Bonjour,
Je suis étudiante en reprise d'étude , en L1 de Lettres Modernes à distance et je bloque actuellement sur un exercice d'un devoir sur la notion de la connotation lexicale. En effet, j'ai relu mon cours mais je reste bloquée sur cette notion dont je n'arrive pas à complètement saisir le sens notamment face à ces 3 textes :
Texte 1 :
J'ai souligné en gras dans chaque texte à ce que je pensais être des mots connotés mais je pense faire fausse route!
Merci d'avance pour vos explications et votre aide!
Je suis étudiante en reprise d'étude , en L1 de Lettres Modernes à distance et je bloque actuellement sur un exercice d'un devoir sur la notion de la connotation lexicale. En effet, j'ai relu mon cours mais je reste bloquée sur cette notion dont je n'arrive pas à complètement saisir le sens notamment face à ces 3 textes :
Texte 1 :
Beaucoup de personnes ont dû rencontrer dans certaines provinces de France plusTexte 2 :
ou moins de chevaliers de Valois, car il en existait un en Normandie, il s'en trouvait un
autre à Bourges, un troisième florissait en 1816 dans la ville d'Alençon, et peut-être le
Midi possédait-il le sien. Mais le dénombrement de cette tribu valésienne est ici sans
importance. Tous ces chevaliers, parmi lesquels il en fut sans doute qui étaient Valois
comme Louis XIV était Bourbon, se connaissaient si peu, qu'il ne fallait point leur parler
des uns aux autres. Tous, ils laissaient d'ailleurs les Bourbons en parfaite tranquillité
sur le trône de France, car il est un peu trop avéré que Henri IV devint roi faute d'un
héritier mâle dans la première branche d'Orléans, dite de Valois. S'il existe des Valois,
ils proviennent de Charles de Valois, duc d'Angoulême, fils de Charles IX et de Marie
Touchet, de qui la postérité mâle s'est éteinte, jusqu'à preuve contraire, en la personne
de l'abbé de Rothelin ; et les Valois-Saint-Rémy qui procèdent de Henri II, ont
également fini par la fameuse Lamothe-Valois, impliquée dans l'affaire du collier.
Chacun de ces chevaliers, si les renseignements sont exacts, fut, comme celui
d'Alençon, un vieux gentilhomme, long, sec et sans fortune. Celui de Bourges avait
émigré, celui de Touraine s'était caché, celui d'Alençon avait guerroyé dans la Vendée
et quelque peu chouanné. La majeure partie de la jeunesse de ce dernier s'était
passée à Paris, où la Révolution le surprit à trente ans au milieu de ses conquêtes.
Accepté par la haute aristocratie de province pour un vrai Valois, le chevalier de Valois
d'Alençon se faisait distinguer, comme ses homonymes, par d'excellentes manières et
paraissait homme de haute compagnie. Il dînait tous les jours en ville, et jouait tous
les soirs. Il passait pour être un homme très spirituel, grâce à un de ses défauts qui
consistait à raconter une foule d'anecdotes sur le règne de Louis XV et sur les
commencements de la Révolution. Quand on entendait ces historiettes pour la
première fois, on les trouvait assez bien narrées.
Balzac, La Vieille Fille (1834).
CHAPITRE SEIZIEMETexte 3 :
Eh bien ! s'écria le général en apercevant son frère don Cesare, voilà la duchesse
qui va dépenser cent mille écus pour se moquer de moi et faire sauver le prisonnier !
Mais pour le moment, nous sommes obligés de laisser Fabrice dans sa prison, tout
au faîte de la citadelle de Parme ; on le garde bien, et nous l'y retrouverons peut-être
un peu changé. Nous allons nous occuper avant tout de la cour, où des intrigues fort
compliquées, et surtout les passions d'une femme malheureuse vont décider de son
sort. En montant les trois cent quatre-vingt-dix marches de sa prison à la tour Farnèse,
sous les yeux du gouverneur, Fabrice, qui avait tant redouté ce moment, trouva qu'il
n'avait pas le temps de songer au malheur.
En rentrant chez elle après la soirée du comte Zurla, la duchesse renvoya ses
femmes d'un geste ; puis, se laissant tomber tout habillée sur son lit : Fabrice, s'écriat-elle à haute voix, est au pouvoir de ses ennemis, et peut-être à cause de moi ils lui
donneront du poison ! Comment peindre le moment de désespoir qui suivit cet exposé
de la situation, chez une femme aussi peu raisonnable, aussi esclave de la sensation
présente, et, sans se l'avouer, éperdument amoureuse du jeune prisonnier ? Ce furent
des cris inarticulés, des transports de rage, des mouvements convulsifs, mais pas une
larme. Elle renvoyait ses femmes pour les cacher, elle pensait qu'elle allait éclater en
sanglots dès qu'elle se trouverait seule ; mais les larmes, ce premier soulagement des
grandes douleurs, lui manquèrent tout à fait. La colère, l'indignation, le sentiment de
son infériorité vis-à-vis du prince, dominaient trop cette âme altière.
Suis-je assez humiliée ! s'écriait-elle à chaque instant ; on m'outrage, et, bien plus,
on expose la vie de Fabrice ! Halte-là, mon prince ! vous me tuez, soit, vous en avez
le pouvoir ; mais ensuite moi j'aurai votre vie.
Stendhal, La Chartreuse de Parme (1839).
Il quitta ses amis ; il avait besoin d’être seul. Son coeur débordait. Pourquoi cetteQuelqu'un pourrait m'expliquer la notion de connotation lexicale et m'en donner quelques exemples littéraires ? En effet, je pense avoir compris la différence entre un mot dénoté et connoté ( on peut reprendre l'exemple de cheval , destrier etc) mais dans le cadre de la littéraire je reste complètement bloquée. En effet dans cet exercice je dois en relever quelques exemples ( au moins 2) et donner la classe grammaticale , le marquage de la connotation et sa subjectivité.
main offerte ? Était-ce un geste irréfléchi, ou un encouragement ? « Allons donc ! je
suis fou ! » Qu’importait d’ailleurs, puisqu’il pouvait maintenant la fréquenter tout à son
aise, vivre dans son atmosphère. Les rues étaient désertes. Quelquefois une charrette
lourde passait, en ébranlant les pavés. Les maisons se succédaient avec leurs façades
grises, leurs fenêtres closes ; et il songeait dédaigneusement à tous ces êtres humains
couchés derrière ces murs, qui existaient sans la voir, et dont pas un même ne se
doutait qu’elle vécût ! Il n’avait plus conscience du milieu, de l’espace, de rien ; et,
battant le sol de son talon, en frappant avec sa canne les volets des boutiques, il allait
toujours devant lui, au hasard, éperdu, entraîné. Un air humide l’enveloppa ; il se
reconnut au bord des quais.
Les réverbères brillaient en deux lignes droites, indéfiniment, et de longues flammes
rouges vacillaient dans la profondeur de l’eau. Elle était de couleur ardoise, tandis que
le ciel, plus clair, semblait soutenu par les grandes masses d’ombre qui se levaient de
chaque côté du fleuve. Des édifices, que l’on n’apercevait pas, faisaient des
redoublements d’obscurité. Un brouillard lumineux flottait au-delà, sur les toits ; tous
les bruits se fondaient en un seul bourdonnement ; un vent léger soufflait.
Il s’était arrêté au milieu du Pont-Neuf, et, tête nue, poitrine ouverte, il aspirait l’air.
Cependant, il sentait monter du fond de lui-même quelque chose d’intarissable, un
afflux de tendresse qui l’énervait, comme le mouvement des ondes sous ses yeux. A
l’horloge d’une église, une heure sonna, lentement, pareille à une voix qui l’eût appelé.
Alors, il fut saisi par un de ces frissons de l’âme où il vous semble qu’on est
transporté dans un monde supérieur. Une faculté extraordinaire, dont il ne savait pas
l’objet, lui était venue. Il se demanda, sérieusement, s’il serait un grand peintre ou un
grand poète ; – et il se décida pour la peinture, car les exigences de ce métier le
rapprocheraient de Mme Arnoux. Il avait donc trouvé sa vocation ! Le but de son
existence était clair maintenant, et l’avenir infaillible.
Flaubert, L’Éducation sentimentale (1869)
J'ai souligné en gras dans chaque texte à ce que je pensais être des mots connotés mais je pense faire fausse route!
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