Les débouchés de l’ENS

La filière littéraire

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J'ai du mal à cerner vos arguments, désolé…

L'X a gardé son statut, oui, mais les débouchés des élèves officiers ont beaucoup fluctué, bien plus qu'à Ulm : https://fr.wikipedia.org/wiki/École_polytechnique_(France)#/media/File:Répartition_Sortie_Polytechnique_1794-1966.svg
En fin de scolarité là-bas, il y a a) un classement de sortie et b) des écoles d'application. Pas grand-chose à voir avec la situation de l'ENS. Ailleurs, à l'École des chartes, les archivistes-paléographes bénéficient d'un concours réservé à l'ENSSIB.

Une des spécificités de l'ENS, c'est justement de ne pas avoir de débouchés pré-déterminés. Bien sûr qu'on peut faire de la recherche hors de ses murs. Tout comme on peut passer l'agrégation ailleurs.

Actuellement, la raison d'être de l'École, c'est la recherche, beaucoup plus que l'agrégation (il n'y a pas que les lettres, ni même que les sciences humaines à l'École… il y a des médecins par exemple). Et si la qualité de la recherche produite par l'ENS n'est pas au rendez-vous, eh bien il faudra remettre en question certaines choses, peut-être jusqu'à son existence (je ne crois pas le jour venu). La Cour des comptes avait déjà fait des propositions, qui n'ont été que partiellement implémentées : https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/EzPublish/Ecoles_normales_superieures.pdf

Croyez-vous vraiment qu'on entre à Normale avant tout pour y devenir fonctionnaire ? Non, du moins ce n'était pas mon cas. Pas plus qu'on entre à l'X pour y devenir militaire, en général.
Croyez-vous vraiment qu'on entre à Normale avant tout pour y devenir fonctionnaire ? Non, du moins ce n'était pas mon cas.
Après t'avoir lu, je n'en doute plus un instant.

Merci pour l'article de la Cour des comptes (2012).
J'en retiens entre autres (en ce qui concerne la paille que représente comme tu me le faisais remarquer le traitement des élèves au regard de ce qu'il coûtent):
2.Une évolution nécessaire du statut et du mode de rémunération des élèves
Le statut d’élève fonctionnaire stagiaire des normaliens – appellation d’ailleurs relativement impropre s’agissant d’étudiants qui n’ont pas encore passé de concours de recrutement de la fonction publique et qui se désengagent massivement de ce qui était leur concours de vocation, l’agrégation - appelle une réflexion de fond.
La désuétude de l’engagement décennal tient notamment à la dilution des responsabilités entre les écoles et le ministère. Dès lors que le budget de rémunération des normaliens sera dévolu aux écoles, l’ensemble des responsabilités en la matière devrait leur être dévolu. On peut en espérer une amélioration du suivi de l’engagement décennal après l’achèvement de la scolarité des élèves, la démission en cours d’étude devant toujours faire intervenir le ministère pour déclarer par arrêté l’élève démissionnaire. Dans ce dernier cas aussi, une dévolution de l’ensemble des responsabilités aux écoles serait souhaitable, que le directeur prenne les arrêtés par délégation du ministre ou que la nomination des élèves soit remplacée par la signature d’un contrat de droit public au niveau de chaque école.
Cependant, même en présumant que ce nouveau partage des responsabilités pourra améliorer le suivi de l’engagement décennal, le mode actuel de rémunération des élèves suscite plusieurs séries de questions.
Sa justification n’est pas d’ordre social : de ce point de vue, elle est anti-redistributive compte-tenu de la sociologie des élèves, qui ne les différencie pas en moyenne de celle des étudiants des autres grandes écoles.