Bonjour,
Ma question est peut-être vague mais je ne comprends pas la différence entre une conjonction et un adverbe. En effet, je vois dans certaines explications que "lorsque" est une conjonction de subordination qui introduit une subordonnée mais aussi un adverbe de liaison ? Comment différencier les deux ?
J'espère que ma question est claire :/
Bonsoir.
Tous les adverbes ne sont pas des adverbes de liaison, c'est une catégorie particulière, à mi-chemin entre les conjonctions et les adverbes.
Et les adverbes de liaison ne tiennent pas le rôle d'une conjonction de subordination, mais celui d'une conjonction de coordination. Ils sont plus mobiles que les véritables conjonctions de coordination.
https://lettres.clg.free.fr/?Adverbes-de-liaison
La conjonction de subordination lorsque n'est jamais adverbe.
Tu dois confondre avec l'adverbe de liaison alors.
Ah d'accord, merci pour votre réponse et votre lien !
Mais du coup, comment différencier les adverbes de liaisons et les conjonctions ? Les deux catégories pour moi ne font qu'une, je ne vois pas comment les différencier dans une phrase.
Exemple : Elle a eu une mauvaise note parce qu'elle n'a pas travaillé.
La principale : elle a eu une mauvaise note
Subordonnée : parce qu'elle n'a pas travaillé
Donc, "parce que" locution conjonctive qui introduit une prop. Sub. conjonctive circonstancielle de conséquence. Donc "parce que" n'est pas un adverbe de liaison mais une locution conjonctive ici ? qui n'a aucune fonction dans la phrase à part d'introduire.
Ton analyse grammaticale est juste, mis à part que parce que n'introduit pas une conséquence, mais une cause .
Toutes les locutions terminées par que sont d'ailleurs des locutions conjonctives de subordination : parce que, pour que, dès que, bien que, sans que, alors que, de sorte que, etc.
Conjonctions de subordination simples : que, lorsque, puisque, quoique,si (condition ou interrogation), quand, comme.
Les conjonctions de coordination, reliant des propositions coordonnées, sont or, mais, ou, et, ni, car.
Les autres mots et locutions qui expriment des liens logiques analogues (succession des actions, opposition, concession, conséquence, sont des adverbes de liaison. Mis à par puis, qui se place toujours au début de la proposition coordonnée, ils sont relativement mobiles dans la proposition, et l'on considère qu'ils modifient la proposition entière.
Je vois, merci beaucoup pour vos éclairages !!
On peut remarquer en outre que bon nombre d' adverbes de liaison peuvent suivre la conjonction de coordination et :
et donc, et puis, et alors, et en effet, et par conséquent, et ensuite…
Alors que et ne peut être suivi d'une autre conjonction de coordination (sauf parfois de ni).
On ne peut dire *et mais, *et or, *et car…
L'astérisque est le signe utilisé pour signaler un mot incorrect ou une tournure incorrecte.
Ah ! Je ne connaissais pas. Ça fait longtemps que ça existe ?
J'hésite entre
longtemps et
très longtemps. En tout cas, c'est une convention dont je trouve déjà des exemples au XIXe siècle, mais c'est évidemment plutôt réservé aux ouvrages savants de linguistique. Dans certains ouvrages, on utilise l'obèle dans ce sens.
https://books.google.fr/books?id=SX0wDQAAQBAJ&pg=PA125#v=onepage&q&f=falsehttps://panchr.hypotheses.org/783https://fr.wikipedia.org/wiki/Ast%C3%A9risqueOn apprend à tout âge, merci.
Il est précisé ceci dans la grammaire Riegel 2016, entre autres usages de l'astérisque :
Il marque, dans la grande majorité des articles et ouvrages linguistiques actuels et dans certaines grammaires récentes (dont celle-ci), les phrases, constructions ou formes agrammaticales : *Dictionnaire cheval toujours aboie. - *Ils sourièrent. - *La romaine armée.
Sans qu'il n'y ait de faute, alors ?
Ça devient compliqué !
"Ils sourièrent", c'est bien une faute…
Disons que c'est une variante non reconnue officiellement, mais finalement assez largement attestée. Elle est même donnée dans certains sites (dangereux) de conjugaison !
Des sites de conjugaison qui mériteraient un astérisque, alors ! 😉
Cet usage de l'astérisque ne doit pas être confondu avec celui de la linguistique historique, pour noter les formes reconstruites. Et les deux usages se combinent (**) pour signaler des reconstructions possibles à écarter.