Latin - Participe présent ou ablatif absolu ?

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Voici ce que dit mon cours du CNED :
"Le latin n’emploie pas l’ablatif absolu quand le participe peut se construire comme épithète d’un nom dans le reste de la phrase : « Après l’avoir prise l’ennemi pilla la ville » se dit Vrbem captam hostis diripuit et non Vrbe capta, hostis diripuit (captam se rapporte à urbem, COD de diripuit)."

Or, j'ai eu à traduire cette petite phrase :
"3) M’ayant fait venir, (mon) père me dit ceci : « Que préfères-tu ? Partir avec moi en Espagne, ou rester à Carthage ?"
(J'ai mis en gras et souligné la partie problématique).
"M'ayant fait venir" est participe passé lié au sujet de la proposition indépendante, donc, selon moi, on devrait utiliser le participe présent et non l'ablatif absolu.
J'avais donc traduit (le vocabulaire m'étant donné
faire venir : arcesso, is, ere, iui, itum
) :
"Me arcessens, pater mihi hoc dixit…"

Or, le CNED a traduit cette phrase par un ablatif absolu :
"Me arcessito".

Quelqu'un peut m'expliquer pourquoi?
Merci
Le latin n'a pas de participe passé de sens actif (sauf pour les verbes déponents).
Il n'a donc pas l'équivalent de notre "ayant fait venir". Arcessens, que vous proposez, est un participe présent et ne peut convenir.

Cela dit, la tournure que propose votre cours du CNED n'est pas du meilleur latin, car "me" étant, en français, COI du verbe principal, il n'est pas censé être par ailleurs sujet de l'ablatif absolu.
La meilleure solution serait une subordonnée temporelle (postquam me accersivit, pater mihi dixit…).
Bonjour,

Merci de votre réponse.
Oui, c'est bien ce que je me disais, et c'est ce que le CNED a pourtant bien écrit dans son cours, je cite :
l'ablatif absolu est sans lien grammatical avec le reste de la phrase (d’où « absolu »),
(se contredisant dans cet exercice) : et vous avez donc raison!

Mais j'avais une autre question :
J'ai lu aussi que le participe présent se traduisait au même temps que le verbe de la principale :
C'est pour cela que j'avais pensé mettre le participe présent tout simplement (car le participe passsé actif n'existe pas).
Ce n'est pas tout à fait cela. Le participe présent indique simplement que le contexte temporel du participe est le même que celui du verbe principal. C'est pourquoi il ne peut justement pas exprimer une action antérieure, comme c'est le cas dans la phrase française "m'ayant fait venir, il me dit" : même si les deux actions sont passées, la première est antérieure à la seconde.
@seesaw

Se méfier de ce que disent les grammairiens, la preuve :

quo percusso et exanimato, hunc scutis protegunt hostes. César, BG 5, 44)

Et il y a bien d'autres exemples pour la période classique.

Mais dans l'optique du thème, mieux vaut être prudent.
Oui, c'est vrai que le participe signifie une action antérieure!
Et oui, il faut relativiser la grammaire… petit à petit.
@seesaw

Se méfier de ce que disent les grammairiens, la preuve :

quo percusso et exanimato, hunc scutis protegunt hostes. César, BG 5, 44)
Intéressante exception, surtout venant d'un texte aussi classique et bien connu.
L'exception me semble un peu relativisée, cependant, par le fait que la principale comporte, non pas un, mais deux COD formant un balancement, et dont seul le premier est sujet du participe absolu : hunc scutis protegunt hostes, in illum tela conjiciunt.
De toute manière, hunc reprend bel et bien quo = hoc autem Gallo (ou quelque chose comme cela).