Études d’histoire après une khâgne A/L

La filière littéraire

9 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,
Je me demandais si effectuer les 2 ans de prépa A/L pour ensuite poursuivre des études d'histoire, avec pour objectif de réussir l'agrégation et de faire une thèse pour pouvoir enseigner en université (même si je sais que cela n'est pas donné à tout le monde) est un projet viable et réaliste ?
Car j'ai cru comprendre que le niveau des premières années de fac est plutôt faible et j'ai également un fort intérêt pour les autres disciplines enseignées en A/L, la philosophie et la littérature notamment, seulement je ne me vois pas y faire carrière.
Bien évidemment le but serait de suivre l'option Histoire/Géographie en deuxieme année de lettre moderne (ou alors d'aller en lettre classique si cela est plus cohérent pour poursuivre en Histoire), même si dans ce cas là la géographie ne me servira pas à grand chose, à part si je souhaite passer le CAPES (ce qui est au final grandement probable vu que, de ce que j'en ai compris, l'accès à l'enseignement en université est très élitiste).
Comprenez qu'étant en réorientation (d'une filière qui n'a d'ailleurs absolument rien à voir) je n'ai cette fois çi pas envie de me tromper d'orientation.
Merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour,

Ton choix numéro 1 serait : prépa A/L ou LSH pendant 2 ou 3 ans, puis ENS Paris ou Lyon qui sont les formations idéales pour l'agreg ou le doctorat.

Choix numéro 2 : licence d'histoire. Il ne faut pas croire tout ce que l'on dit sur les licences, bien souvent les enseignements sont très bons mais les étudiants les plus forts ont déserté les bancs de la fac parce qu'on leur à dit que le niveau n'était pas excellent (cas typique d'une prophétie auto-réalisatrice)

Comme tu sembles avoir un profil pluridisciplinaire, le choix 1 te conviendrait bien. Et heureusement en cas d'échec au concours, tu peux te rabattre sur une L3 ou un M1 universitaire…
Mais je te deconseille d'entrer en prépa en décidant d'emblée que tu ne vises pas l'ENS, tu n' en tirerais pas tous les bénéfices !
Les épreuves de l'agrégation externe d'histoire]
Tu constateras qu'il y a de la géographie tant à l'écrit qu'à l'oral.
Je me demandais si effectuer les 2 ans de prépa A/L pour ensuite poursuivre des études d'histoire, avec pour objectif de réussir l'agrégation et de faire une thèse pour pouvoir enseigner en université (même si je sais que cela n'est pas donné à tout le monde) est un projet viable et réaliste ?
Oui, c'est le parcours à suivre de préférence, avec l'ENS dans la mesure du possible.

Les recrutements à l'université sont très difficiles actuellement, en histoire plus que dans d'autres disciplines.

Cordialement,
Merci pour vos réponses, vous me rassurez beaucoup quant à la viabilité de ce parcours.
TheRedRoom a écrit : Mais je te deconseille d'entrer en prépa en décidant d'emblée que tu ne vises pas l'ENS, tu n' en tirerais pas tous les bénéfices !
Bonsoir LaChambreRouge,

Tu es bien sûre ?

Quand j'étais en prépa j'étais à mille lieues d'avoir le niveau pour entrer dans une ENS et je m'en doutais déjà avant de commencer, idem pour mes petits camarades. Nous avons quand même étudié plein de trucs ! Beaucoup d'élèves bossaient sans s'imaginer un instant dans une ENS.

Bon, c'était il y a longtemps et dans une prépa scientifique. Il y avait beaucoup beaucoup d'élèves et le gros de la troupe entrait dans une des nombreuses écoles d'ingénieurs alors mon vécu ne s'applique peut-être pas à l'HK d'aujourd'hui. Tu connais mieux le sujet que moi. Mais je suis quand même un rien surpris par ce que tu dis. Plein de jeunes élèves littéraires nous font part ici de leur souhaits et de leurs réussites. Nombre d'entre eux me donnent l'impression de faire des études intéressantes sans pour autant avoir le niveau pour entrer dans une ENS.
Je crois que ce que The RedRoom veut dire, et je suis 100% d'accord pour bien connaître les prépas littéraires, c'est que beaucoup d'élèves ont tendance à s'autocensurer à l'entrée en prépa, en se disant que certes ils ont été pris mais qu'ils n'ont pas le niveau pour une ENS, pas assez de culture générale, pas d'assez bonnes notes au lycée, et qui du coup ont tendance à faire les choses un peu à moitié (même s'ils en tirent quand même beaucoup de bénéfices). Or bien malin qui peut dire en HK qui finira par intégrer ou non, il y a souvent des surprises, et des élèves qui se révèlent dans les derniers mois de la khâgne. Il ne s'agit pas d'être à fond en visant à tout prix l'ENS, mais de garder l'esprit ouvert en se disant qu'on n'a pas moins de chance que les autres.
garder l'esprit ouvert en se disant qu'on n'a pas moins de chance que les autres.
Entièrement d’accord. Et ne pas oublier qu’une tête bien faite vaut parfois mieux qu’une tête trop pleine.
D’emblée on entre en hypokhâgne en se disant qu’on est loin du compte, en khâgne on travaille bien sûr, mais tranquillou mon toutou, on se retrouve admissible et bien sûr, comme on n’y croyait pas, on n’a pas révisé l’oral ; du coup, on se fait recaler pour un 2 en histoire.
Bien sûr il ne suffit pas d’y croire pour réussir, mais ne pas y croire du tout, c’est un peu dommage.
Merci Sohanelle, c'est exactement ce que je voulais dire. L'auto-censure, surtout chez les filles, et surtout dans les quartiers plus populaires, c'est vraiment une plaie !

J'ajoute aussi qu'on peut se dire qu'on n'intégrera pas l'ENS, tout en se fixant l'objectif de passer le concours de manière sérieuse et d'avoir les meilleurs résultats possibles (sans forcément s'imaginer major).

Si je dis que je ne conseille pas d'entrer en prépa sans préparer sérieusement l'ENS, c'est notamment parce que j'ai vu une promo sombrer comme cela : il a suffit d'un élève (plutôt bon, qui plus est) qui a dit "bof, de toute manière je ne vise pas l'ENS, je veux faire une licence d'histoire après ma khâgne, donc je ne vais même pas me présenter au concours". Du coup, dans la classe, d'autres élèves se sont dit la même chose et nous ont annoncé qu'ils ne s'inscriraient pas au concours. Avoir des ECTS leur suffisaient… mais du coup, à quoi bon aller aux concours blanc. On a eu des absents au concours blanc. Nous avons eu toutes les peines du monde à faire remonter la motivation.

C'est comme une préparation au marathon : on se fixe les objectifs qu'on veut (arriver dans les 10 premiers, les 100 premiers, les 200 premiers… ou juste le finir !) mais on le fait sérieusement et on joue le jeu.