de gagner nous anime" (l'action d'espérer), "Gagner est mon espoir" (ce que j'espère) )"
- désir/ désirer ("le désir d'un monde meilleur" ; "Aller à Paris est mon plus grand désir")
- souhait/ souhaiter
- volonté / vouloir
- choix / choisir ("le choix d'un collaborateur est une tâche complexe" ; "j'approuve votre choix")
- décision / décider ("la décision de la date n'a pas été prise"; "je condamne cette décision")
Toutefois, j'observe qu'il peut y avoir une légère confusion entre les deux valeurs sémantiques possibles.
Dans la phrase "Aller à Paris est mon plus grand désir", "désir" a le sens de "ce que je désire".
En revanche, dans la phrase "Elle me fait part de son désir d'aller à Paris", "désir" a - a priori- la valeur d' "action de désirer", et la préposition "de" introduit un complément d'objet. Se pourrait-il cependant que, dans "Elle me fait part de son désir d'aller à Paris", le nom "désir" ait la valeur de "ce qui est désiré" (l'objet de
l'action de désirer"), et que, ce faisant, la préposition "DE" ait alors une fonction
d'apposition , comme c'est le cas dans un syntagme tel que "la punition de rester à la maison" ou "l'idée d'aller à la pêche"
Pour résumer, le désir dans la phrase "Elle me fait part de son désir d'aller à Paris" est-il le "désirer" (auquel
cas "de" introduit un objet) ou bien le
"désiré" (auquel cas "de" est une préposition appositionnelle), et comment trancher cette question ?
Cette question se pose aussi bien pour les syntagmes suivants associés à certains des verbes que j'ai cités :
"j'ai pris acte de la décision de lire le forum",
"il a l'espoir de gagner le concours",
"il poursuit ses investigations avec une indéniable volonté de découvrir la vérité",
"le choix de ce collaborateur n'est pas un bon choix" (cette phrase est-elle licite, et quelle valeur sémantique faut-il donner à chacune des
occurrences du nom "choix" ?)
Le double sens est aussi notable pour le syntagme "la définition d'un concept" ,
dans lequel "DE" peut introduire le complément d'objet de "définir" ("l'action de définir un concept" )
ou bien dans lequel "DE" peut avoir traduire une appartenance (le concept a une définition, au sens
de "ce qui est défini", c'est la définition du concept ou la définition d'un concept). Là encore, le nom de "définition"
peut avoir la valeur du "définir" ou du "défini", mais le contexte permet en général de trancher
facilement dans le cas de "la définition d'un concept" si l'on est dans l'un ou l'autre des cas.
En revanche, je trouve que l'ambiguïté est bien plus grande dans les exemples cités plus
haut relatifs aux noms de choix, volonté, désir,
souhait, espoir, décision.
Bonjour!
N'étant ni Édy ni un linguiste expérimenté, je me permettrais juste deux petites remarques:
_ Votre raisonnement est très passionnant!,
_
(…) dans la phrase "Elle me fait part de son désir d'aller à Paris", "désir" a - a priori- la valeur d' "action de désirer", et la préposition "de" introduit un complément d'objet. Se pourrait-il cependant que, dans "Elle me fait part de son désir d'aller à Paris", le nom "désir" ait la valeur de "ce qui est désiré" (l'objet de
l'action de désirer"), et que, ce faisant, la préposition "DE" ait alors une fonction
d'apposition , comme c'est le cas dans un syntagme tel que "la punition de rester à la maison" ou "l'idée d'aller à la pêche" (…)
Je dirais "oui"! Simplement: "Elle me fit part de son désir, qui était d'aller à Paris.". C'est justement le fait de le comprendre comme un verbe (en quelques sortes) qui me semble être une analyse fine et particulière…
John a écrit :Voici une question spécifiquement adressée à votre grand spécialiste Edy ou à un linguiste expérimenté.
Pour résumer, le désir dans la phrase "Elle me fait part de son désir d'aller à Paris" est-il le "désirer" (auquel
cas "de" introduit un objet) ou bien le
"désiré" (auquel cas "de" est une préposition appositionnelle), et comment trancher cette question ?
Cette question se pose aussi bien pour les syntagmes suivants associés à certains des verbes que j'ai cités :
"j'ai pris acte de la décision de lire le forum",
"il a l'espoir de gagner le concours",
"il poursuit ses investigations avec une indéniable volonté de découvrir la vérité",
"le choix de ce collaborateur n'est pas un bon choix" (cette phrase est-elle licite, et quelle valeur sémantique faut-il donner à chacune des
occurrences du nom "choix" ?)
Ai-je bien compris la question en question?
JSC a écrit :
"Ai-je bien compris la question en question?"
Voulez-vous dire, JSC, que ma question est trop peu claire ou bien êtes vous ironique, pensant que ce débat est une affaire de spécialistes sans grande conséquence dans l'usage général de la langue et qui ne justifie donc pas d'examen particulier (en effet, on ne se pose jamais la question que je soulève lorsqu'on écrit ou lorsque l'on parle) ?
Bjr John,
n'étant ni Edy, ni linguiste spécialisé, j'aurais dû m'abstenir.
Mais si tu voulais t'adresser à lui, sans que les membres s'y intéressent de trop près, il y a tjrs la possibilité d'envoyer un msg privé, ou même un courriel.
La question n'était pas ironique. Je ne sais pas ce qui est ta question!
Ce débat est tout-à-fait intéressant et pertinent, nous sommes dans la rubrique "langue française" d'un forum dit "littéraire" et il y a ici des gens (Muriel, Léah, Édy, Jean-Luc, moi-même…) qui sauront sans-doutes en profiter d'autre manière…
Bonjour Bâ,
Je suis impatient d'avoir l'avis des membres du forum que vous citez.
Bonsoir, John…
Je suis surpris de voir que personne d'autre n'a encore réagi à votre texte…
Mais je sais que les membres de ce forum sont (généralement) des sages et que par conséquent ils sont en train de réfléchir intensément avant de débattre efficacement…
Je remarque seulement que vous n'avez pas pris la peine de commenter ma première tentative de réponse… Qu'en pensez-vous?
Je ne pense pas que dans la phrase citée (elle me fait part de son désir etc…), l'objet du désir soit le désir lui-même, mais bien "aller à Paris", d'où la nécessité de la construction utilisée qui utilise un C.O.I et un complément du nom qui précise l'objet du désir.
On aurait pu aussi construire ainsi:
elle me dit le désir qu'elle avait d'aller à Paris.
elle me dit son désir d'aller à Paris.
Dans ces exemples, il ne peut y avoir de doute quand à la fonction grammaticale de désir, ce qui, à mon avis, lève le doute sur la fonction du mot "de" dans l'exemple cité.
Bonjour Bâ et Lebeau
Bâ, en ce qui concerne votre première réponse, il est intéressant de constater que vous considérez naturellement qu'il s'agit d'une apposition (pour ma part, je considère naturellement qu'il s'agit de l'action du verbe, la préposition "de" introduisant le complément d'objet du verbe).
Lebeau, merci de votre réponse. J'ai toutefois une petite remarque : vous parlez de COI alors qu'il s'agit bien d'un complément d'objet direct, l'introduction de ce complément d'objet se faisant par la préposition "de", comme dans les exemples suivants :
- l'extraction d'une dent
- le découpage du bois,
- le pilotage d'une moto,
- la réparation d'un avion
etc.
Merci de votre avis selon lequel le nom "désir", dans la phrase "elle me fait part de son désir d'aller à Paris", a pour contenu sémantique "action de désirer".
Si à présent nous disposons une virgule comme suit :
"Elle me fait part de son désir, d'aller à Paris"
Ne nous trouvons-nous pas alors dans un cas d'apposition (sans la moindre ambiguïté) ?
Bonjour !
J'ai essayé de ne pas trop lire les explications techniques suivant le message de John pour donner un ressenti (mais je crois que c'est ce qui est demandé ?)
"Elle me fait part de son désir d'aller à Paris", "désir" a - a priori- la valeur d' "action de désirer", et la préposition "de" introduit un complément d'objet. Se pourrait-il cependant que, dans "Elle me fait part de son désir d'aller à Paris", le nom "désir" ait la valeur de "ce qui est désiré" (l'objet de
l'action de désirer"), et que, ce faisant, la préposition "DE" ait alors une fonction
d'apposition , comme c'est le cas dans un syntagme tel que "la punition de rester à la maison" ou "l'idée d'aller à la pêche
Pour résumer, le désir dans la phrase "Elle me fait part de son désir d'aller à Paris" est-il le "désirer" (auquel
cas "de" introduit un objet) ou bien le
"désiré" (auquel cas "de" est une préposition appositionnelle), et comment trancher cette question ?
Oui mais si je dis “elle me fait part de son ENVIE d'aller à Paris” on ne peut pas argüer que c'est l'action d'envier ?
Et dans l'esprit d'une femme 😂 😂 c'est plus le “désiré” global que l'action de désirer (vous croyez que nos petites têtes construisent de tels raisonnements ? 😂)
Sérieusement, je crois plus au désiré global
Si à présent nous disposons une virgule comme suit :
"Elle me fait part de son désir, d'aller à Paris"
Ne nous trouvons-nous pas alors dans un cas d'apposition (sans la moindre ambiguïté) ?
Bonjour!
À propos des conséquences de cette virgule, cela semble simple et logique, oui…
Déjà, on lit des arguments tous aussi bien construits les uns que les autres et qui vont dans des directions bien différente. Cette discussion me passionne déjà…
Il faudra y réfléchir en profondeur…
Cependant grammaticalement parlant j'analyserais ainsi, comme on m'a appris à l'école
Elle me fait part DE QUOI ? de son désir COI
de son désir d'aller : infinitif aller complèment du nom désir
à Paris : CC de lieu de aller
avec ou sans virgule ? avec la virgule l'instit aurait-elle dit apposition ? je crois qu'elles se seraient bien gardées de proposer une telle construction, qui dépassait sans doute les compétences grammairiennes de l'époque (c'était bien avant la gramm structulariste !)
Ou alors elles auraient dit "d'aller à Paris, proposition infinitive, C du nom désir, et pour justifier que ce soit C du nom, on aurait remplacé “d'aller à Paris” par “qui est d'aller à Paris”
Oui mais avec la virgule ça ne va pas cette histoire
Bonjour Léah!
Pour moi, une telle virgule ne peut être qu'un "outil de l'apposition"…
_ "Un de mes opéras préféré,
Don Giovanni"
_ "Mon plus grand désir, d'aller l'écouter"
Cependant grammaticalement parlant j'analyserais ainsi, comme on m'a appris à l'école
Elle me fait part DE QUOI ? de son désir COI
de son désir d'aller : infinitif aller compléments du nom désir
à Paris : CC de lieu de aller
Peut-être, mais, si j'ai bien compris le sens de cette discussion, seule la partie de votre message que je me suis permis de recopier en "gras" est une réponse.
"Complément du nom désir", ça reste vague… D'autant que je vois mal le parallèle avec "le chien de ma voisine", par exemple…
Cher Bâ, vague, je ne sais pas, c'était ce qu'on enseignait avant la gramm structuraliste
Au collège on n'est guère allées plus loin, vu l'excellent travail des instits de l'époque (même si c'est dépassé maintenant !)
On analysait d'aller à Paris comme une proposition infinitive, complèment du nom parce qu'on remplaçait par la relative “qui est d'aller à Paris” compl de l'antécédent désir, et on nous disait “qui est” sous-entendu Ainsi on justifiait que l'infinitive était compl du nom
Bonjour Bâ
Vous dites :
"Déjà, on lit des arguments tous aussi bien construits les uns que les autres et qui vont dans des directions bien différente. Cette discussion me passionne déjà…
Il faudra y réfléchir en profondeur…"
Je me pose cette question depuis quelques mois et je n'ai pas trouvé la réponse à ce jour.
J'aimerais trouver des livres de linguistique qui détaillent ce genre de question. Je reconnais cependant que je me pose des questions assez incongrues que l'on ne pose jamais quand on parle ou quand on écrit.
Bonjour Léah,
Pour ce qui est de la phrase avec virgule, le "de" y est d'ailleurs superflu (voire incorrect ?) :
Je pense qu'il vaut mieux écrire :
Elle me fait part de son désir, aller à Paris.
ou encore :
Elle me fait part de son désir : aller à Paris.
Cependant la question centrale reste la fonction de la préposition "de" dans la phrase sans virgule.
Sans virgule ! OK
Comme j'ai appris : préposition introduisant le C de nom (donc pas appositionnelle)
Bonsoir à tout le monde !
Vaste programme, comme disait qui vous savez !
Accrochez-vous : je vais devoir opposer quelques contradictions.
1 LE DOUBLE SENS DE CERTAINS NOMS : l’action et l’objet.
Parmi les noms que vous citez, une moitié possède la double signification : celle d’action et celle d’objet ; je cite : désir, construction, définition, espoir et décision.
La consultation du Petit Robert ne me permet pas d’en dire autant pour :
1- attente : si « une chose répond à vos attentes », elle n’était pas pour autant « votre attente », puisque l’attente est l’état de conscience de celui qui attend ;
2- souhait : le souhait est le désir de quelque chose ; il ne se confond pas avec son objet ;
3- volonté : la volonté ne se confond pas non plus avec son objet ;
4- choix : il y a quand même « ensemble de CHOSES entre lesquelles on peut choisir », mais ce n’est pas l’objet choisi.
Vous m’objecterez que si désir et espoir définissent l’objet désiré ou espéré, il n’y a pas de raison de refuser à attente et à souhait de définir aussi l’objet attendu ou souhaité.
C’est exact « de lege ferenda » mais non « de lege lata », comme disent les juristes ; je transpose : vous avez peut-être raison quant à ce qu’il faudrait trouver dans le dictionnaire, mais non quant à ce qui s’y trouve.
2 * Aller à Paris est mon plus grand désir.
D’accord, L’OBJET de votre désir, le désiré, est d’aller à Paris.
Mais, comme il est suggéré par John, c’est pareil pour :
* Elle me fait part de son désir d'aller à Paris.
Elle me fait part, en effet, de L’OBJET DÉSIRÉ : aller à Paris.
3 * Elle me fait part de son désir D'ALLER À PARIS.
« De son désir » est un COI, comme le dit Lebeau.
Vous vous demandez si « d’aller à Paris » est un complément d’objet ou une apposition.
NI L’UN NI L’AUTRE, À MON AVIS :
a- COMPLÉMENT D’OBJET est impropre, puisque le syntagme « d’aller à Paris » ne dépend pas d’un verbe, mais est un complément de nom (sans plus).
Mon opinion est que le syntagme est, au mieux, un COMPLÉMENT OBJECTIF : désirer se construit en effet directement, sans préposition. (Strictement, la notion ne s’applique cependant qu’aux noms qui sont complément de noms : * La perte de son portefeuille.)
Ne riez pas, je suis la terminologie courante des grammairiens.
b- APPOSITION
1 Parce que l’apposition (même prépositionnelle, du type * La ville de Paris) exige qu’il y ait coréférence (identité, consubstantialité) entre les deux termes, et qu’en l’espèce « le désir » et « aller à Paris » sont distincts, le premier étant la tendance vers un objet et le second l’objet lui-même.
2 Parce qu’on parle d’apposition uniquement dans les schémas Nom / pronom / infinitif + NOM, et qu’en l’espèce le second élément est un verbe. Que la construction soit directe ou indirecte, comme ici, n’y change rien. Pour ce motif, permettez-moi de ne pas voir une apposition dans « l’idée D’ALLER À LA PÊCHE », mais d’y voir un complément du nom, sans plus.
Même si vous identifiez « mon désir » et « aller à Paris », pour le motif que désir signifie aussi l’objet du désir, il me restera la syntaxe de l’apposition, soit le 2.
4 Le choix de ce collaborateur est UN BON CHOIX.
Cette phrase est grammaticale. Elle signifie que le choix qui a eu pour objet ce collaborateur est bon ; c’est une phrase attributive ; et vous savez que pareille phrase exige une coréférence des deux termes, comme dans l’apposition (sauf que, dans celle-ci, le prédicat a disparu).
5 LA DÉFINITION D’UN CONCEPT.
C’est un complément de nom qui exprime la relation, l’appartenance : un concept doit en effet avoir une définition. S’agissant d’un nom, vous êtes habilité à considérer le complément comme un complément OBJECTIF : on définit un concept.
Pour le reste, je l’ai déjà dit, définition signifie à la fois l’action de définir et l’énoncé qui en résulte : l’action et l’objet. Je n’en tire aucune conclusion syntaxique.
6 ELLE ME FIT PART DE SON DÉSIR, QUI ÉTAIT D'ALLER À PARIS.
La relative explicative n’équivaut pas à une apposition, du moins selon la syntaxe.
→ Elle me fit pas de son désir, et ce désir était d’aller à Paris.
7 L'EXTRACTION D'UNE DENT, le découpage du bois, le pilotage d'une moto, la réparation d'un avion.
J’attire votre attention sur le fait que « d’une dent » (etc.) n’est pas un CO (du VERBE), mais un complément du NOM.
8 Elle me fait part de son désir, D'ALLER à Paris.
Qu’il y ait une VIRGULE (pause) ou non, on ne peut pas parler d’apposition à propos d’un verbe.
IN EXTREMIS, je trouve dans UNE grammaire que des VERBES peuvent être des appositions ; ce qui cependant sauve la mise, c’est que l’exemple qu’elle donne est :
* J’ai deux passions : LIRE ET CHANTER.
Vous aurez remarqué la ponctuation introductive ; vous aurez remarqué aussi que les infinitifs n’y sont pas prépositionnels.
CONCLUSION
Selon moi, "d'aller à Paris" est un complément du nom (son désir).
Nous en reparlerons : je n’avais pas lu les derniers messages.
Un point pour moi 😂 et pour mes chères maîtresses