Proust, Du côté de chez Swann - Sans doute pour avoir à jamais indissolublement uni…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour je dois faire une analyse littéraire de cet extrait pour mon cours de littérature française mais je n'arrive à rien. Je dois trouver si il y a des allitérations et/ou assonances, les champs lexicaux, si il y a un rythme à un endroit ou non, sens des temps de conjugaison employés, etc.
Sans doute pour avoir à jamais indissolublement uni en moi des impressions différentes rien que parce qu’ils me les avaient fait éprouver en même temps, le côté de Méséglise ou le côté de Guermantes m’ont exposé, pour l’avenir, à bien des déceptions et même à bien des fautes. Car souvent j’ai voulu revoir une personne sans discerner que c’était simplement parce qu’elle me rappelait une haie d’aubépines, et j’ai été induit à croire, à faire croire à un regain d’affection, par un simple désir de voyage. Mais par là même aussi, et en restant présents en celles de mes impressions d’aujourd’hui auxquelles ils peuvent se relier, ils leur donnent des assises, de la profondeur, une dimension de plus qu’aux autres. Ils leur ajoutent aussi un charme, une signification qui n’est que pour moi. Quand par les soirs d’été le ciel harmonieux gronde comme une bête fauve et que chacun boude l’orage, c’est au côté de Méséglise que je dois de rester seul en extase à respirer, à travers le bruit de la pluie qui tombe, l’odeur d’invisibles et persistants lilas.
Voici ce que j'ai écris pour le moment:
Nous sommes ici aux toutes dernières pages de la première partie, Combray, du premier tome de la Recherche qu'est Du côté de chez Swann. Par la position symbolique de notre texte, nous pouvons dire qu'ilest en quelque sorte, la fin du début, l'achèvement de la petite enfance et des illusions.

La recherche est, comme nous l'avons dit, séparée en en deux niveaux d'énonciation qui se superposent en permanence. Le « Je » enfant, dont l'histoire est racontée au sein de Combray, est sans cesse regardé par le « Je » adulte.
Cependant, il y a ici une véritable superposition des regards. Le narrateur adulte regarde, alors que nous sommes encore dans la période de l'enfance, des erreurs postérieures à elles. Il y a trois personnages qui se dessinent ici: L'enfant, dont l'époque se termine, le premier adulte, qui fera des erreurs de jugements car trompé par les impressions inconscientes des souvenirs de son enfance, et le deuxième narrateur adulte, qui porte un regard sur eux et qui produit en quelque sorte une synthèse de l'union des deux.
Les impressions que forment les souvenirs de l’enfance se retrouvent d'ailleurs dans les derniers mots du texte, lorsque le narrateur parle d'invisibles et persistants lilas, qui le ramènent aux souvenirs des senteurs des promenades de sa jeunesse. Ainsi, nous pouvons établir les impressions comme un des mot clés les plus importants du texte, qui va osciller entre les souvenirs présents de l'enfance et leurs importantes influences sur la vie du narrateur adulte.


Merci de votre aide ! 😀
Retrouver les chemins de la mémoire, tirer les fils de la mémoire ( en soi et hors de soi):
- par une mémoire affective( impressions, déceptions, regain d'affection, désir )
- par une mémoire sélective ( la vue/les sons/les odeurs)(le côté de Méséglise, le côté de Guermantes, une haie d'aubépines, les lilas, le bruit de la pluie, l'odeur)
- par une écriture des JE (uni en moi, j'ai voulu revoir, j'ai été induit à croire, je dois, comme une bête fauve,rester seul en extase à respirer)
Sans doute pour avoir à jamais indissolublement uni en moi des impressions différentes rien que parce qu’ils me les avaient fait éprouver en même temps, le côté de Méséglise ou le côté de Guermantes m’ont exposé, pour l’avenir, à bien des déceptions et même à bien des fautes. Car souvent j’ai voulu revoir une personne sans discerner que c’était simplement parce qu’elle me rappelait une haie d’aubépines, et j’ai été induit à croire, à faire croire à un regain d’affection, par un simple désir de voyage. Mais par là même aussi, et en restant présents en celles de mes impressions d’aujourd’hui auxquelles ils peuvent se relier, ils leur donnent des assises, de la profondeur, une dimension de plus qu’aux autres. Ils leur ajoutent aussi un charme, une signification qui n’est que pour moi. Quand par les soirs d’été le ciel harmonieux gronde comme une bête fauve et que chacun boude l’orage, c’est au côté de Méséglise que je dois de rester seul en extase à respirer, à travers le bruit de la pluie qui tombe, l’odeur d’invisibles et persistants lilas.