Bonjour je dois réaliser pour l'oral du bac de français une anthologie poétique. Il me manque un seul poème pour la compléter: un poème satyrique en vers libre. J'avais pensé à
ou alors je pensais également à
Merci à ceux qui m'aideront
bonne journée
Napoléon le PetitMais il me semble que ce n'est pas des vers libres puisque même si les syllabes ne sont pas respectés il y a des rimes.
Sa grandeur éblouit l’histoire,
Quinze ans il fut
Le dieu qui traînait la victoire
Sur un affût;
L’Europe sous sa loi guerrière
Se débattit.
Toi, son singe, marche derrière
Petit, petit.
Napoléon dans la bataille,
Grave et serein
Guidait à travers la mitraille
L’aigle d’airain.
Il entra sur le pont d’Arcole
Il en sortit.
Voici de l’or, viens, pille et vole,
Petit, petit.
Berlin, Vienne étaient ses maîtresses;
Il les forçait,
Leste et prenant les forteresses,
Par le corset.
Il triomphe de cent bastilles
Qu’il investit.
Voici pour toi, voici des filles,
Petit, petit.
Il passait les monts et les plaines;
Tenant en main
La palme, les poudres et les rênes,
Du genre humain;
Il était ivre de sa gloire
Qui retentit.
Voici du sang, accours, viens boire,
Petit, petit.
Quand il tombe, lâchant le monde,
L’immense mer
Ouvrit à sa chute profonde
Le gouffre amer;
Il y plonge, sinistre archange,
Et s’engloutit.
Toi, tu te noieras dans la fange
Petit, petit.
Victor Hugo, Les Châtiments (1855)
ou alors je pensais également à
Charles CROSMais celui là je ne suis pas sure qu'il soit satyrique… Je ne comprend pas ce qu'il dénonce (la guillotine?) et n'arrive à trouver aucunes explications sur internet dessus…
1842 - 1888
Le hareng saur
A Guy.
Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,
Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,
Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.
Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,
Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,
Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.
Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute,
Et plante le clou pointu - toc, toc, toc,
Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.
Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe,
Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue,
Et, au bout, le hareng saur - sec, sec, sec.
Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute,
L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd,
Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.
Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec,
Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue,
Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.
J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,
Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves,
Et amuser les enfants - petits, petits, petits.
Merci à ceux qui m'aideront
bonne journée



