Ionesco, Rhinocéros - Taisez-vous, taisez-vous…

Entraide scolaire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour, j'ai besoin d'aide, 😐
Je dois faire un commentaire composé sur l'extrait de Rhinocéros, de l'acte 1 qui va de "Taisez-vous, taisez-vous" à "Au contraire. Rien de plus naturel. La preuve : tout le monde vit"

La problématique : quelles sont les causes et les conséquences de l'incompréhension sur la scène? entre Jean et Bérenger, mais aussi entre le Logicien et le Vieux Monsieur.

Répondez-moi vite svp
Bonsoir.

As-tu commencé à réfléchir là-dessus ?
Ce serait bien que tu nous proposes d'abord tes premières réflexions personnelles…
BÉRENGER
Taisez-vous, taisez-vous.
JEAN
Elle n’a pas l’air méchant, pourtant !
BÉRENGER, revenant vers Jean une fois que Daisy a disparu. Excusez-moi,
encore une fois, pour…
JEAN
Voilà ce que c’est de boire, vous n’êtes plus maître de vos mouvements, vous
n’avez plus de force dans les mains, vous êtes ahuri, esquinté. Vous creusez votre
propre tombe, mon cher ami. Vous vous perdez.
BÉRENGER
Je n’aime pas tellement l’alcool. Et pourtant si je ne bois pas, ça ne va pas.
C’est comme si j’avais peur, alors je bois pour ne plus avoir peur.
JEAN
Peur de quoi ?
BÉRENGER
Je ne sais pas trop. Des angoisses difficiles à définir. Je me sens mal à l’aise
dans l’existence, parmi les gens, alors je prends un verre. Cela me calme, cela me
détend, j’oublie.
JEAN
Vous vous oubliez !
BÉRENGER
Je suis fatigué, depuis des années fatigué. J’ai du mal à porter le poids de mon
propre corps…
JEAN
C’est de la neurasthénie alcoolique, la mélancolie du buveur de vin…
BÉRENGER, continuant.
Je sens à chaque instant mon corps, comme s’il était de plomb, ou comme si je
portais un autre homme sur le dos. Je ne me suis pas habitué à moi-même. Je ne
sais pas si je suis moi. Dès que je bois un peu, le fardeau disparaît, et je me
reconnais, je deviens moi.
JEAN
Des élucubrations ! Bérenger, regardez-moi. Je pèse plus que vous. Pourtant,
je me sens léger, léger, léger !
Il bouge ses bras comme s’il allait s’envoler. Le Vieux Monsieur et le Logicien
qui sont de nouveau entrés sur le plateau ont fait quelques pas sur la scène en
devisant. Juste à ce moment, ils passent à côté de Jean et de Bérenger. Un bras de
Jean heurte très fort le Vieux Monsieur qui bascule dans les bras du Logicien.
LE LOGICIEN, continuant la discussion. Un exemple de syllogisme… (Il est
heurté.) Oh !…
LE VIEUX MONSIEUR, à Jean.
Attention. (Au Logicien.) Pardon.
JEAN, au Vieux Monsieur.
Pardon.
LE LOGICIEN, au Vieux Monsieur.
Il n’y a pas de mal.
LE VIEUX MONSIEUR, à Jean.
Il n’y a pas de mal.
Le Vieux Monsieur et le Logicien vont s’asseoir à l’une des tables de la terrasse,
un peu à droite et derrière Jean et Bérenger.
BÉRENGER, à Jean. Vous avez de la force.
JEAN
Oui, j’ai de la force, j’ai de la force pour plusieurs raisons. D’abord, j’ai de la
force parce que j’ai de la force, ensuite j’ai de la force parce que j’ai de la force
morale. J’ai aussi de la force parce que je ne suis pas alcoolisé. Je ne veux pas vous
vexer, mon cher ami, mais je dois vous dire que c’est l’alcool qui pèse en réalité.
LE LOGICIEN, au Vieux Monsieur.
Voici donc un syllogisme exemplaire. Le chat a quatre pattes. Isidore et Fricot
ont chacun quatre pattes. Donc Isidore et Fricot sont chats.
LE VIEUX MONSIEUR, au Logicien.
Mon chien aussi a quatre pattes.
LE LOGICIEN, au Vieux Monsieur.
Alors, c’est un chat.
BÉRENGER, à Jean.
Moi, j’ai à peine la force de vivre. Je n’en ai plus envie peut-être.
LE VIEUX MONSIEUR, au Logicien après avoir longuement réfléchi.
Donc, logiquement, mon chien serait un chat.
LE LOGICIEN, au Vieux Monsieur.
Logiquement, oui. Mais le contraire est aussi vrai.
BÉRENGER, à Jean.
La solitude me pèse. La société aussi.
JEAN, à Bérenger.
Vous vous contredisez. Est-ce la solitude qui pèse, ou est-ce la multitude ?
Vous vous prenez pour un penseur et vous n’avez aucune logique.
LE VIEUX MONSIEUR, au Logicien.
C’est très beau, la logique.
LE LOGICIEN, au Vieux Monsieur.
À condition de ne pas en abuser.
BÉRENGER, à Jean.
C’est une chose anormale de vivre.
JEAN
Au contraire. Rien de plus naturel. La preuve : tout le monde vit.
Réfléchis aux causes.
Un phénomène étonnant, inexpliqué, inexplicable.
Un premier dialogue entre Jean et Béranger. De quoi est-il question ? Rôle de Jean.
Entrée de deux autres personnages. Conversations qui interfèrent, se mêlent.
pour les causes:
- beaucoup de personnages parlent en même temps
- didascalies omniprésentes
- dialogue entre le logicien et le vieux monsieur spécial
- dialogue entre jean et bérenger :
- pas de logique entre l'alcool et la force
(- jean est plus impulsif que bérenger)

pour les conséquences :
- c'est une scène "bordélique" : on ne sait plus qui parle de quoi et à qui

jsp trop si ça va, dites-moi
et aidez-moi pour les conséquences aussi svp, j'en trouve pas d'autres
Les conséquences : la confusion. la difficulté à raisonner, à se comprendre, à échanger. Les banalités l'emportent dans une situation surprenante et inquiétante.
Sont soulevés les problèmes de l'incommunicabilité, de la pauvreté de la langue mal utilisée, le manque de discernement …
merci 😀