Bonjour à toutes et à tous,
Comme Victor Hugo était à l'affiche la semaine passée avec notamment la série mettant en scène une partie de sa vie politique, je me suis replongé dans ses différents discours.
Une formulation m'a interpellé dans le discours "Détruire la misère" (https://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/grands-moments-d-eloquence/victor-hugo-9-juillet-1849) :
Comme Victor Hugo était à l'affiche la semaine passée avec notamment la série mettant en scène une partie de sa vie politique, je me suis replongé dans ses différents discours.
Une formulation m'a interpellé dans le discours "Détruire la misère" (https://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/grands-moments-d-eloquence/victor-hugo-9-juillet-1849) :
Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l'émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n'ayant pour lits, n'ayant pour couvertures, j'ai presque dit pour vêtement, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures s'enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l'hiver."J'ai presque dit" est une expression que je n'avais jamais entendue - du moins pas dans ce sens. Par quelle formule la remplaceriez-vous ? Je pensais à un plus classique "voire même", mais je ne suis pas totalement convaincu. J'ai l'impression que le "j'ai presque dit" de Victor Hugo donne un ton encore plus grave au dernier élément de la liste, bien plus que voire même qui semble simplement annoncer un élément qui, de manière plus générique, détonne à côté des autres.



