Bonjour !
Je me permet de créer un sujet car j’ai passé le bac de philo hier ! J'étais plutôt contente de mon plan et j’ai fait l’erreur fatale de regarder des corrigés… Je me disais qu’il y avait plusieurs plans possibles mais dans les corrigés les références sont souvent les mêmes: Heidegger, Bergson (auteurs que je n’avais pas travaillé). Du coup, est-ce qu’il serait possible d’avoir des avis sur mon travail ? J’ai conscience qu’on ne peut pas juger une dissert sur le plan qui n’est qu’un squelette mais je veux juste savoir si vous pensez que c’est hors sujet ou non…
Le sujet; Est-il possible d'échapper Au temps ?
I - [Thèse: il est possible d’échapper au temps] L’homme a le désir d'échapper au temps et d’outrepasser sa condition mortelle
1) j’ai parlé dans un premier temps de la cause de ce désir que nous avons d'échapper au temps c’est-à-dire que le temps nous apparaît comme une contrainte + que l’on angoisse à propos de la mort qui apparaît à la fois comme une certitude et comme une possibilité. J’ai hésité à le faire car cela m’a paru hors sujet vis-à-vis de ma partie mais je trouve que ça permettait de mieux comprendre la suite…
2) Face à cela, l’homme cherche à échapper au temps au sens de ne plus avoir conscience du temps qui passe (ou tout du moins de s’en donner l’impression) et j’ai parlé du divertissement de Pascal pour montrer que par le divertissement, on cherche à éviter le repos qui nous amènerait à penser à notre mort et à angoisser. En ce sens, on pense échapper à la mort car on n’a plus conscience que le temps passe, on a l’impression en s’occupant que l’on échappe au temps.
3) Échapper au temps en recherchant des formes d’éternité dans la religion et dans l’art/le travail. J’ai poursuivi l’exemple du divertissement en parlant de la religion. Face à des vérités révélées sur l'idée d’un créateur et l'idée de la transcendance de l’âme, on avait l’impression d’échapper au temps (aka à la mort). Pareil pour l’art en gravant son emprunte dans la pierre (on peut prendre l’exemple du tombeau des Médicis à Florence et des sculptures de Michel Ange qui y sont faîtes. L’art en tant qu’anti destin (Malraux) nous offre une forme d’immortalité.
[Dans cette partie, j’ai voulu montrer que l’homme a les capacités de trouver des moyens pour se donner l’impression d’échapper au temps voir même d´échapper à la mort. Il pense pouvoir ainsi vivre hors du temps. Mais ces moyens censés libérer l’homme du temps ne sont-ils pas au contraire ce qui fait de l’homme l’esclave du temps ?]
II - [Antithèse] Désirer échapper au temps nous conduit à en devenir encore plus prisonnier.
1) Le caractère éphémère des subterfuges que trouve l’homme pour échapper au temps
J’ai montré les limites du divertissement: on a beau penser échapper au temps au sens où puisqu’on s’occupe on n’a pas conscience du temps qui passe, la mort reste inéluctable. Le risque de ces subterfuges est justement de se bercer d’illusions et d’en arriver à penser que l’on peut outrepasser sa condition d’homme mortel. J’ai cité « l’homme n’est pas un empire dans un empire » de Spinoza pour montrer que l’homme reste soumis aux lois de la nature (au sens les lois physico-chimiques). Le danger c’est qu’à trop se persuader d’échapper au temps on finit penser pouvoir outrepasser la mort. Vivre dans des illusions, c’est ne plus être libre: on est alors prisonnier du temps.
2) J’ai ensuite parlé de la mauvaise foi chez Sartre pour critiquer la recherche d’éternité de l’homme. Dans l’être et le néant, Sartre décrit un rendez-vous amoureux au cours duquel la jeune femme -indécise quant à ses sentiments pour l’homme- abandonne sa main et abolit par la pensée le fait qu’elle est un corps. Elle fait comme si elle n'était qu’une âme et abandonne sa main comme si c'était un être-en-soi/une chose. Elle cherche à se figer dans l’instant, à ne pas avoir à prendre de décisions, à faire comme si elle était quelque chose de définitif (comme si elle était hors du temps donc) et c’est de la mauvaise foi car elle essaie d'échapper au temps et à sa liberté. J’ai aussi cité La Nausée pour appuyer cet exemple.
3) j’ai continué en développant l'idée de la transcendance chez Sartre pour montrer que l’homme ne peut pas échapper au temps au sens où il est demeure libre, il demeure temporel mais il se peut se créer dans le temps. Et j’ai développé cette idée (j’aurais sûrement du le mettre dans le III, j’ai hésité mais ça me semblait logique en l'écrivant sur ma copie hier…)
[Dans cette deuxième partie, j’ai voulu montrer les limites qu’ont les subterfuges que trouve l’homme pour se donner l’impression d'échapper au temps. C’est justement en pensant pouvoir échapper au temps, qu’on en devient prisonnier car on se berce d’illusions. Finalement, le meilleur moyen d'échapper au temps (au sens de se libérer du temps) c’est d’accepter la nécessité que sont l’écoulement du temps pour justement être libre -êta donc ne pas avoir à échapper au temps comme si on en était prisonnier]
III - Il faut accepter la nécessité qu’est la finitude de notre vie pour ne plus devoir échapper au temps: on sera alors libres
1) Accepter la nécessité/le déterministe
2) L’éternité dans le présent (j’ai parlé des stoïciens dans cette sous partie)
Merci d’avance pour votre lecture, bonne journée
Je me permet de créer un sujet car j’ai passé le bac de philo hier ! J'étais plutôt contente de mon plan et j’ai fait l’erreur fatale de regarder des corrigés… Je me disais qu’il y avait plusieurs plans possibles mais dans les corrigés les références sont souvent les mêmes: Heidegger, Bergson (auteurs que je n’avais pas travaillé). Du coup, est-ce qu’il serait possible d’avoir des avis sur mon travail ? J’ai conscience qu’on ne peut pas juger une dissert sur le plan qui n’est qu’un squelette mais je veux juste savoir si vous pensez que c’est hors sujet ou non…
Le sujet; Est-il possible d'échapper Au temps ?
I - [Thèse: il est possible d’échapper au temps] L’homme a le désir d'échapper au temps et d’outrepasser sa condition mortelle
1) j’ai parlé dans un premier temps de la cause de ce désir que nous avons d'échapper au temps c’est-à-dire que le temps nous apparaît comme une contrainte + que l’on angoisse à propos de la mort qui apparaît à la fois comme une certitude et comme une possibilité. J’ai hésité à le faire car cela m’a paru hors sujet vis-à-vis de ma partie mais je trouve que ça permettait de mieux comprendre la suite…
2) Face à cela, l’homme cherche à échapper au temps au sens de ne plus avoir conscience du temps qui passe (ou tout du moins de s’en donner l’impression) et j’ai parlé du divertissement de Pascal pour montrer que par le divertissement, on cherche à éviter le repos qui nous amènerait à penser à notre mort et à angoisser. En ce sens, on pense échapper à la mort car on n’a plus conscience que le temps passe, on a l’impression en s’occupant que l’on échappe au temps.
3) Échapper au temps en recherchant des formes d’éternité dans la religion et dans l’art/le travail. J’ai poursuivi l’exemple du divertissement en parlant de la religion. Face à des vérités révélées sur l'idée d’un créateur et l'idée de la transcendance de l’âme, on avait l’impression d’échapper au temps (aka à la mort). Pareil pour l’art en gravant son emprunte dans la pierre (on peut prendre l’exemple du tombeau des Médicis à Florence et des sculptures de Michel Ange qui y sont faîtes. L’art en tant qu’anti destin (Malraux) nous offre une forme d’immortalité.
[Dans cette partie, j’ai voulu montrer que l’homme a les capacités de trouver des moyens pour se donner l’impression d’échapper au temps voir même d´échapper à la mort. Il pense pouvoir ainsi vivre hors du temps. Mais ces moyens censés libérer l’homme du temps ne sont-ils pas au contraire ce qui fait de l’homme l’esclave du temps ?]
II - [Antithèse] Désirer échapper au temps nous conduit à en devenir encore plus prisonnier.
1) Le caractère éphémère des subterfuges que trouve l’homme pour échapper au temps
J’ai montré les limites du divertissement: on a beau penser échapper au temps au sens où puisqu’on s’occupe on n’a pas conscience du temps qui passe, la mort reste inéluctable. Le risque de ces subterfuges est justement de se bercer d’illusions et d’en arriver à penser que l’on peut outrepasser sa condition d’homme mortel. J’ai cité « l’homme n’est pas un empire dans un empire » de Spinoza pour montrer que l’homme reste soumis aux lois de la nature (au sens les lois physico-chimiques). Le danger c’est qu’à trop se persuader d’échapper au temps on finit penser pouvoir outrepasser la mort. Vivre dans des illusions, c’est ne plus être libre: on est alors prisonnier du temps.
2) J’ai ensuite parlé de la mauvaise foi chez Sartre pour critiquer la recherche d’éternité de l’homme. Dans l’être et le néant, Sartre décrit un rendez-vous amoureux au cours duquel la jeune femme -indécise quant à ses sentiments pour l’homme- abandonne sa main et abolit par la pensée le fait qu’elle est un corps. Elle fait comme si elle n'était qu’une âme et abandonne sa main comme si c'était un être-en-soi/une chose. Elle cherche à se figer dans l’instant, à ne pas avoir à prendre de décisions, à faire comme si elle était quelque chose de définitif (comme si elle était hors du temps donc) et c’est de la mauvaise foi car elle essaie d'échapper au temps et à sa liberté. J’ai aussi cité La Nausée pour appuyer cet exemple.
3) j’ai continué en développant l'idée de la transcendance chez Sartre pour montrer que l’homme ne peut pas échapper au temps au sens où il est demeure libre, il demeure temporel mais il se peut se créer dans le temps. Et j’ai développé cette idée (j’aurais sûrement du le mettre dans le III, j’ai hésité mais ça me semblait logique en l'écrivant sur ma copie hier…)
[Dans cette deuxième partie, j’ai voulu montrer les limites qu’ont les subterfuges que trouve l’homme pour se donner l’impression d'échapper au temps. C’est justement en pensant pouvoir échapper au temps, qu’on en devient prisonnier car on se berce d’illusions. Finalement, le meilleur moyen d'échapper au temps (au sens de se libérer du temps) c’est d’accepter la nécessité que sont l’écoulement du temps pour justement être libre -êta donc ne pas avoir à échapper au temps comme si on en était prisonnier]
III - Il faut accepter la nécessité qu’est la finitude de notre vie pour ne plus devoir échapper au temps: on sera alors libres
1) Accepter la nécessité/le déterministe
2) L’éternité dans le présent (j’ai parlé des stoïciens dans cette sous partie)
Merci d’avance pour votre lecture, bonne journée



