Bonjour je dois réaliser un corpus en français mais j'aurais besoin d'un petit coup de pouce pour démarrer 🙂 Merci d'avance
La question est : Dans quelle mesure les personnages principaux des extraits du corpus ont-ils achevé leur parcours?
Je ne suis pas sure de comprendre le terme "dans quelle mesure"
Je pense faire ce plan mais est-ce qu'il répond bien à la question
I la mort, l'élément déclencheur
II Tout quitter pour une nouvelle vie
Dans quelle mesure = jusqu'à quel point.
Tu ne donnes pas les extraits.
Bonjour floreale
Mes extraits sont :
-Le père Goriot de Honoré de Balzac (l'explicit lors de la mort du père Goriot et de la renaissance de Rastignac)
-Mme Bovary de Gustave Flanbert (lors de la mort du personnage principal Emma dans d'atroce souffrance)
-Un Barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras (lors de l'enterrement de la mère et le départ des enfants Joseph et Suzanne)
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Quand le corbillard vint, Eugène fit remonter la bière, la décloua, et plaça religieusement sur la poitrine du bonhomme une image qui se rapportait à un temps où Delphine et Anastasie étaient jeunes, vierges et pures, et ne raisonnaient pas, comme il l'avait dit dans ses cris d'agonisant. Rastignac et Christophe accompagnèrent seuls, avec deux croque-morts, le char qui menait le pauvre homme à Saint-Etienne-du-Mont, église peu distante de la rue Neuve-Sainte-Geneviève. Arrivé là, le corps fut présenté à une petite chapelle basse et sombre, autour de laquelle l'étudiant chercha vainement les deux filles du père Goriot ou leurs maris. Il fut seul avec Christophe, qui se croyait obligé de rendre les derniers devoirs à un homme qui lui avait fait gagner quelques bons pourboires. En attendant les deux prêtres, l'enfant de choeur et le bedeau, Rastignac serra la main de Christophe, sans pouvoir prononcer une parole.
- Oui, monsieur Eugène, dit Christophe, c'était un brave et honnête homme, qui n'a jamais dit une parole plus haut que l'autre, qui ne nuisait à personne et n'a jamais fait de mal.
Les deux prêtres, l'enfant de choeur et le bedeau vinrent et donnèrent tout ce qu'on peut avoir pour soixante-dix francs dans une époque où la religion n'est pas assez riche pour prier gratis. Les gens du clergé chantèrent un psaume, le Libera, le De profundis. Le service dura vingt minutes. Il n'y avait qu'une seule voiture de deuil pour un prêtre et un enfant de choeur, qui consentirent à recevoir avec eux Eugène et Christophe.
- Il n'y a point de suite, dit le prêtre, nous pourrons aller vite, afin de ne pas nous attarder, il est cinq heures et demie.
Cependant au moment où le corps fut placé dans le corbillard, deux voitures armoriées, mais vides, celle du comte de Restaud et celle du baron de Nucingen, se présentèrent et suivirent le convoi jusqu'au Père-Lachaise. A six heures, le corps du père Goriot fut descendu dans sa fosse, autour de laquelle étaient les gens de ses filles, qui disparurent avec le clergé aussitôt que fut dite la courte prière due au bonhomme pour l'argent de l'étudiant. Quand les deux fossoyeurs eurent jeté quelques pelletées de terre sur la bière pour la cacher, ils se relevèrent et l'un d'eux, s'adressant à Rastignac, lui demanda leur pourboire. Eugène fouilla dans sa poche et n'y trouva rien ; il fut forcé d'emprunter vingt sous à Christophe. Ce fait, si léger en lui-même, détermina chez Rastignac un accès d'horrible tristesse. Le jour tombait, un humide crépuscule agaçait les nerfs, il regarda la tombe et y ensevelit sa dernière larme de jeune homme, cette larme arrachée par les saintes émotions d'un coeur pur, une de ces larmes qui, de la terre où elles tombent, rejaillissent jusque dans les cieux. Il se croisa les bras, contempla les nuages, et le voyant ainsi, Christophe le quitta.
Rastignac, resté seul, fit quelques pas vers le haut du cimetière et vit Paris tortueusement couché le long des deux rives de la Seine, où commençaient à briller les lumières. Ses yeux s'attachèrent presque avidement entre la colonne de la place Vendôme et le dôme des Invalides, là où vivait ce beau monde dans lequel il avait voulu pénétrer. Il lança sur cette ruche bourdonnant un regard qui semblait par avance en pomper le miel, et dit ces mots grandioses : - A nous deux maintenant !
Et pour premier acte du défi qu'il portait à la Société, Rastignac alla dîner chez Mme de Nucingen.
Si tu relis bien le sujet, tu verras que ce que tu proposes ne convient pas.
La question est : Dans quelle mesure les personnages principaux des extraits du corpus ont-ils achevé leur parcours?
Qu'est-ce qu'un roman d'apprentissage ? Qu'est-ce qu'un parcours ? Comment se termine le parcours pour chaque héros ?
Qu' a appris chaque personnage des trois romans cités si tu compares le début et la fin du parcours ?
A-t-il évolué ? Comment ? Dans quels domaines ? Quelles réussites ? Quels échecs ?
Il te faudra comparer un début et une fin de l'apprentissage.
Merci pour tes réponses floreale
Je n'avais pas très bien compris le terme roman d'apprentissage mais grâce à toi, j'ai fait des recherches, je comprend mieux le sujet
Dans le premier texte, Eugène le personnage principal suite à la mort du père Goriot et son enterrement va dîner chez sa fille Mme de Nucingen. Il choisit de réussir alors qu'au début de l'extrait il est très triste.
Ce personnage évolue grâce à l'échec de la mort du père Goriot ?
Dans le deuxième texte, le personnage principal Emma souffre terriblement et à la fin de l'extrait elle meurt. Elle ne souffrira plus désormais.
Ce personnage évolue grâce à sa mort, sa mort lui permet de ne plus souffrir et donc d'atteindre son idéal à savoir ne plus souffrir
Dans le troisième extrait, l'enterrement de la mère provoque chez les enfants le départ de leurs lieu d'enfance. Suzanne décide de quitter Agosti et de partir avec son frère Joseph pour changer de vie.
Ici aussi les personnages principaux évolue grâce à la mort d'un de leurs proches ce qui provoque un nouveau départ ici un envole des enfants qui deviennent enfin adultes.
Je pense donc traité dans un premier temps l'échec (l'obstacle) dans chaque extrait (la mort et la souffrance) puis dans un deuxième temps la victoire (la mort et a nouvelle vie)
Est-ce que cela répond bien à la problématique?
Tu sembles ne considérer que la fin donc c'est réducteur.
Prenons l'exemple d'Emma. Au début de roman, de quoi rêve-t-elle ? De quoi ont été nourris ses rêves ? Quelles étaient ses lectures ? Qu' a-telle appris sur l'amour ? Sur le couple ? sur les relations sociales ? Sur la province ? Sur l'argent ? Sur la maternité ? Sur les rêves ? Sur la réalité ? Sur le bonheur ?
Bien sûr, la fin est tragique et on peut parler d'échec, néanmoins, il a appris à ses dépens l'écart entre la vie rêvée et la vie vécue.
Merci floreale mais je ne sais que répondre
L'extrait de Madame Bovary de Gustave Flaubert est celui-ci:
En effet, elle regarda tout autour d’elle, lentement, comme quelqu’un qui se réveille d’un songe ; puis, d’une voix distincte, elle demanda son miroir, et elle resta penchée dessus quelque temps, jusqu’au moment où de grosses larmes lui découlèrent des yeux. Alors elle se renversa la tête en poussant un soupir et retomba sur l’oreiller.
Sa poitrine aussitôt se mit à haleter rapidement. La langue tout entière lui sortit hors de la bouche ; ses yeux, en roulant, pâlissaient comme deux globes de lampe qui s’éteignent, à la croire déjà morte, sans l’effrayante accélération de ses côtes, secouées par un souffle furieux, comme si l’âme eût fait des bonds pour se détacher. Félicité s’agenouilla devant le crucifix, et le pharmacien lui-même fléchit un peu les jarrets, tandis que M. Canivet regardait vaguement sur la place. Bournisien s’était remis en prière, la figure inclinée contre le bord de la couche, avec sa longue soutane noire qui traînait derrière lui dans l’appartement. Charles était de l’autre côté, à genoux, les bras étendus vers Emma. Il avait pris ses mains et il les serrait, tressaillant à chaque battement de son cœur, comme au contrecoup d’une ruine qui tombe. À mesure que le râle devenait plus fort, l’ecclésiastique précipitait ses oraisons ; elles se mêlaient aux sanglots étouffés de Bovary, et quelquefois tout semblait disparaître dans le sourd murmure des syllabes latines, qui tintaient comme un glas de cloche.
Tout à coup, on entendit sur le trottoir un bruit de gros sabots, avec le frôlement d’un bâton ; et une voix s’éleva, une voix rauque, qui chantait :
Souvent la chaleur d’un beau jour
Fait rêver fillette à l’amour.
Emma se releva comme un cadavre que l’on galvanise, les cheveux dénoués, la prunelle fixe, béante.
Pour amasser diligemment
Les épis que la faux moissonne,
Ma Nanette va s’inclinant
Vers le sillon qui nous les donne.
— L’Aveugle s’écria-t-elle.
Et Emma se mit à rire, d’un rire atroce, frénétique, désespéré, croyant voir la face hideuse du misérable, qui se dressait dans les ténèbres éternelles comme un épouvantement.
Il souffla bien fort ce jour-là,
Et le jupon court s’envola !
Une convulsion la rabattit sur le matelas. Tous s’approchèrent. Elle n’existait plus.
Dans cet extrait je ne sais pas de quoi elle rêve-t-elle ni de quoi ont été nourris ses rêves ,quelles étaient ses lectures, qu' a-telle appris sur l'amour, sur le couple, sur les relations sociales, sur la province, sur l'argent, sur la maternité, sur les rêves, sur la réalité, sur le bonheur.
En effet, elle regarda tout autour d’elle, lentement, comme quelqu’un qui se réveille d’un songe ; puis, d’une voix distincte, elle demanda son miroir, et elle resta penchée dessus quelque temps, jusqu’au moment où de grosses larmes lui découlèrent des yeux. Alors elle se renversa la tête en poussant un soupir et retomba sur l’oreiller.
Sa poitrine aussitôt se mit à haleter rapidement. La langue tout entière lui sortit hors de la bouche ; ses yeux, en roulant, pâlissaient comme deux globes de lampe qui s’éteignent, à la croire déjà morte, sans l’effrayante accélération de ses côtes, secouées par un souffle furieux, comme si l’âme eût fait des bonds pour se détacher. Félicité s’agenouilla devant le crucifix, et le pharmacien lui-même fléchit un peu les jarrets, tandis que M. Canivet regardait vaguement sur la place. Bournisien s’était remis en prière, la figure inclinée contre le bord de la couche, avec sa longue soutane noire qui traînait derrière lui dans l’appartement. Charles était de l’autre côté, à genoux, les bras étendus vers Emma. Il avait pris ses mains et il les serrait, tressaillant à chaque battement de son cœur, comme au contrecoup d’une ruine qui tombe. À mesure que le râle devenait plus fort, l’ecclésiastique précipitait ses oraisons ; elles se mêlaient aux sanglots étouffés de Bovary, et quelquefois tout semblait disparaître dans le sourd murmure des syllabes latines, qui tintaient comme un glas de cloche.
Tout à coup, on entendit sur le trottoir un bruit de gros sabots, avec le frôlement d’un bâton ; et une voix s’éleva, une voix rauque, qui chantait :
Souvent la chaleur d’un beau jour
Fait rêver fillette à l’amour.
L'extrait de Madame Bovary de Gustave Flaubert est celui-ci:
Emma se releva comme un cadavre que l’on galvanise, les cheveux dénoués, la prunelle fixe, béante.
Pour amasser diligemment
Les épis que la faux moissonne,
Ma Nanette va s’inclinant
Vers le sillon qui nous les donne.
— L’Aveugle s’écria-t-elle.
Et Emma se mit à rire, d’un rire atroce, frénétique, désespéré, croyant voir la face hideuse du misérable, qui se dressait dans les ténèbres éternelles comme un épouvantement.
Il souffla bien fort ce jour-là,
Et le jupon court s’envola !
Une convulsion la rabattit sur le matelas. Tous s’approchèrent. Elle n’existait plus
Cette scène pathétique est la fin d'un parcours, c'est la fin des rêves, c'est la réalité d'une présence qu'elle n'a pas vue, la déception d'une vie nourrie de lectures et que la chanson des rues vient cruellement lui rappeler.
Merci floreale
Ce plan me parait mieux :
I Les échecs sur le chemin de l'idéale
1/3->Mort d'un proche->tristesse
2->Horrible souffrance->symptômes
II La réussite
1/3->Renaissance, nouvelle vie
2->Arrêt de la souffrance par la mort et ayant prit conscience des ces échecs
Cela convient, j'ai beaucoup de mal avec ce corpus ?