Méthode de l’analyse littéraire

Entraide scolaire

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Voilà des mois que je ne sais que penser. Comme la plupart des élèves médiocres en tout, on m'a conseillé de choisir la "prestigieuse" filière scientifique. Magie, Hasard : le don des maths m'explose à la figure, et voilà que je me retrouve dans l'une des meilleures formations en mathématiques de Paris. 🆒
Mais, problème après avoir cru pendant 17 ans ce qu'il ce disait, dans la cour, de la littérature : "c'est chiant et inutile", j'aperçois son réel pouvoir. Je me met immédiatement à lire : Balzac, Dostoevski, Machiavel, Fitzgerald, Baudelaire, ainsi que des dizaines de livres d'histoire.
Ainsi je tente de rattraper le train, mais je manque cruellement de méthode : même en ayant parcouru un bon manuel d'analyse littéraire, je n'ai que des visions "impressionnistes" de mes lectures, et la frustration de sentir que je passe à coté d'innombrables plaques.
Mais, ce qui me manque le plus, je crois, ce sont des gens aussi passionnés de livres, d'histoire et de poèmes, avec qui parler. Ô nobles lettrés, saurez vous indiquer à ma pauvre âme le chemin de cette méthode, et des lieux parisiens où je pourrais vous rencontrez ?
Salut,

Tu étais médiocre en tout et tu es devenu brusquement bon en maths ? C'est rigolo. En quelle classe es-tu devenu bon ?
Es-tu toujours médiocre en français ? Ma prof de français en première nous dit un jour que certains élèves devenaient bons en français d'un coup. C'est ce qui m'est arrivé : tout au long de cette classe de première je n'ai eu que des 6 et des 7 puis à l'écrit du bac j'ai eu 15, niveau que j'ai gardé par la suite (mais attention, j'étais dans une filière scientifique, je n'avais pas le niveau d'un khâgneux, tout est relatif). Ça va peut-être t'arriver.
Ainsi donc le français serait chiant et inutile ? Je n'insiste pas sur cette opinion. J'ai plutôt gardé le souvenir que nombre de matheux croyaient que c'était une matière qu'il était inutile de travailler car on était littéraire ou non et qu'on n'y pouvait rien. Mon prof de maths en maths spé nous dit pourtant le jour de la rentrée scolaire de bien travailler le français, justement. Il avait bien raison car c'est une matière qui se travaille, comme les autres, d'ailleurs. Je ne sais pas où tu en es mais si tu es médiocre en français et potentiellement bon, essaie de devenir bon au plus tard le matin du jour du bac de français plutôt que le soir.
Et fais gaffe à une chose : ce n'est pas parce que tu es bon en maths que, forcément, tu t'épanouiras durablement en t'orientant vers cette matière.
Pour aborder l'analyse d'un extrait :
Avant d'élaborer un plan, il faut partir à la découverte d'un texte et s'interroger :
- sur le contexte : quel auteur ? Quelle école ? Quel genre ? (On n'analyse pas un extrait de roman comme un poème ou encore comme une scène de pièce de théâtre ou un article de l'Encyclopédie ou une lettre ou une fable ). Quel type de texte ? (On n'aborde pas le commentaire d'un texte descriptif comme celui d'un texte narratif ou celui d'un texte argumentatif )
- sur le ou les thèmes
- sur la présence ou non du narrateur
- sur le comment : le lexique, les figures de style …

Bientôt tu vas approcher la spécificité d'un texte, sa singularité …

Toutes ces informations vont te donner des matériaux pour l'introduction, pour la problématique, pour les axes du développement …
Bienvenue parmi les amateurs de littérature !
Je crois qu'il faut distinguer plusieurs choses :
- D'abord la "méthode" litteraire dont tu parles, qui est une pure construction scolaire et académique, qui suit un certain nombre de règles et de conventions qui n'ont de sens que si tu appartiens à une communauté de gens qui suivent les mêmes règles. D'ailleurs, il ne faudrait pas parler de "la" méthode litteraire mais "des" méthodes. Après avoir découvert la méthode qu'on applique dans le secondaire et en prép a (commentaire de texte, dissertation) on en découvre bien d'autre lorsqu'on entre dans le supérieur. Ainsi les méthodologies qu'on applique dans le domaine de la recherche n'ont plus grand chose à voir avec une dissertation de khâgneux.
- D'un autre côté la lecture plaisir, qui peut se dispenser de méthode formalisée. Une lecture "impressionniste", c'est déjà un bon début ! Et petit à petit on peut se constituer une solide culture littéraire et artistique !

J'ajouterais qu'on peut aimer la littérature (ou les maths, ou l'histoire, ou la philo….) sans forcément en vouloir faire son métier.
On a besoin d'ingénieurs qui aiment les belles lettres, de "managers" philosophes, de boulangers ferrus d'histoire, de journalistes forts en maths, etc…
Yes, TheRedRoom, but if le boulanger ferru d'histoire est heureux d'être boulanger, ça va, mais s'il a des regrets, ça va moins. D'où la petite remarque que je me suis permis d'ajouter.
Féru, non ? 😉
Mais tu as raison Laoshi ! Pan sur le bec 🙂
Sans coup férir…