Marie-Joseph Chénier, À la liberté

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

j'ai vraiment besoin de votre aide, je réalise une anthologie et je ne trouve pas d'infos précises sur le poème ''à la liberté''. J'ai pourtant fait tous les sites. Pouvez vous m'aidez aussi sur l'analyse du poème.
MERCI
Ce lien donne la réponse
https://www.wikipoemes.com/poemes/mariejoseph-chenier/biographie-index.php
Wikipoemes a écrit :Frère cadet d'André, il naît comme lui à Constanrinople et comme lui fait une expérience militaire. Mais tandis qu'André compose des poèmes, Marie-Joseph a le goût du théâtre. En 1789, la représentation de Charles IXaprès une longue interdiction le rend célèbre. Par ses pièces suivantes, par son élection a la Convention, il s'engage du côté montagnard mais prend ses distances par rapport à Robespierre. Attaqué après la l'erreur, il continue à défendre jusqu'à sa mon ses convictions voltairienncs. On trouvera dans le Chansonnier révolutionnaire ses hymnes à la liberté (n° 73). à la raison (n° 76), à l'Etre Suprême (n" 92), le «Chant du départ» (n" 97) et T« Hymne du Neuf Thermidor» (n° 110).
Ce poème est conventionnel au double sens du terme, il relève d'un contexte particulier, celui de la coalition des princes européens pour mettre fin à la Révolution française. Il émane de lui une religiosité qui utilise des allégories. Le style est emphatique dans le goût classique de l'époque.
À la liberté

Descends, ô liberté ! fille de la nature :
Le peuple a reconquis son pouvoir immortel ;
Sur les pompeux débris de l’antique imposture
Ses mains relèvent ton autel.

Venez, vainqueurs des rois : l’Europe vous contemple ;
Venez ; sur les faux dieux étendez vos succès ;
Toi, sainte liberté, viens habiter ce temple ;
Sois la déesse des Français.

Ton aspect réjouit le mont le plus sauvage,
Au milieu des rochers enfante les moissons ;
Embelli par tes mains, le plus affreux rivage
Rit, environné de glaçons.

Tu doubles les plaisirs, les vertus, le génie ;
L’homme est toujours vainqueur sous tes saints étendards ;
Avant de te connaître, il ignorait la vie :
Il est créé par tes regards.

Au peuple souverain tous les rois font la guerre ;
Qu’à tes pieds, ô déesse, ils tombent désormais !
Bientôt sur les cercueils des tyrans de la terre
Les peuples vont jurer la paix.