Une amorce de cas possessif en français

Langue française

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour ,
On peut souvent entendre dans le langage de rue des phrases telles que « mon frère, sa voiture , elle est neuve » ou « ma maison, sa porte , elle est blindée » .
Certes cela est parfaitement compréhensible , mais invite à la réflexion .
N’y a –t-il pas dans cette tournure peu orthodoxe, en langue française, un rapprochement à faire avec le cas possessif dans la langue anglaise consistant à citer le possesseur avant la chose possédée ( « my brother’s car… » et non « the car of my brother ».
A noter aussi le redoublement du sujet « sa voiture, elle est » ) (ici dislocation à gauche, le nom étant détaché à gauche de la proposition), souvent critiquée, est attendue ou s’impose ici normalement dans ce langage relâché.
Non, je ne pense pas qu'on doive analyser un jour la séquence "ma maison, sa porte…" comme si aucune pause (même virtuelle) n'était nécessaire entre les deux mots.
Il s'agit tout simplement d'un phénomène de détachement d'un groupe nominal à des fins expressives. Et plus que jamais, la pause, matérialisée par la virgule, est ici nécessaire.
C'est une structure qui existe en allemand et (surtout) en néerlandais, mais qui me semble encore peu grammaticalisée en français.
Même en AF, l'antéposition du déterminant est rare et apparaît dans des tournures plus ou moins figées.
Ex : a la roi cort (Tristan de Béroul), la Deu merci (CdT, Yvain).
Tout à fait, mais ce n'est pas la même structure que celle dont il est question ici (avec un déterminant possessif).

(https://onzetaal.nl/taaladvies/jan-zn-fiets-jan-zijn-fiets-jans-fiets)
En effet, mais une tournure comme la Deu soe merci me semble envisageable, bien qu'exceptionnellement.