Me voilà en terminal L sans avoir assimilé aucune " méthode " de dissertation en philo que déjà notre Prof nous demande un DM ( c'est vrai qu'il faut bien commencer un jour )… alors:
" Suis-je ce que j'ai conscience d'être? " …..
tout d'abord, je pourrai vous présenter mes quelques idées:
_ dans ce sujet il s'y trouve un double "je" alors est ce que Je suis ce que J'ai.. je trouve le sujet très subtile car cela amènerai à utiliser le "je" empirique que le prof nous a interdit d'utiliser..
_ définir ce qu'est le -je ( comme chez les Stoïciens, nous somme "une idée" qui signifie que je fais ce que je dois faire donc je suis ce que je fais ).
_ qu'est ce que la conscience de soi ? ( avoir conscience déjà de quelque chose c'est qu'il y a une distanciation entre moi et l'objet dont j'ai conscience mais quand est-il quand l'objet est moi ? donc -je. être conscient est de faire l'épreuve de moi même, voir mes réactions.. mais alors est ce que être ce que j'ai conscience d'être est de faire une distanciation entre moi et le moi de ma conscience ? ).
_ quatrièmement, cette question me rappel le " connais-toi toi même ".. dois-je exploiter cette citation ? faut il donc s'analyser et voir si je suis ce que j'ai analysé…?
pour finir, notre prof nous a averti que le but de cette disserte était d'atteindre quelque chose d'universel..
voilà … je suis totalement perdu alors si quelqu'un pouvait m'aider à y voir plus clair dans mes réflexions..
Si je ne suis pas ce que j'ai conscience d'être, ça veut dire que s'interpose entre moi et la conscience que j'ai de moi un voile ou une zone d'ombre. Cette zone d'ombre, si on sort l'artillerie lourde, c'est l'inconscient au sens freudien. Sinon, cela peut être tout simplement le voile des mots, comme le suggérait Bergson. Cela implique donc de voir si la conscience est transparente ou déformante, complète ou lacunaire.
En "La philosophie pour les nuls" (excellent!) je trouve
16 références à CONSCIENCE, dont 2 de plus de deux pages,
12 références à MOI,
10 références à ÊTRE dont 1 de plus de deux pages,
9 références à UNIVERSEL, dont 1 de pus de deux pages.
Conscience (latin cum=avec, scio = je sais)
Peut-être en parallèle avec reconnaissance?
On se reconnaît. Les autres me reconnaissent. Donc le Moi existe, sinon que j'ai inventé les autres et j'imagine la conscience de moi. Mais qui donc imagine? Ça doit être le Je que, moi, je reconnais. J'existe ainsi, même hors des autres.
Est-ce que cela veut dire que je vis ou encore que je suis? Descartres a probablement trouvé la réponse.
Après avoir réfléchi, et commencé sa réponse, on entre "suis-je ce que j'ai conscience dêtre" dans google pour voir si qqun d'autres n'a pas d'idées.
Attention! Ton prof. connaîtra aussi les pages éventuellement disponibles sur Google!!
Cela implique donc de voir si la conscience est transparente ou déformante, complète ou lacunaire.
Solange, cette piste d'ENS me paraît à emprunter……..
"On se reconnaît. Les autres me reconnaissent. Donc le Moi existe, sinon que j'ai inventé les autres et j'imagine la conscience de moi. Mais qui donc imagine? Ça doit être le Je que, moi, je reconnais. J'existe ainsi, même hors des autres."
_ ce que je pense avoir compris de cette phrase:
il semble y avoir deux "moi" ( voir deux -je ), le premier -je qui reconnaît et le deuxième le -je que j'imagine.
Mais, celui qui imagine est le -je qui reconnaît ( puisqu'il reconnaît…? ) donc en fin de compte, la distinction des deux -je n'existe pas réellement même si elle vaut la peine d'être présente: il s'y trouve toujours des nuances.. le -je qui reconnaît reconnaît-il seulement ce qu'il veut reconnaître ?
_ ce que je n'ai pas réussit à cerner:
" sinon que j'ai inventé les autres " - " j'existe ainsi, même hors des autres " → si on a inventé les autres, c-à-d qu'ils n'existent pas réellement par ce que je les ai imaginé moi même (?) .
hors des autres = au delà des autres ? il n'y a que moi…
j'existe même hors des autres - ce " hors " est-il l'imagination ?
merci beaucoup d'avoir répondu, vous m'avez tous bcp aidé
Après avoir réfléchi, et commencé sa réponse, on entre "suis-je ce que j'ai conscience d'être" dans google pour voir si qqun d'autres n'a pas d'idées.
Solange, je crois que tu ne l'as pas fait! Ce n'était pas une plaisanterie!
moi je mettrais : ' je suis conscient d'etre trop stupide pour résoudre ce problème, et en ne le résolvant pas je suis effectivement stupide vu que je vais me prendre un 0'
Voilà qui est flatteur pour Solange 😂
?
franchement ça me FATIGUE !!!!!!! (T.T )
jv faire un tour sur Google…
et dire que la philo, ça ne fait que commencer…. 😞
merci de m'encourager angelusia… (-.- )'
Solange a écrit :et dire que la philo, ça ne fait que commencer…. 😞
😞
Et si tu le faisais sur le mode "patience du concept …" 🆒
Par exemple, en remplaçant par des questions plus simples, dans un premier temps, du style :
- suis-je le mieux placé pour me connaître moi-même ?
- en me connaissant moi-même sur le mode de la conscience subjective, ne suis-je pas juge et partie sur moi-même ?
- y a-t-il des choses que j'ignore de moi-même (mais paradoxe : comment savoir que je les ignore, et comment savoir ce que j'ignore => rôle des autres en général, du psy en particulier)
- y a-t-il des choses qui se passent en moi (en termes de goûts, de phobies, de penchants, de pulsions…) dont je ne peux expliquer l'origine ou la cause profonde, qui pourtant doit bien exister qq part ?
Des questions simples comme ça peuvent peut-être te permettre de commencer, non ?
je sais pas, au bac l'un des sujets était : "la liberté peut-elle se définir comme lepouvoir de refuser ?' j'ai répondu par : 'je suis libre de refuser de répondre à cette question', et j'ai eu 19 🙂 (comme on le voit j'aime pas vraiment la philo 😜).
Bref pour ton sujet, c'est hyper vaste. Voici ci qui me vient immédiatement en tête, je te laisserai le soin de trier le vrai du faux.
Sujet court, qui pose 3 notions essentielles :
que suis-je ?
peut-on accéder à la conscience ? (par extension à sa propre conscience)
d'être ? il ne s'agit pas, à mon avis, ici, de la vision que l'on a de soi, mais bien plutôt de celle qu'on les autres de nous,
en d'autres termes, la question pourrait se traduire par : suis-je, au regard des autres, le même qu'à mes propres yeux ? Est-ce que j'apparais comme je voudrais qu'on me voit, ou y a-t-il une incompatibilité entre le monde et moi telle que les autres me voient différent de ce que je pense être ? (je crois être gentille, serviable, mais la plupart des gens me voient comme machiavélique et manipulateur, pourquoi ?)
c'est là qu'il est important de savoir si l'on peut accéder à la conscience. On avait eu ça le jour de mon bac de philo, j'ai pris grand soin d'éviter le sujet XD Enfin bref, si tel était le cas, tout le travail de Freud ne serait que pure intulité, et si l'on avait conscience de chacun de ses geste, la psychanalyse serait une discipline du domaine de l'arnaque comme les voyants (pour la plupart). Que sont alors les gestes manqués ? A quoi servent nos rêves si ce n'est à nous adresser un message de notre inconscient 'attention ! sonette d'alarme ! tu vas trop loin là !'. Bien sûr tout cela est codifié et il faut savoir le déchiffrer, mais justement, la raison d'être des psys c'est d'aller chercher au fond de notre inconscient tout ce qu'il y a afin de le révéler à notre conscience. Donc dans cette mesure, oui, on doit pouvoir accéder à la conscience.
Par contre la question qui semble s'imposer d'elle-même ici c'est : puis-je contrôler l'image que je renvoie aux autres ? Cela paraît peu probable. D'abord parce que l'on supporte des visions subjectives, ensuite à cause de ces fameux actes manqués, et aussi à cause des émotions : comment cacher quand on est en colère? Comment se contrôler en toute circonstance pour ne pas faire apparaître la moindre émotion autre que celle que l'on voudrait donner ? C'est un travail si difficile, qui exige tellement de concentration, que cela paraît véritablement (presque) impossible.
Voilà j'espere qu'il y aura quelques éléments dans tout ça qui te sembleront pertinents 🙂
PS : tu peux aussi prendre l'exemple de l'écriture : elle permet une introspection ( je pense surtout à l'écriture chez les surréalistes), mais la littérature de manière plus générale permet aux auteurs une libération (cf. Philippe Jacotet avec Plume).
angelusia a écrit :"la liberté peut-elle se définir comme lepouvoir de refuser ?' j'ai répondu par : 'je suis libre de refuser de répondre à cette question',
Je suppose que le 20 était réservé pour "La liberté peut se définir comme le pouvoir de refuser si je suis libre de refuser de répondre à cette question".
Je trouve excellents les derniers conseils de ENS et
angelusia a écrit :- Que suis-je ?
- Peut-on accéder à la conscience ? (par extension à sa propre conscience)
- L'être ? il ne s'agit pas, à mon avis, ici, de la vision que l'on a de soi, mais bien plutôt de celle qu'on les autres de nous,
En d'autres termes, la question pourrait se traduire par : suis-je, au regard des autres, le même qu'à mes propres yeux ? Est-ce que j'apparais comme je voudrais qu'on me voit, ou y a-t-il une incompatibilité entre le monde et moi telle que les autres me voient différent de ce que je pense être ? (je crois être gentille, serviable, mais la plupart des gens me voient comme machiavélique et manipulateur, pourquoi ?)
merci pour vos conseils, je vais faire de mon mieux..
Nous ne somme pas ce qu'on croit être.
Exemple: Je croit être un être humain, car je parle de moi même, grâce à mon cerveau.
Mais ne suis je pas le cerveau, qui parle de lui même?
Enfin, je ne suis pas un esprit mais l'ensemble de tous les organes, muscles, nerfs et os.