Bonjour,
J'ai le commentaire de texte de Maurice Maeterlinck,Pelléas et Mélisande,1893,acte 1,scène 4 a faire, j'ai déjà les parties et les sous-parties, les voici:
I-La construction du paysage par les dialogues et les mouvements.
a-L'absence des descriptions,rendues inutiles par les dialogues
b-Des mouvements en accord avec les lieux décrits
II-Le regard posé par les personnages sur ce paysage-mode
a-Un regard étonné
b-L'incertitude des personnages
III-Un monde oppressant
a-Des silences éloquents
b-Une scène riche en sous-entendus
Merci de bien vouloir m'aiguiller pour commencer car j'ai un peu de mal avec le commentaire de texte théâtral.
Cordialement
Vous pouvez poster le texte ? J'en ai une version, mais c'est celle du livret de l'opéra de Debussy, et il y a peut-être des modifications.
Tu as déjà posé des questions sur cette scène.
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/62065-en-quoi-le-dialogue-faitil-vivre-lespace-scenique-mais-aussi-lespace-exterieur.htmlSCÈNE IV
Devant le château.
Entrent Geneviève et Mélisande.
MÉLISANDE : Il fait sombre dans les jardins. Et quelles forêts, quelles forêts tout autour des palais !…
GENEVIÈVE : Oui ; cela m’étonnait aussi quand je suis arrivée, et cela étonne tout le monde. Il y a des endroits où l’on ne voit jamais le soleil. Mais l’on s’y fait vite… Il y a longtemps… Il y a près de quarante ans que je vis ici… Regardez de l’autre côté, vous aurez la clarté de la mer…
MÉLISANDE : J’entends du bruit au-dessous de nous…
GENEVIÈVE : Oui ; c’est quelqu’un qui monte vers nous… Ah ! c’est Pelléas… Il semble encore fatigué de
vous avoir attendue si longtemps…
MÉLISANDE : Il ne nous a pas vues.
GENEVIÈVE : Je crois qu’il nous a vues, mais il ne sait ce qu’il doit faire… Pelléas, Pelléas, est-ce toi ?
PELLÉAS : Oui !… Je venais du côté de la mer…
GENEVIÈVE : Nous aussi ; nous cherchions la clarté. Ici, il fait un peu plus clair qu’ailleurs ; et cependant la mer est sombre.
PELLÉAS : Nous aurons une tempête cette nuit. Nous en avons souvent… et cependant la mer est si calme ce soir… On s’embarquerait sans le savoir et l’on ne reviendrait plus.
MÉLISANDE : Quelque chose sort du port…
PELLÉAS : Il faut que ce soit un grand navire… Les lumières sont très hautes, nous le verrons tout à l’heure
quand il entrera dans la bande de clarté…
GENEVIÈVE : Je ne sais pas si nous pourrons le voir… il y a une brume sur la mer…
PELLÉAS : On dirait que la brume s’élève lentement…
MÉLISANDE : Oui ; j’aperçois, là-bas, une petite lumière que je n’avais pas vue…
PELLÉAS : C’est un phare ; il y en a d’autres que nous ne voyons pas encore.
MÉLISANDE : Le navire est dans la lumière… Il est déjà bien loin…
PELLÉAS : C’est un navire étranger. Il me semble plus grand que les nôtres…
MÉLISANDE : C’est le navire qui m’a menée ici !…
PELLÉAS : Il s’éloigne à toutes voiles…
MÉLISANDE : C’est le navire qui m’a menée ici. Il a de grandes voiles… Je le reconnais à ses voiles…
PELLÉAS : Il aura mauvaise mer cette nuit…
MÉLISANDE : Pourquoi s’en va-t-il ?… On ne le voit presque plus… Il fera peut-être naufrage…
PELLÉAS : La nuit tombe très vite…
Un silence.
GENEVIÈVE : Personne ne parle plus ?… Vous n’avez plus rien à vous dire ?… Il est temps de rentrer.
Pelléas, montre la route à Mélisande. Il faut que j’aille voir, un instant, le petit Yniold.
Elle sort.
PELLÉAS : On ne voit plus rien sur la mer…
MÉLISANDE : Je vois d’autres lumières.
PELLÉAS : Ce sont les autres phares… Entendez vous la mer ?… C’est le vent qui s’élève… Descendons
par ici. Voulez-vous me donner la main ?
MÉLISANDE : Voyez, voyez, j’ai les mains pleines de feuillages.
PELLÉAS : Je vous soutiendrai par le bras, le chemin est escarpé et il y fait très sombre… Je pars peut-être demain…
MÉLISANDE : Oh !… Pourquoi partez-vous ?
Ils sortent.
I-La construction du paysage par les dialogues et les mouvements.
a-L'absence des descriptions,rendues inutiles par les dialogues
b-Des mouvements en accord avec les lieux décrits
Il est bien évident qu'au théâtre, il n'y a pas de description. Cette partie est donc factice.
II-Le regard posé par les personnages sur ce paysage-mode
a-Un regard étonné
b-L'incertitude des personnages
Beaucoup trop vague (sans jeu de mots, il faudrait peut-être évoquer le rôle de la mer, du navire…)
III-Un monde oppressant
a-Des silences éloquents
b-Une scène riche en sous-entendus
Oui, mais trop imprécis.
Attachez-vous à montrer la force impressive de la scène : temps, mer, navire, obscurité/lumières, côte inhospitalière et établissez la relation entre ce décor et les personnages : que (se) disent-ils avant, après le départ de Geneviève ? Que pensez-vous de leur dialogue ?
Un rapport est évoqué entre le navire et Mélisande : tirez-en partie.
Interrogez-vous sur le "symbolisme" de l'ensemble.
https://www.youtube.com/watch?v=gHSKXZpZWCk
à partir de 23'50.
Faites-y allusion dans votre conclusion…
Bonjour Mimo ! J'ai le même à faire, est ce que tu as trouvé comment justifier ces axes ? Je n'y arrive vraiment pas…
Et les sous entendus, j'en trouve pas, peut être faut il lire les scènes précédentes pour les discerner..?