Essai critique sur Pline l’Ancien

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je viens de finir d'écrire mon essai critique sur Pline l'Ancien. J'aimerais avoir n'importe quel commentaire s'il vous plait. Tout vos commentaires m'aident à améliorer mon texte.

Voila, merci d'avance :
Il y a exactement 1995 ans naissait Gaius Plinius Secundus dans le nord de l’Italie. Plus connu sous le nom de Pline l’Ancien, il a longtemps été considéré comme un grand écrivain et naturaliste de l’Antiquité. Avant de périr lors de la célèbre et funeste éruption du Vésuve qui anéantit Pompéi en l’an 79 de notre ère, il rédige une encyclopédie colossale intitulée Histoire Naturelle. Comprenant 37 volumes, l’encyclopédie rassemble le savoir de son époque sur les sciences naturelles, l’astronomie, la psychologie et bien plus. Cet ouvrage est le seul qui nous est parvenu et que l’on connait de l’auteur. Dans le chapitre « Le monde et la terre », il décrit différents concepts d’astronomie et certains phénomènes naturels. Après avoir lu ce chapitre, il me semble qu’Émile Littré, traducteur de l’œuvre de Pline l’Ancien en français, avait raison d’affirmer que « les notions scientifiques […] lui font défaut partout ». Effectivement, nonobstant divers extraits qui démontrent une certaine vérité à l’égard de différents concepts scientifiques, Pline s’éloigne généralement de la réalité pour se reposer sur des superstitions qui irriteraient les lois de la physique. Par ailleurs, il explique de façon fantaisiste les caractéristiques de la Terre et considère certains phénomènes comme des outils de prédiction du futur.

D’aucuns pourraient penser qu’Émile Littré est trop sévère à l’égard de Pline l’Ancien puisque l’œuvre est parsemée de quelques faits scientifiques aujourd’hui rationnellement prouvées. Effectivement, il a irréfutablement raison lorsqu’il s’exprime à propos du son et de la lumière en affirmant que cette dernière est plus rapide que le son : « Il est certain que, bien que l’éclair et le tonnerre soient simultanés, l’éclair se voit avant que le tonnerre ne s’entende. Cela n’est pas surprenant; car la lumière est plus rapide que le son . » L’affirmation de Pline à l’égard de la vitesse de la lumière est exacte. « Nous savons aujourd'hui que dans le vide, la vitesse de la lumière est de l'ordre de 300 000 000 [m/s] » et qu’elle est une constante physique universelle importante dans le monde des sciences. Cette vitesse est la vitesse maximale que peut atteindre n’importe quelle forme de matière ou d'information dans l'univers. Pline mentionne aussi que la Terre fait un tour sur elle-même en 24 heures : « Cette sphère […] exécute sa révolution avec une vitesse indicible de vingt-quatre heures ». Cette information est tout à fait cohérente avec les approximations modernes. Le temps que met notre planète pour faire une révolution complète est situé entre 23 h 59 min 39 s et 24 h 0 min 30 s dépendamment de la période de l’année. Manifestement, la science ne semble pas avoir de secrets pour Pline. Les extraits de son œuvre démontrent que l’écrivain de l’Antiquité avait conscience du monde dans lequel il vivait et des éléments scientifiques qui l’entouraient. On pourrait alors croire que Littré s’est montré un peu trop sévère dans son jugement.

Toutefois, il s’avère que l’opinion de Littré envers Pline est justifiable, particulièrement lorsque ce dernier s’exprime à propos des caractéristiques de la Terre. En effet, nul besoin de chercher longtemps dans le texte pour tomber sur des informations qui paraissent un peu controuvées. C’est lorsqu’il parle de la découverte des dimensions de notre planète que la science semble avoir quitté l’esprit de l’auteur :
Ces femmes […] trouvèrent, dit-on, dans son tombeau une lettre écrite au nom de Dionysodore et adressée aux gens de ce monde-ci. La lettre disait que de son tombeau il était arrivé au plus bas de la terre, et qu’il y avait jusque-là 42000 stades. Il ne manqua pas de géomètres qui expliquèrent ainsi la chose : la lettre avait été envoyée du milieu de la terre. […] Le calcul qui en résulta leur fit proclamer que le pourtour de la terre était de 252 000 stades .
Dans cet extrait, Pline nous révèle sa version de la découverte du pourtour de la terre. D’après lui, un homme décédé aurait voyagé de son tombeau jusqu’au centre de la planète et aurait fait parvenir à la surface les mesures du rayon. Sans aucun doute, cette histoire est fausse. D’ailleurs, c’est bien avant la naissance de Pline qu’Ératosthène fait le calcul de la circonférence de la terre d’une façon plus rationnelle et mathématique: « En 200 avant J.C., Ératosthène a même réussi l’exploit de calculer la circonférence de la Terre à quelques centaines de kilomètres près, puisqu’il l’estima à 39 375 km, alors que la valeur actuellement admise est autour de 40 070 km [.] » La géométrie euclidienne et quelques observations suffisent à estimer la circonférence de la Terre. En effet, la théorie des angles alternes-internes est ce qui a permis à Ératosthène d’évaluer le pourtour de la planète sur laquelle on vit. Les propos de Pline ressemblent à des légendes basées sur des impossibilités biologiques et physiques. En évoquant un voyage au centre de la terre et une lettre écrite par un homme mort, l’auteur perd sa crédibilité. Pour cette raison, Littré a tout à fait raison dans ses propos.

De surcroît, Émile Littré a eu raison d’affirmer que les notions scientifiques font défaut à l’auteur puisque celui-ci considère à tort que les comètes sont un outil permettant de prédire l’avenir. D’après ses dires, les comètes sont des astres porteurs de mauvais présages. Il explique dans l’extrait qui suit quelques évènements funestes reliés, selon lui, à l’influence des comètes :
[Les comètes] ne se contentent pas de légères expiations, témoin les troubles civils sous le consulat d’Octavius, et derechef la guerre de Pompée et de César; témoin encore, de notre temps, l’empoisonnement qui fit succéder Domitius Néron à l’empereur Claude; témoin enfin le règne de ce prince, durant lequel l’influence en fut presque continuelle et funeste .
Pline nous fait part de superstitions qui sont de nos jours dépassées. Il s’oppose à la science moderne qui n’explique les phénomènes naturels que par des faits, des calculs et des preuves rationnelles. En effet, les comètes « sont des corps orbitant autour du soleil à des milliards de kilomètres et qui déséquilibrés par des champs magnétiques ou des effets de gravitation des étoiles proches, plongent vers le soleil et deviennent visibles. » Nous savons aujourd’hui que l’apparition périodique des comètes dans le ciel est simplement due à leur orbite et à l’influence des champs de force de certains autres corps célestes. Ces faits permettent même aux scientifiques de calculer assez précisément le moment où une même comète sera visible dans le ciel. Les comètes ne choisissent donc pas de nous prévenir d’un malheureux évènement. Ce sont seulement des corps célestes qui suivent la trajectoire de leur orbite. Comme Pline, certains superstitieux pensaient encore il y a quelques années que les comètes étaient de mauvais augure. « Ainsi lors du passage de la comète Hale-Bopp en 1997, une secte connue disait qu'elle annonçait la fin du monde pour l'an 2000 ». Pourtant, en 2018, il appert que l’humanité est toujours présente et aucune fin du monde n’a été répertoriée en l’an 2000. Bref, Littré a raison de dire que les notions scientifiques font défaut à l’auteur.

Pour conclure, on peut être tenté de croire qu’Émile Littré est trop sévère dans ses mots envers Pline, puisque celui-ci exprime souvent des théories scientifiques réels. Toutefois, l’auteur d’Histoire naturelle est souvent attiré vers des explications farfelues qui ne tiennent pas la route. La circonférence de la Terre aurait pour origine un voyage au centre de la Terre et les météorites annonceraient de tragiques incidents. Pour ces deux dernières raisons, Littré a raison d’affirmer que « les notions scientifiques […] lui font défaut partout ». Populaire, mais peu fiable, l’œuvre de Pline l’Ancien est à lire au second degré. Il reste à voir si son fils adoptif, Pline le Jeune, est plus instructif dans ses œuvres.

C'est superficiel et mal conçu : donner des arguments contradictoires ne doit pas aboutir… à se contredire.
Ce n'est pas une étude, mais un semblant de dissertation dont rien ne ressort.