Recherche d’une hypokhâgne en province

La filière littéraire

11 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je suis la maman d'une jeune fille qui envisage une prépa A/L l'année prochaine suite notamment à l'avis de ses profs mais aussi parce qu'elle souhaite approfondir davantage son champs de connaissances avant de se lancer dans un domaine en particulier.
Bien que ses profs la poussent à proposer des "grandes prépas", je ne la sens pas être en capacité de se confronter à une compétitivité féroce et je ne pense que ça correspondre à sa personnalité (plus axée sur l'entraide).
Je cherche depuis l'année dernière des forums avec des témoignages d'anciens élèves, qui permettrait d'avoir une idée de l'ambiance générale d'une prépa ou de la bienveillance des enseignants vis à vis des apprenants mais cela semble introuvable.
Par ailleurs elle est tournée vers des prépas qui proposent l'option théâtre, or il y en a assez peu, et je me demande si c'est vraiment un bon choix : l'apprentissage théorique et peut-être intensif d'une activité qui la passionne aujourd'hui ne va t-elle pas produire un effet inverse : transformer un plaisir en contrainte ?

Merci à tous ceux qui auront la gentillesse de me répondre
Bonjour cecyly3.
Je ne sais pas d'où vous venez, mais je suppose que vous etes prets a demander des prepas un peu partout non ?
Quoiqu'il en soit, je sais qu'il existe une bonne prepa à Lyon : Le Lycee Edouard Herriot. C'est un bon lycee, assez bien placé en France d'ailleurs. En revanche, il ne fait pas parti de ces lycee d'excellence qui poussent les eleves a bout pour qu'ils donnent le meilleur d'eux. En plus, il existe une option theatre (qu'il faut demander dans une lettre de motivation puisque les effectifs sont limités).
Je sais pas si je vous aide vraiment, mais bon !
Bonsoir a vous !
Bonsoir,
Bien que ses profs la poussent à proposer des "grandes prépas"
Si ses profs la poussent vers les prépas renommées, c'est qu'elle a probablement le niveau nécessaire.
Je ne la sens pas être en capacité de se confronter à une compétitivité féroce et je ne pense que ça correspondre à sa personnalité (plus axée sur l'entraide).
En prépa, j'ai surtout connu l'entraide entre les élèves. Pas la férocité. Il faut dire que j'étais interne et que donc je travaillais avec mes condisciples.
Au sujet des prépas, et a fortiori des prépas les plus prestigieuses, il y a une part de fantasmes dans ce que l'on raconte. Les prépas, ce n'est pas le bagne. Les gens qui racontent ce genre de niaiseries se cherchent surtout une raison pour faire quelque chose de plus facile.
Imaginons un sympathique gars de Trifouillis-les-Oies. Il est en terminale. Il est bon en français. Il entre en HK à H4. Crois-tu que du jour au lendemain, il ne sera plus sympathique et ira en classe avec une hache, prêt à tuer ses voisins ? Il n'aura plus envie de se faire des copains ou des copines ? Il n'aura plus envie d'aider ou d'être aidé ? Il n'aura plus envie de s'amuser de temps à autre ?
La compétition se fait au moment des concours, à l'échelle du pays mais durant l'année scolaire, on est entre camarades.
Et pourtant : lors de l'oral d'un concours, j'ai dû préparer dans un couloir une analyse d'un texte anglais, il parlait du trafic d'armes en Afrique du Sud. Je n'y comprenais rien car il était question de "weapons" et que je ne savais pas ce que ce mot voulait dire. Un autre candidat bossait aussi dans le couloir, je ne le connaissais pas et nous étions candidats au même concours, et admissibles. Je lui ai demandé ce que voulait dire "weapon", il m'a répondu que ça voulait dire "arme". Du coup, j'ai compris le texte. Où est la férocité dont tu parles ?
Une chose est importante à savoir. Quand on est un bon élève en terminale et qu'on va en prépa, on a de bonnes chances de se retrouver moyen dans une classe de bons ou bon dans une classe de moyens selon le lycée où l'on atterrit. Certains élèves donneront le meilleur d'eux-mêmes en étant moyen chez les bons, d'autres en étant bon chez les moyens. Ça mérite réflexion. Je simplifie, bien sûr, car on peut évidemment être bon chez les bons, moyen chez les moyens ou nul chez les nuls.
J'ajoute que bosser beaucoup pendant les deux ou trois années de prépa vaut le coup à long terme et qu'à dix-huit ans on en est capable. C'est le moment. (Sauf que certains élèves peuvent s'instruire beaucoup à la fac mais il faut des qualités qu'on a peu besoin d'avoir en prépa.)
Par ailleurs elle est tournée vers des prépas qui proposent l'option théâtre, or il y en a assez peu, et je me demande si c'est vraiment un bon choix : l'apprentissage théorique et peut-être intensif d'une activité qui la passionne aujourd'hui ne va t-elle pas produire un effet inverse : transformer un plaisir en contrainte ?
La plupart des comédiens renommés de théâtre ou de cinéma ont provoqué ces questions chez leurs parents. Mais faire du théâtre dans une prépa est plus sécurisant que faire du théâtre sans rien d'autre.
Bonjour,

Tout d'abord êtes-vous sûre que c'est bien une khâgne A/L que votre fille veut faire ? A/L c'est pour l'ENS Ulm uniquement. Il y a obligatoirement des langues anciennes à haute dose !
Sinon il y a les khâgnes LSH ("lettres et sciences humaines", pour l'ENS Lyon, .qu'on a pendant un temps appelées
Khâgnes "modernes"), où les langues anciennes ne sont pas obligatoires au concours. Théoriquement la 1e année est indifférenciée entre Ulm et Lyon, mais concrètement certains lycées vont la pousser plutôt à faire la khâgne qu'ils proposent. Donc c'est pas mal de choisir en connaissance de cause des la 1e année.

Par ailleurs, il peut y avoir une très bonne ambiance dans les très grands lycées, et on peut se tirer dans les pattes dans un petit lycée… Et cela peut changer d'une année sur l'autre en fonction de la promotion, donc c'est très difficile de généraliser. Mais je comprends bien sûr que vous cherchiez des témoignages !

Concernant l'option théâtre, c'est un peu comme les autres matières : elle va découvrir un nouveau monde. Émerveillement, passion, mais aussi sidération face à la masse de travail demandée et aux exigences, sont des émotions qu'il n'est pas rare de voir chez les élèves en tout début d'hypo. L'idée que le théâtre puisse devenir une "contrainte" me semble tout à fait secondaire par rapport au tourbillon de choses qui vont l'emporter vers une belle aventure. Par ailleurs, dans la plupart des prépas, et a fortiori une prépa qui a l'option théâtre, les professeur ont à coeur d'organiser des sorties au théâtre et/ou à l'opéra. Je ne doute pas qu'ils sauront ancrer la théorie dans la réalité du théâtre aujourd'hui !
https://eduscol.education.fr//file/18/51/4/ensecsup065_annexe_940514.pdf

Option théâtre(à partir de la page 28)
Marseille : Thiers
Bordeaux : Camille Jullien
Caen : Malherbe
Montreuil : Jean Jaures
Douai : Albert Chatelet
Lyon : Edouard Herriot
Nantes : Gabriel Guist'hau
Cannes : Carnot
Orléans : Pothier
Paris 3e : Victor Hugo
Paris 6e : Fénelon
Paris 13e : Claude Monet
Paris 16e : Molière
Toulouse : Saint- Sernin
Toulouse : Fermat
Sceaux : Lakanal
Je suis élève en khâgne dans un grand lycée parisien et je valide tout ce qui a été dit précédemment (et notamment la remarque de CCCC sur les khâgnes A/L et LSH, ne pas se retrouver piégé en langues anciennes en khâgne classique est important, et je vous conseille de regarder de près les différences entre les deux concours de Lyon et de Ulm, à ne pas confondre avec les khâgnes et hypokhâgnes B/L qui consistent en tout autre chose). J'aimerais rajouter que même à Henri IV et Louis le Grand, un très grand nombre d'élèves venant de province ou de banlieue parviennent à un bon niveau (et inversement les Parisiens qui ont fait toute leur scolarité dans les grands lycées ou ceux qui sortent des lycées français à l'étranger décrochent parfois). Enfin, la plupart des classes préparatoires parisiennes tiennent leurs portes ouvertes samedi 2 février, si vous avez la possibilité d'y assister, ce serait le meilleur moyen de constater l'ambiance, de discuter avec les profs, et d'obtenir des informations précises (d'ailleurs ce conseil ne s'applique pas qu'aux prépas parisiennes, renseignez-vous sur la date des portes ouvertes d'autres lycées, c'est vraiment utile de s'y rendre!).
L'ONISEP m'indque
CPGE Classe préparatoire de lettres (1re année) avec préparation à l'option théâtre : où se former?

21 résultats

Lycée Alphonse de Lamartine Paris 75009
Lycée Camille Jullian Bordeaux 33074
Lycée Carnot Cannes 06414
Lycée Claude Monet Paris 75013
Lycée Edouard Herriot Lyon 69455
Lycée Faidherbe Lille 59034
Lycée Fénelon Paris 75006
Lycée Frédéric Mistral Avignon 84000
Lycée Gabriel Guist'hau Nantes 44042
Lycée général Madame de Staël Montluçon 03100
Lycée général Pierre de Fermat Toulouse 31068
Lycée général Saint-Sernin Toulouse 31070
Lycée Jean Jaurès Montreuil 93105
Lycée Lakanal Sceaux 92331
Lycée Malherbe Caen 14052
Lycée Molière Paris 75016
Lycée polyvalent Frédéric et Irène Joliot Curie Nanterre 92014
Lycée Pothier Orléans 45044
Lycée privé Blomet Paris 75015
Lycée Thiers Marseille 13232
Lycée Victor Hugo Paris 75003
Il serait peut-être bon d'écouter ce que l'intéressée a à dire… Elle est grande, non ? J'espère vraiment qu'elle aura la possibilité de choisir elle-même. Ce que vous dites "je ne la sens pas être en capacité […] je me demande si c'est un bon choix" me fait quelque peu douter, et me semble très dérangeant.
@mattlev et @cecyly3
"me semble très dérangeant"… Oui, et non… tout dépend de la relation mère/fille… En 2013, je suis venue, en tant que maman, chercher de l'info sur les prépas pour ma fille qui ne voulait pas faire cette démarche. J'avais reçu plein de conseils (notamment de Artz et Sohanelle, que je remercie encore), que je communiquais à ma fille (17 ans à l'époque, non parisienne).
Pour se faire une idée des prépas, et qu'elle voit elle-même, si elle se sentirait "en capacité"… etc, il faudrait que votre fille, Cecyly3, se rende à quelques portes ouvertes, elle-même (ma fille n'en avait fait aucune…). Il peut y avoir beaucoup d'entraide dans certaines prépas, même les plus cotées, et inversement… Et il y a beaucoup d'infos sur les prépas sur ce forum.
Ma fille avait été admise en prépa à Paris, option théâtre, n'y avait pas été admise en khâgne malgré une bonne moyenne (elle n'a jamais compris pourquoi), et a passé ensuite deux années intenses au lycée Joliot-Curie, à Nanterre (option théâtre). "Petite" prépa à Nanterre, mais pratique du théâtre 4 heures/semaine, et des profs vraiment de qualité. 2 admis à Lyon en 2018. Donc son parcours : hypokhâgne/khâgne/khûbe, puis Paris 10, Paris 8… (M2 et L3 obtenus en 2018). Difficile passage entre la prépa et la fac.
En espérant que mon témoignage vous soit utile, Cecyly3… (Message édité)
Il y a, à Avignon, une hypokhâgne A/L- LSH avec une option théâtre (ben oui, c'est Avignon). J'y étais il y a deux ans et ai beaucoup apprécié mon passage là-bas. c'est une très chouette prépa avec des profs hyper motivés, dynamiques et bienveillants, des partenariats culturels de qualité (avec le Festival, la scène nationale du coin) et d'excellents résultats : l'année dernière, il y a eu deux admis à l'ENS de lyon et un admissible à Ulm. On y travaille avec exigence mais surtout avec plaisir. Il y a aussi une option cinéma : le climat y est donc propice aux enseignements artistiques.
N'hésitez pas à vous renseigner : les portes ouvertes ne devraient pas tarder.

Bonjour,

Je suis aussi le père d’une fille qui veut aussi aller en Prépa. Quand j’en ai discuté avec elle , la question était : Pourquoi vouloir faire une prépa ?

A partir de cette question, nous avons défini un profil de prépa et enfin nous avons vérifié toutes les prépas de France et de Navarre avec leurs probabiltés de réussite (voir site l’Etudiant) et enfin, seulement enfin, nous avons sélectionné les prépas semblant lui correspondre psychlogiquement.

Je vous souhaite une bonne récherche.