ENS Lyon - Admission master Asie orientale et contemporaine sur dossier

La filière littéraire

11 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour à tous,

Je suis actuellement en deuxième année de double-licence Histoire et Science politique à Paris 1 et j'ai récemment découvert l'admission sur dossier à l'ENS Lyon en Licence 3/Master Asie orientale et contemporaine. J'aimerais vous soumettre mon cas pour savoir si j'ai une chance d'être reçu parce que j'en sais très peu sur les attentes de l'ENS Lyon.

J'ai finis ma première année de double-licence 15,2 de moyenne (mention bien) en étant relativement bien classé. Mon premier semestre de L2 a été plus compliqué (pour des raisons de planning et d'administration) et je pense avoir de moins bons résultats bien que corrects. Je fais du théâtre en activité extrascolaire. Pour améliorer mon dossier, j'ai également postulé à un échange de 6 mois avec une université japonaise en L3, la Waseda university. Pour cela j'ai passé le TOEFL avec un score de 107 et j'étudie le japonais et le vietnamien.

En revanche ma fac est fréquemment soumise à des blocages et je voudrais savoir si cela impacte beaucoup mes chances d'admission.

Enfin, je me posais quelques questions sur l'admission sur dossier. Est ce que les étudiants admis sur dossier ont le statut de normalien ? Qu'est ce que cela signifie exactement ? Le site internet laisse entendre que le cursus dure 4 ans. Est ce pour nous laisser la possibilité de passer l'agrégation ou pour personnaliser les études ?

Je m'excuse d'avance pour la longueur du message mais je me pose beaucoup de questions sur le diplôme !

Je vous remercie d'avance pour l'attention que vous porterez à ce message et je vous souhaite un bon week end !
Est ce que les étudiants admis sur dossier ont le statut de normalien ?
Non.
Est ce que les étudiants admis sur dossier ont le statut de normalien ?

Non.
Alors, à l'ENS Ulm, oui. Mais le statut d'étudiant normalien, pas d'élève normalien. Donc pas le salaire, pas le logement et pas les contrats doctoraux. Ca doit être sensiblement proche à l'ENS Lyon, j'imagine.
Il y a maintenant quelques logements et contrats doctoraux pour les étudiants à Ulm (mais en contingent limité, avec une pré-sélection).
Mais le statut d'étudiant normalien, pas d'élève normalien. Donc pas le salaire...
C’est ce que je voulais dire.
On passe toujours un concours pour être élève normalien, non ?
Arthur a écrit :Il y a maintenant quelques logements et contrats doctoraux pour les étudiants à Ulm (mais en contingent limité, avec une pré-sélection).
Pour préciser un peu cette réponse, il n'y a pas "quelques logements" pour les étudiants à Ulm, mais ils participent à la procédure d'attribution des chambres des internats exactement au même titre que les élèves depuis quelques années. En revanche, ils sont toujours fort peu avantagés pour ce qui est des contrats doctoraux. Cela dit, je ne sais pas du tout ce qu'il en est à Lyon (donc ce message ne doit pas tellement intéresser la personne qui a créé ce sujet, désolée !).
Merci pour la précision. Pour les contrats doctoraux, si j'ai bien compris, il y a actuellement un contrat par département d'études réservé aux étudiants. Le seul avantage d'être étudiant plutôt que normalien, c'est de ne pas signer d'engagement décennal, notamment pour ceux qui ne se destinent pas forcément à des carrières académiques et universitaires.
Le seul avantage d'être étudiant plutôt que normalien, c'est de ne pas signer d'engagement décennal,
Et bon sang, qu'est-ce que dix ans, quand on en a dix-neuf, et que les années d'études sont comprises dans l'engagement décennal ?
Il fut un temps où l'ENS a pu être pour une minorité, je dis bien une minorité, d'étudiants brillants issus de milieux "mal dotés" comme on dit, un ascenseur social. C'est essentiellement le traitement reçu pour étudier dans les meilleures conditions qu'ils visaient pour réaliser leur projet d'enseigner. Pas d'argent, pas d'études en accord avec leur capacités.
Cette minorité ne vivait pas l'enseignement dans le secondaire comme un ratage, mais comme une ascension sociale, contrairement à des camarades issus d'un milieu social déjà fortement doté, et qui nourrissaient d'autres ambitions, qu'ils pouvaient réaliser grâce à des relations auxquels les premiers n'avaient pas toujours accès.
Je viens de jeter un oeil sur une étude qui me paraît intéressante sur ce point.
https://revue.biens-symboliques.net/112
Merci pour vos réponses, je comprend un peu mieux.

Je n'aurais pas été dérangé par l'engagement décennal dans la mesure où je comptais de toute façon m'engager dans l'enseignement. Même si c'est dommage de ne pas bénéficier des avantages que vous avez cité, l'enseignement à lui seul m'intéresse déjà.

En revanche, même si l'on est pas ne dispose pas du statut de normalien, quelle est la reconnaissance du diplôme que l'on obtient dans le monde professionnel/académique ?
Laoshi, il faut croire que l'enseignement n'est plus perçu par une partie des normaliens élèves ou étudiants comme un débouché enviable, pour mille raisons dont certaines sont effectivement citées dans votre message. Pour nuancer un peu, je dirais que parmi les personnes que je connais et qui souhaitent éviter à tout prix l'enseignement, il y a bien sûr des jeunes gens issus de classes sociales très favorisées, mais aussi quelques-uns de ceux qui constituent des exceptions dans le recrutement de l'ENS et qui viennent de classes populaires. Ces derniers peuvent considérer, à tort ou à raison peu importe, que l'enseignement (mais même la recherche d'ailleurs) ne comblera pas, ni en termes de revenus ni en termes de reconnaissance, les nombreux sacrifices consentis pour mener des études longues alors que leur condition sociale n'en faisait pas une évidence, l'inconfort de leur situation de transfuge etc. Je comprends que l'on puisse trouver cela surprenant, voire désolant, mais j'imagine que la perception du métier (encore une fois, aussi bien celui d'enseignant que celui d'enseignant-chercheur) et les conditions objectives de son exercice sont pour beaucoup dans cette situation !

Chris9 : le diplôme de l'ENS est l'équivalent d'un grade master et est donc reconnu comme tel. Il n'est probablement indifférent pour personne que ce diplôme soit obtenu dans une ENS. Difficile de dire si le statut d'étudiant et le statut d'élève sont distingués par les recruteurs du privé comme du public, mais probablement pas (ne serait-ce que parce qu'il est assez clair que personne en-dehors d'un tout petit monde n'y comprend rien) : il me semble que la différence principale réside dans les conditions matérielles d'existence des uns et des autres durant leurs études, mais la formation est la même !
Bonjour Chris,

Tout d'abord, bravo pour ton admission !

Je suis étudiant à l'ENS, en CPES Lettres pour cette année. J'habite dans la résidence de l'ENS et j'étais en colocation avec une étudiante en Master Asie Orientale et Contemporaine.

Donc pour te répondre, tu n'as pas le statut de normalien élève, ni celui de normalien étudiant mais le statut d'auditeur. Je ne peux pas te répondre pour la suite mais quand ta candidature est retenue pour ce master, elle est seulement pour ce master là donc je ne pense pas que tu peux prétendre passer l'agrégation à l'ENS après. Je sais juste que mon amie était encadrée au 1er semestre avec des cours assurés par l'IAO. Ensuite, elle part au 2nd semestre en stage.

Bien cordialement,