Bonsoir à tous,
J'aimerais discuter avec vous d'un problème qui me taraude depuis quelque temps. Après un baccalauréat littéraire obtenu mention très bien en 2015, j'ai décidé de suivre une licence d'histoire à l'université. Cette année, je me suis inscrit en M1 MEEF Histoire-géographie que j'ai vite abandonné à cause de problèmes personnels et de doutes quant à mon projet professionnel. L'enseignement est pour moi une réelle vocation cependant j'ai quelques doutes sur la matière que je souhaiterais enseigner. La littérature a toujours été pour moi une véritable passion, je pense avoir dévoré plus de "classiques" de la littérature que de manuels d'histoire au cours de ma licence. Après le bac, j'ai longuement hésité entre une licence de lettres modernes et une licence d'histoire. J'ai décidé de suivre une licence d'histoire afin d'acquérir une solide culture générale mais aussi parce que je trouvais la matière plus sympathique à enseigner dans le secondaire car elle permettait de brasser un grand nombre de thématiques (culturelle, économique, géopolitique, scientifique…). La formation de M1 proposée dans ma petite université de province était assez bancale (un seul reçu au CAPES d'HG l'année dernière) et le concours du CAPES dans cette matière est très difficile à décrocher (environ 18% d'admis contre 56% en lettres modernes).
Après avoir quitté le master, j'ai signé un contrat pour un service civique dans un collège afin de me familiariser avec l'environnement du secondaire. Je suis assez déçu par le service civique qui consiste exclusivement à participer à l'aide aux devoirs le midi et le soir et à proposer des entretiens à des élèves en situation de décrochage, rien de très stimulant (seulement 10 heures de travail hebdomadaire et peu professionnalisant au final). Toutefois j'en profite certains jours pour assister à des cours de français et d'histoire-géo dans les classes de mes collègues. J'aime les deux matières, elles comportent toutes deux des avantages et des inconvénients, bien sûr, mais comme on dit, entre les deux mon cœur balance…
Trois choix s'offrent donc à moi pour la rentrée prochaine :
- Passer le CRPE. L'année passée, en plus de ma L3, j'étais étudiant apprenti professeur dans une classe de CP une journée par semaine, ce qui avait été une superbe expérience. J'aime le public, le fait d'avoir une classe "à soi" et de la voir évoluer tout au long de l'année cependant j'ai peur de m'en lasser rapidement, de ne pas me sentir assez stimulé intellectuellement, de vouloir "plus".
- Retenter le CAPES d'histoire-géo, matière dont l'enseignement me plaît vraiment et pour laquelle j'ai une grande curiosité (et une formation bac+3), sans toutefois en être véritablement passionné.
- Me préparer afin de viser le CAPES de lettres modernes. Une inscription en M1 MEEF est possible avec n'importe quelle licence mais je ne pense pas disposer des "armes nécessaires" afin de préparer le concours. J'ai réfléchi à une réorientation en licence de lettres afin d'acquérir plus de connaissances dans la matière mais j'aimerais éviter de perdre trop d'années en études (ça me rend malade d'écrire une phrase comme ça, aucune année d'études n'est, à mon sens, une année perdue mais cela à un coût et j'aimerais ne pas trop tarder à entrer dans la vie active).
Dans ce cas me conseilleriez-vous de m’inscrire l'année prochaine en L2 ou en L3 de lettres modernes en jouant sur les équivalences de ma licence d'histoire ? Les deux domaines (histoire / lettres) sont assez proches, deux matières littéraires dont les modalités d'évaluation par excellence sont le commentaire et la dissertation, de ce côté là je pense m'en sortir. En revanche en termes de connaissances (littéraires, syntaxiques, grammaticales, etc…) attaquer directement en L3, est-ce jouable ? Aurais-je assez de connaissances et de compétences pour tenter le M1 MEEF et le concours l'année suivante ? Sachant que je peux profiter de cette année pour travailler de mon côté sur les manuels et les œuvres au programme pendant mon temps libre (assez conséquent, vous l'aurez compris).
Enfin si certains d'entre-vous ont vécu ou vivent une expérience similaire, une réorientation, pourriez-vous la partager avec moi ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses.
J'aimerais discuter avec vous d'un problème qui me taraude depuis quelque temps. Après un baccalauréat littéraire obtenu mention très bien en 2015, j'ai décidé de suivre une licence d'histoire à l'université. Cette année, je me suis inscrit en M1 MEEF Histoire-géographie que j'ai vite abandonné à cause de problèmes personnels et de doutes quant à mon projet professionnel. L'enseignement est pour moi une réelle vocation cependant j'ai quelques doutes sur la matière que je souhaiterais enseigner. La littérature a toujours été pour moi une véritable passion, je pense avoir dévoré plus de "classiques" de la littérature que de manuels d'histoire au cours de ma licence. Après le bac, j'ai longuement hésité entre une licence de lettres modernes et une licence d'histoire. J'ai décidé de suivre une licence d'histoire afin d'acquérir une solide culture générale mais aussi parce que je trouvais la matière plus sympathique à enseigner dans le secondaire car elle permettait de brasser un grand nombre de thématiques (culturelle, économique, géopolitique, scientifique…). La formation de M1 proposée dans ma petite université de province était assez bancale (un seul reçu au CAPES d'HG l'année dernière) et le concours du CAPES dans cette matière est très difficile à décrocher (environ 18% d'admis contre 56% en lettres modernes).
Après avoir quitté le master, j'ai signé un contrat pour un service civique dans un collège afin de me familiariser avec l'environnement du secondaire. Je suis assez déçu par le service civique qui consiste exclusivement à participer à l'aide aux devoirs le midi et le soir et à proposer des entretiens à des élèves en situation de décrochage, rien de très stimulant (seulement 10 heures de travail hebdomadaire et peu professionnalisant au final). Toutefois j'en profite certains jours pour assister à des cours de français et d'histoire-géo dans les classes de mes collègues. J'aime les deux matières, elles comportent toutes deux des avantages et des inconvénients, bien sûr, mais comme on dit, entre les deux mon cœur balance…
Trois choix s'offrent donc à moi pour la rentrée prochaine :
- Passer le CRPE. L'année passée, en plus de ma L3, j'étais étudiant apprenti professeur dans une classe de CP une journée par semaine, ce qui avait été une superbe expérience. J'aime le public, le fait d'avoir une classe "à soi" et de la voir évoluer tout au long de l'année cependant j'ai peur de m'en lasser rapidement, de ne pas me sentir assez stimulé intellectuellement, de vouloir "plus".
- Retenter le CAPES d'histoire-géo, matière dont l'enseignement me plaît vraiment et pour laquelle j'ai une grande curiosité (et une formation bac+3), sans toutefois en être véritablement passionné.
- Me préparer afin de viser le CAPES de lettres modernes. Une inscription en M1 MEEF est possible avec n'importe quelle licence mais je ne pense pas disposer des "armes nécessaires" afin de préparer le concours. J'ai réfléchi à une réorientation en licence de lettres afin d'acquérir plus de connaissances dans la matière mais j'aimerais éviter de perdre trop d'années en études (ça me rend malade d'écrire une phrase comme ça, aucune année d'études n'est, à mon sens, une année perdue mais cela à un coût et j'aimerais ne pas trop tarder à entrer dans la vie active).
Dans ce cas me conseilleriez-vous de m’inscrire l'année prochaine en L2 ou en L3 de lettres modernes en jouant sur les équivalences de ma licence d'histoire ? Les deux domaines (histoire / lettres) sont assez proches, deux matières littéraires dont les modalités d'évaluation par excellence sont le commentaire et la dissertation, de ce côté là je pense m'en sortir. En revanche en termes de connaissances (littéraires, syntaxiques, grammaticales, etc…) attaquer directement en L3, est-ce jouable ? Aurais-je assez de connaissances et de compétences pour tenter le M1 MEEF et le concours l'année suivante ? Sachant que je peux profiter de cette année pour travailler de mon côté sur les manuels et les œuvres au programme pendant mon temps libre (assez conséquent, vous l'aurez compris).
Enfin si certains d'entre-vous ont vécu ou vivent une expérience similaire, une réorientation, pourriez-vous la partager avec moi ?
Je vous remercie par avance pour vos réponses.



