Exemple de version d’anglais - Sujet du concours général 2015

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8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,
Comme je participe au concours général d'anglais 2019, je me suis dit qu'il était temps de m'entraîner avec des sujets d'annales pour ne pas être trop désorientée le jour du concours. J'ai essayé de faire la question de version du sujet de 2015 (je met l'extrait qui est à traduire ci-dessous ainsi qu'un lien vers le sujet complet) et j'aimerais beaucoup avoir des avis et/ou d'éventuelles corrections. Il s'agit de ma première version, je n'en avais jamais fait auparavant donc je m'excuse s'il y a des erreurs vraiment flagrantes…

Texte à traduire:
"Left to myself I would have chosen to do a lazy English degree at a provincial university far to the
north or west of my home. I enjoyed reading novels. I went fast ‒ I could get through two or three a
week ‒ and doing that for three years would have suited me just fine. But at the time I was considered
something of a freak of nature ‒ a girl who happened to have a talent for mathematics. I wasn’t interested the subject, I took little pleasure in it, but I enjoyed being top, and getting there without
much work. I knew the answers to questions before I even knew how I had got to them. While my
friends struggled and calculated, I reached a solution by a set of floating steps that were partly visual,
partly just a feeling for what was right. It was hard to explain how I knew what I knew. Obviously, an
exam in maths was far less effort than one in English literature. And in my final year I was captain of the school chess team. You must exercise some historical imagination to understand what it meant for
a girl in those times to travel to a neighbouring school and knock from his perch some condescending
smirking squit of a boy. However, maths and chess, along with hockey, pleated skirts and hymnsinging,
I considered mere school stuff. I reckoned it was time to put away these childish things when
I began to think about applying to university. But I reckoned without my mother."
Le sujet complet:
https://eduscol.education.fr//file/CGL/68/6/cgl_2015_sujet_ANGL_499686.pdf

Ma traduction:
S’il n’y avait eu que moi, j’aurais choisi de faire un simple diplôme d’anglais dans une université de province loin dans le nord ou l’ouest de chez moi. J’adorais lire des romans. Je lisais vite –je pouvais parvenir au bout de 2 ou 3 par semaine – et faire cela pendant trois ans m’aurait parfaitement convenu. Mais à l’époque, j’étais considérée comme un genre de monstre de la nature – une fille qui se trouvait avoir un talent pour les mathématiques. Je n’étais pas intéressée par la discipline, j’y prenais peu de plaisir mais j’aimais être la meilleure et y arriver sans trop de travail. Je connaissais les réponses aux questions avant même de savoir comment j’y étais parvenue. Pendant que mes amis étaient en difficulté et faisant des calculs, j’atteignais une solution par un ensemble d’étapes floues qui étaient en partie visuelles et en partie un simple sentiment de ce qui était juste. Il était compliqué d’expliquer comment je savais ce que je savais. Evidemment, un examen de maths demandait largement moins d’effort qu’un de littérature anglaise. Et durant ma dernière année, j’étais capitaine de l’équipe d’échecs de l’école. Vous devez faire un saut dans le temps pour comprendre ce que ça impliquait pour une fille de cette époque d’aller dans une école voisine et de faire redescendre de son piédestal un garçon condescendant. Cela dit, les maths et les échecs ainsi que le hockey, les jupes plissées et le chant de l’hymne n’étaient pour moi que des trucs scolaires. J’ai réalisé qu’il était temps de mettre de côté ces choses puériles quand j’ai commencé à penser à candidater à l’université. Mais c’était sans compter ma mère.


Il y a plusieurs parties qui m'ont posé problème comme "some condescending smirking squit of a boy" où je n'ai pas réussi à traduire le "smirking squit of a boy" et "a set of floating steps that were partly visual, partly just a feeling for what was right" où j'ai, cette fois, essayé de proposer une traduction qui me semble peu convaincante.

Au passage, si certains ont des conseils pour la version et pour améliorer mon travail, cela me serait d'une grande aide.
Salut expectolomora!

Nous sommes dans le même cas toutes les deux - ça tombe bien par ailleurs que quelqu'un lance la discussion à ce sujet. J'aimerais bien aussi glaner quelques conseils car, moi non plus, je n'ai jamais fait de version et me suis engagée dans le parcours du combattant en m'inscrivant au Concours Général en anglais 😀. Au moins l'avantage est que je vais améliorer mon anglais et que la préparation au concours va être intéressante!

Je ne suis pas sûre d'être la plus apte à te répondre sur ta traduction… En revanche l'ensemble tient la route je dirais! Je ne pensais pas qu'une version aurait pu me faire poser autant de questions sur le sens des phrases, l'utilisation du moindre petit mot…Tu as utilisé un dictionnaire ? J'ai essayé de traduire ce passage également mais j'ai utilisé le dictionnaire à deux ou trois reprises notamment sur le passage qui t'a posé problème ("smirking squit of a boy"). Si ça peut t'aider, voici ce que j'ai fait (on peut comparer si tu veux, bien que cela ne nous fasse pas trop avancer ni que je sois complètement convaincue!) :

(Mon humble) traduction :

Livrée à moi-même, j'aurais choisi de faire une paresseuse/reposante licence d'anglais dans une université provinciale loin vers le nord ou l'ouest de chez moi. J'aimais lire des romans. J'allais vite – je pouvais en dévorer deux ou trois par semaine – et faire cela pendant trois ans m'aurait bien convenu. Mais à ce moment j'étais considérée comme une sorte de monstre de la nature : une fille qui arrivait à avoir du talent en mathématiques. Je n'étais pas intéressée par le sujet. Je prenais un léger plaisir dedans, mais j'appréciais être la meilleure et y arriver sans trop travailler. Je connaissais les réponses aux questions avant même que je sache comment je les avais trouvées. Pendant que mes amis se trituraient l'esprit/luttaient et calculaient, je trouvais une solution par une suite d'étapes flottantes qui étaient en partie visuelles, en partie un seul sentiment de ce qui était juste. C'était difficile d'expliquer comment je savais ce que je savais. Évidemment, un contrôle de maths demandait un bien moindre effort qu'un de littérature anglaise. Et, ma dernière année, j'étais chef du club d'échec de mon école. Vous devez un peu faire fonctionner votre imagination pour comprendre ce que cela signifiait pour une fille, dans ces temps-là, de passer dans une école des alentours et de faire tomber de son piédestal les quelques sourires narquois et condescendants d'un garçon. Cependant, les mathématiques et les échecs, avec le hocket, les jupes plissées et la chorale, je considérais ça comme un simple truc scolaire. J'ai reconnu qu'il était temps de laisser de côté ces choses enfantines/puériles quand j'ai commencé à penser à candidater pour l'université. Mais c'était sans compter sur ma mère.


Sinon, comment comptes-tu te préparer au concours ? Continuer à t'exercer sur la version en la pratiquant ou quelque chose de plus "théorique" comme voir du vocabulaire, retravailler la grammaire, etc ?
Oh ravie de te recroiser ici !
Il est vrai que je ne pensais pas que la version était si compliquée, je suis totalement d’accord avec toi, je remettais toujours en cause un mot ou une tournure de phrase… Je n’ai pas utilisé de dictionnaire ni rien, j’ai essayé de le faire « en conditions » et d’aller par la suite chercher une traduction des mots que je ne connaissais pas comme « smirking squit » qui du coup n’apparait pas dans mon texte… Je ne savais pas comment m’y prendre donc j’ai essayé sans aide extérieure…

Ta version me parait vraiment bien, c’est très fluide (comparé à la mienne où certaines tournures de phrases sont parfois lourdes…). C’est vraiment intéressant de pouvoir comparer nos deux textes, je remarque certaines erreurs que j’ai fait. Par exemple; je trouve qu’avoir traduit « hymen singing » par la « chorale » c’est beaucoup mieux que « le chant de l’hymne » comme je l’avais fait. Il en va de même pour ta traduction de « smirking squit ».

Je ne sais pas comment je vais me préparer pour le concours… D’autant plus que je le passe aussi en allemand alors que c’est simplement ma LV2 (ça me fait paniquer^^). Cela dit, je pense essayer de me construire une petite bibliographie de livres provenant de la littérature anglaise/américaine pour pouvoir répondre à une des questions qui demande souvent d’utiliser des références culturelles. Je ne sais pas encore si je les lirai en VF ou en VO: la VO semble plus intéressante et plus enrichissante mais c’est plus rapide en VF et si je manque de temps, c’est sûrement ce que je ferai… D’autant plus que je pense que ça pourrait être utile pour les années suivantes (je ne sais pas ce que tu veux faire l’an prochain, mais personnellement, j’aimerais bien faire une hypokhâgne donc j’ai bon espoir de pouvoir m’en resservir !). Je pensais aussi m'entraîner avec des annales et comparer avec les rapports du jury… Et peut-être retravailler la grammaire comme tu le suggérais mais ce n’est pas mon fort, je marche plutôt au « feeling » si je puis dire (ce qui me desservira sûrement un jour xD) As-tu d’autres suggestions ? 🙂

En tout cas, c'était un plaisir de te croiser à nouveau ici !
Contente de te recroiser également !

Ce qui, je trouve, est le plus intéressant dans ce concours (dans toutes les matières mais plus particulièrement ici en anglais) c'est que l'on se confronte à des exercices jamais vus auparavant ou alors bien plus poussés. Si je n'avais pas fait le concours en français l'an dernier, je ne me serais peut-être pas autant renseignée et, aussi, cela aura permis de se mettre dans une logique de révisions plusieurs mois avant le bac : c'est plus motivant je trouve. J'imagine que le concours en anglais aura les mêmes bénéfices.

C'est pourquoi je vais probablement me mettre à lire quelques œuvres en langue anglaise (chose que je ne fais pas assez, surtout que je manque de repères encore). Ton idée de faire une bibliographie me semble bonne en tout cas 🙂 Je vais revoir ma grammaire et mon vocabulaire car je me suis rendue compte que parfois j'associais certains mots à une traduction…fausse x) ou du moins pas la plus courante (ce qui pose quelques soucis). Sinon, niveau préparation, j'espère avoir quelques conseils de mon professeur à la rentrée et, en attendant, je vais me renseigner sur les auteurs anglophones, leurs thèmes de prédilection, leurs œuvres : mais je ferai ça selon mon envie, pas comme un travail forcé.

C'est vrai que les acquis du concours seront certainement réutilisables, surtout en hypo j'imagine (j'aimerais en intégrer une également).

Tu es deux fois inscrite 😀 Moi aussi mais pas en LV2 (en philo).

Je crois que le mieux pour l'instant est de regarder les annales et de pratiquer 🙂 Je ne saurais pas quoi ajouter…
Bravo pour votre motivation, c'est super, ça fait plaisir à voir !
Bien que je sois prof d'anglais, je ne vais malheureusement pas pouvoir regarder de près ou de loin vos traduction, et je vous prie de m'en excuser, car c'est quelque chose qui prend vraiment beaucoup beaucoup de temps. Pour vous donner la moindre remarque utile, il faudrait vraiment que je passe vingt bonnes minutes à étudier le texte de départ avant de regarder vos travaux. Et, comment dire… j'ai déjà quelques paquets de copies qui m'attendent !
En revanche, plus que des remarques spécifiques sur tel ou tel mot, telle expression, je peux vous dire que vous avez déjà la bonne démarche. J'aime à relire ce passage d'un entretien de Bernard-Marie Koltès, qui avait traduit Shakespeare, où il dit : « Pour qui écrit, la traduction est une leçon prodigieuse car dans ce métier on est complètement seul et personne ne vous apprend à écrire ; on n’a pas de juge. […] La traduction, encore, exige un travail sur le mot à mot et ne supporte pas l’approximation ; elle appelle le retour au texte constamment. » (Entretien de Bernard-Marie Koltès avec Véronique Hotte, Une part de ma vie, Éditions de Minuit)

Je constate que les remarques du rapport du jury sur la traduction au CGL sont vraiment très succinctes, pas de corrigé, pas de barème…
Ce qu'il faut savoir, c'est que les deux premiers critères, sont 1) la qualité du français et 2) la compréhension du texte-source. Pour cela, des exercices d’écriture en français et l'apprentissage de vocabulaire en anglais sont indispensables. C'est le socle sans lequel aucune bonne traduction ne peut être bâtie. Vous semblez toutes les deux être bien armées de ce côté-là, mais il faut toujours continuer à entretenir ces compétences.
Les critères suivants concernent l'habileté de la traduction, le style et la maîtrise des procédés de traduction. C'est là que ça peut devenir technique. Une bonne connaissance de ce que l'on pénalise en traduction de concours est un atout, c'est pourquoi je vous conseille de lire L'anglais : comment traduire ?, Isabelle Perrin, Hachette supérieur (toutes éditions)
Pour moi c'est vraiment l'ouvrage le plus clair pour apprendre les bases de la méthodologie et des critères d'évaluation de la version, ainsi que les techniques de base.
Ensuite, il y a dans le commerce des ouvrages de versions corrigées, mais je ne pense pas qu'il y en ait spécifiquement pour la préparation du CGL. Je connais bien la version anglaise aux concours (CAPES, Agrégation) chez Armand Colin, mais le niveau est peut-être un peu élevé. Peut-être les textes de niveau 1 et 2 seulement (ils sont classés par niveau de difficulté, c'est pratique. Attention, tous ne sont pas corrigés). L'introduction est remarquable. Il se trouve assez facilement en bibliothèque.

Bon courage, vous êtes bien parties !
Bonjour bonjour,

Je suis ravie d'apprendre qu'il y a d'autres prétendants au CG anglais. Je le passerai aussi cette année avec vous. C'est une bonne idée d'avoir lancé ce sujet, j'essaierai de vous envoyer ma -sûrement laborieuse- version dans la soirée 🙂

Alors voilà :

Abandonnée à moi-même, j'aurais choisi de faire une simple licence d'anglais dans une université de province loin au nord ou à l'ouest de chez moi. J'appréciais lire des romans. J'allais vite - je pouvais en terminer deux ou trois par semaine - et faire cela pendant trois ans m'aurait parfaitement convenu. Mais à l'époque j'étais considérée comme une sorte de bizarrerie de la nature- une fille qui s'avérait avoir un talent pour les mathématiques. Je n'étais pas intéressée par la matière, j'y prenais peu de plaisir, mais j'appréciais être première, et y parvenir sans trop de travail. Je connaissais les réponses aux questions avant même de savoir comment j'y étais arrivée. Pendant que mes amis luttaient et calculaient, j'obtenais une solution par un ensemble d'étapes abstraites qui étaient d'un côté visuelles et d'un autre côté un simple pressentiment de ce qui était juste. Il était difficile d'expliquer comment je savais ce que je savais. Evidemment, un contrôle de maths me demandait bien moins d'efforts qu'un en littérature anglaise. Et dans ma dernière année, j'étais capitaine de l'équipe d'échec de l'école. Tu dois exercer une certaine imagination historique pour comprendre ce que représentait, pour une fille ces temps-ci, de se déplacer dans une école de quartier et frapper depuis son perchoir un espèce de condescendant et arrogant morveux de garçon. Néanmoins, maths et échec, en même temps que le hockey, les jupes plissées et le chant d'hymnes, je les considérais comme de simples trucs d'école. J'ai reconnu qu'il était temps de mettre de côté ces choses futiles quand j'ai commencé à songer à candidater pour l'université. Mais je l'ai reconnu sans ma mère.

Je me suis mise en condition, je n'ai utilisé ni dictionnaire ni traducteur, et me suis efforcée à ne pas jeter de coup d'oeil à vos travaux, histoire de voir ce que pourrait valoir une version digne du jour-j.

Bon, il y a plusieurs passages dont je suis assez peu certaine :

-"a set of floating steps" : je l'ai traduit par "un ensemble d'étapes abstraites", je crains m'être un peu égarée du sens de "floating", seulement je me représentais quelque chose qui défilait devant ses yeux, quelque chose qui n'est pas concret justement. Qu'en pensez-vous ? En plus, le traduire par "flottantes" m'aurait un peu dérangé, mais aurait peut-être eu le mérite d'être plus proche du texte.

-"you must exercise some historical imagination" : je ne sais pas si ce passage est une tournure idiomatique dont je n'ai pas connaissance, mais dans le doute, j'ai préféré me coller au texte plutôt que tenter des extravagances. Du coup, c'est sûrement un peu lourd.

-"condescending smirking squit of a boy" : je n'ai absolument aucune idée de ce que peut être le sens littéral de "squit", j'ai essayé d'extrapoler… Pour le coup, ça doit donner quelque-chose d'extravagant.

-"I reckoned it without my mother" : j'ai tenu à garder le même mot que j'avais utilisé dans la phrase précédente. L'auteur l'a réutilisé pour donner un effet stylistique, j'imagine que nous sommes censés faire pareil. Pourtant la phrase me gêne, je ne sais trop pourquoi.

PS : A un moment, j'ai encadré une proposition entre virgules pour faciliter la lecture. Seulement cette ponctuation n'était pas dans le texte original. Vous pensez que rajouter de la ponctuation peut être préjudiciable ?
Bonjour,

Quelques petites suggestions de tournures que je n'ai pas vues dans vos propositions :
"Left to myself I would have chosen to do a lazy English degree"
Si ça n'avait tenu qu'à moi / si on m'avait laissé faire (je pense que left to myself est une conditionnelle dont le if est élidé)
I enjoyed reading novels.
Je pense que « j'adorais » est trop fort. To enjoy c'est simplement aimer, apprécier.
I could get through two or three a week
Dévorer me semble être une surtraduction. Elle dit simplement qu'elle pouvait en terminer deux à trois par semaine, l'idée de voracité n'est pas dans l'original, même si on peut supposer qu'elle était avide de lecture.
I was considered something of a freak of nature
J'étais considérée comme… me paraît trop proche de l'anglais et pas assez naturel en français. Personnellement j'écrirais plus naturellement « on me voyait comme " ou « j'étais perçue comme ».
I wasn’t interested the subject
Souvent interested in se traduit mieux par une forme active en français. Cette matière ne m'intéressait pas / ce n'était pas une matière qui m'intéressait.
I reckoned it was time to put away these childish things
Attention à "j'ai réalisé" (que quelqu'une a utilisé pour traduire reckon, c'est un anglicisme pour les puristes, et il y en a parfois parmi les profs…
En plus reckoned me semble moins fort, c'est plutôt « je me suis dit ». Au présent il équivaut souvent à "j'imagine que" et exprime une affirmation dont le niveau de certitude est assez faible, ou une intention peu ferme.
when I began to think about applying to university
Attention aussi à candidater, qui est condamné par l'Académie. Postuler, présenter sa candidature, ou tout simplement s'inscrire à (quand il n'y a pas d'examen d'entrée).
expectolomora a écrit :"a set of floating steps that were partly visual, partly just a feeling for what was right" où j'ai, cette fois, essayé de proposer une traduction qui me semble peu convaincante.
En tout cas c'est ma préférée des trois propositions qui ont été faites.
You must exercise some historical imagination to understand what it meant
Il faut éviter de rendre cette deuxièmen personne en anglais par la deuxième personne, surtout du singulier, en français. À la limite un "vous" (qui pourrait passer si l'auteur s'adresse à ses lecteurs directement, mais rien ne le prouve ici, sans contexte), mais dans l'idéal il vaut mieux une tournure impersonnelle en français. Il faut faire un saut dans le temps (j'aime bien cette solution de saut dans le temps, qui permet d'éviter cette histoire d'imagination historique qui manque un peu de naturel en français).
Amelie1 a écrit :-"a set of floating steps" : je l'ai traduit par "un ensemble d'étapes abstraites", je crains m'être un peu égarée du sens de "floating", seulement je me représentais quelque chose qui défilait devant ses yeux, quelque chose qui n'est pas concret justement. Qu'en pensez-vous ? En plus, le traduire par "flottantes" m'aurait un peu dérangé, mais aurait peut-être eu le mérite d'être plus proche du texte.
Flou pour floating comme l'a proposé Expectolomora me paraît idéal. Abstrait me paraît renvoyer à une autre notion : ce qui est abstrait n'est pas forcément incompris, or l'auteur explique justement ne pas trop savoir comment elle s'y prend.
-"I reckoned it without my mother" : j'ai tenu à garder le même mot que j'avais utilisé dans la phrase précédente. L'auteur l'a réutilisé pour donner un effet stylistique, j'imagine que nous sommes censés faire pareil. Pourtant la phrase me gêne, je ne sais trop pourquoi.
C'est vrai qu'il aurait été idéal de pouvoir préserver la répétition (et il y a peut-être une tournure qui le permet, mais je n'ai aucune bonne idée qui me vient sur le coup), mais reconnu ne va pas, et je comprends de cette phrase qu'elle avait "oublié" que sa mère aurait son mot à dire. Donc "c'était sans compter ma mère" (et non "sur ma mère" car le "sur" change complètement le sens) rend exactement le sens de l'original, et il faut toujours que le sens prime la forme. Si on peut maintenir l'effet de style c'est la cerise sur le gâteau, mais au prix du sens, non.

De manière générale, je trouve que ce texte présente une structure logique très claire, avec un enchaînement dans les idées qui saute aux yeux. Dans un tel cas il est utile de prendre le temps de se demander quel est le message que veut faire passer l'auteur, quelle est l'idée qu'il exprime à chaque phrase, chaque paragraphe. Ça permet non seulement d'éviter les contresens, mais aussi de faciliter la réexpression en français, puisqu'on comprend vraiment ce que l'auteur a voulu dire, et pas seulement les mots qu'il a employés.

Un autre petit conseil, même si je ne sais pas dans quelle mesure il est applicable en situation d'examen : il est toujours profitable de faire une pause entre la fin de la traduction et la relecture finale. Se vider l'esprit, oublier le texte, penser à autre chose, et revenir ensuite à sa propre traduction, avec un regard neuf, libéré de l'influence de l'original anglais (qu'il ne faut plus consulter à ce stade) : les lourdeurs éventuelles du français seront bien plus apparentes et des tournures plus naturelles vous viendront à l'esprit.
Merci beaucoup pour toutes vos remarques, car, maintenant que vous le dites, certaines choses paraissent évidentes. Je pense avoir manqué de recul effectivement, et me suis bornée à du simple mot à mot ce qui fait que le texte est dénaturé.
Comme vous l’avez dit, y revenir plus tard m’aurais sûrement aidée. Je relis ma version le lendemain, et je peux constater que certains passages font mal aux yeux.